Critique de La Planète des Singes : Les Origines de Rupert Wyatt

Presque 2 mois après mon petit séjour à Los Angeles j’ai enfin vu La Planète des Singes : Les Origines.

Alors que beaucoup de personnes craignaient le résultat à cause d’une promo exclusivement basée sur les effets spéciaux de WETA, cette expérience ne m’a jamais fait douter de la qualité du film. Il faut dire que rencontrer et entendre le réalisateur, producteur et personnalités du Studio parler avec enthousiasme du film aide à te faire apprécier ce que tu vas voir. Pourtant le film pouvait faire peur d’une part parce qu’il est réalisé par un réalisateur ayant seulement deux films à son actif sortis directement en DVD et d’autre part parce que ce film arrive après le massacre de Tim Burton sur la Saga.

Sur le premier point j’ai vite été rassuré lors de la rencontre avec Rupert Wyatt. On sentait ce dernier vraiment investi dans le projet, il a effectué un vrai travail de recherche sur les chimpanzés, leur mode de vie et s’est également aidé de vidéos montrant que les singes sont plus intelligents qu’on ne le pense (souvenez vous de cet article). Et cet investissement se retrouve totalement dans le film, on n’a pas, là, un réalisateur se contentant du strict minimum, il y a là un véritable cheminement, un développement sur tout son travail jusque là effectué. On sent vraiment une maîtrise du sujet. Je pense notamment aux plans dans la rue en contre plongée sur les arbres donnant cette dualité ville/jungle.

Sur le deuxième point j’ai envie de dire, est-ce bien difficile de faire mieux que La Planète des Singes de Tim Burton ? Non. Et Les Origines, je l’espère, risque de bien vite faire oublier ce ratage.

La Planète des Singes : Les Origines raconte comment Will (James Franco), à l’aide d’expérience sur des singes, veut créer un traitement pour vaincre la maladie d’Alzheimer dont est atteint notamment son père (John Lithgow). Il découvre alors non seulement que le traitement fonctionne mais également qu’il augmente de façon radicale l’activité cérébrale du sujet. Will va alors s’apercevoir que le bébé chimpanzé d’un des singes va développer une intelligence remarquable. Mais se sentant trahi par l’espèce humaine il va alors mener une lutte contre cette dernière.

La saga utilisant jusque là des costumes pour les singes, la grosse révolution de ce film se trouve dans la performance capture. Puisque le film s’intéresse aux origines cette technologie a eu pour mission de rendre les singes crédibles et réalistes, là ou les costumes paraissaient obsolètes. Evidemment il fallait que la technologie soit assez avancée pour ça et c’est là que WETA rentre en jeu après son formidable travail sur Avatar. Ce réalisme ressort au travers du formidable travail d’Andy Serkis jouant Caesar. Si les effets numériques rendent ce dernier crédible c’est définitivement l’acteur qui fait de Caesar un être véritablement réaliste. Andy Serkis donne au chimpanzé de véritables émotions et on se prend à s’attacher à cet être pourtant purement synthétique.

A coté de ça il y a une vraie alchimie entre Caesar et le père de Will. Les scènes montrant ces deux là sont très émouvantes et on croit réellement à cet attachement entre ces deux êtres.

Concernant les autres acteurs, j’ai trouvé James Franco bien dans son rôle de scientifique voulant tout faire pour sauver son père de sa maladie. Mais l’acteur paraît tout de même un brin nonchalant, l’impression qu’il n’était pas à son maximum dans son rôle. Et pourtant j’adore James Franco mais je trouve qu’il était tout de même en dessous d’un émouvant John Lithgow et impressionnant de justesse (on a l’habitude avec lui) dans le rôle du père. Il est d’autant plus dommage que les rôles secondaires ne semblent être là que pour faire le nombre. Tom Felton semblant plus impliqué tout de même que Freida Pinto.

Il est intéressant de voir que le film montre, au delà de la révolte des singes, que l’humanité apporte sa propre perte par vanité, égoïsme, profit, suffisance, etc… Tout ces jolis mots incarnés dans le film par la société où travaille Will : Genesys. Tout ce qui arrive, arrive par la propre main de l’homme.

N’ayant jamais vraiment douté de la réussite du film j’ai pris un réel plaisir durant ces 2 heures du long métrage. L’histoire qui peut paraître simple au premier abord cache véritablement une réflexion sur l’action des hommes et ses conséquences. Le film parvient même à nous donner deux ou trois scènes clairement jouissives. Il réussi un parfait équilibre entre action, narration intelligente et émotions.

Romain

Bande-Annonce de Rise of the Planet of the Apes et Artworks

affiche rise of the planet of the apes poster

Nous n’avions encore eu qu’une seule image du film Rise of the Planet of the Apes, difficile donc de croire que le film sortira en Août ! Alors histoire de rassurer les sceptiques dont nous faisons partie, la Fox a enfin dévoilé un teaser trailer du film

En cadeau bonus voici 8 artworks plutôt explicites quant à l’ambiance du film.

Le pitch revient à l’origine de la prise de pouvoir des singes, le basculement. Le film sera donc une sorte de chaînon manquant entre le présent humaine et le futur reigne des singes.

Le casting est assez sympa entre James Franco, Freida Pinto, John Lithgow, Brian Cox, Tom Felton et Andy Serkis, mais mes doutes viennent surtout du réal Rupert Wyatt et aussi de la grosse mention Avatar sur l’affiche, qui montre un réel manque d’argument à mon avis.

Reste à espérer que la Fox ne va pas tuer une franchise de plus et que ce nouvel opus de la saga de La Planète des Singes sera plus inspiré que la version Burton.