Le Cinéma se met au Parfum

Ce n’est pas un phénomène nouveau, mais ces dernières semaines, ça s’est amplifié : le luxe et le cinéma s’entendent à merveille.

Avec ces trois exemples, on atteint un paroxysme. Ils reprennent clairement et directement tous les codes du cinéma : on parle de « film publicitaire », de date de sortie, de grands réalisateurs, des acteurs principaux, le vocabulaire (trailer, director’s cut, making-of, version longue, etc.) sans oublier de soigner la bande-originale.

Voici donc les derniers « films » en date avec derrière la caméra Martin Scorsese, Guy Ritchie et Frank Miller, ainsi que quelques bonus.

Chanel est une marque qui vient souvent chercher des réalisateurs de ciné, après Luc Besson ou plus récemment Jean-Pierre Jeunet, l’enseigne a fait très fort en engageant Martin Scorsese himself, accompagné de Gaspard Ulliel. Voici donc le film « Bleu » en version longue et son Making Of :

La suivante est signée Guy Ritchie dont le style cinématographique est déjà très marqué par la publicité. Intitulée Un Rendez-Vous, cette publicité pour Dior Homme est interprétée par Jude Law et Michaela Kocianova sur une musique de MUSE – Exogenesis: Symphony Part 1 (Overture).

La dernière tape dans le bling-bling avec Gucci Guilty de Frank Miller qui ressort ses fonds verts pour y coller Evan Rachel Wood et Chris Evans. A défaut de la pub complète qui ne sort que 12 septembre, je vous montre le trailer et le making of.

La campagne Gucci est plus complexe que cela et très axée sur internet et Facebook. Mais le film reste classique en reprenant comme les précédents les codes du cinéma et de gros moyens financiers. Le seul problème actuellement étant que l’on frise l’overdose car en ce moment, on ne peut pas y échapper, même sur Filmgeek.

[Concours] Sherlock Holmes : Gagnez un lecteur Blu-Ray, des DVD et des T-Shirts

Packshot DVD SHERLOCK HOLMES HD

A l’occasion de la sortie du film Sherlock Holmes en DVD et Blu-ray le 3 juin 2010, Filmgeek en partenariat avec Warner Bros. France vous propose une enquête digne du grand détective avec à la clef : 1 lecteur Blu-ray, 30 t-shirts et 20 DVD de Sherlock Holmes version Guy Ritchie et Robert Downey Jr. !

Le jeu est simple : trouver le mot-clef grâce à un jeu de piste parmi 7 blogs où ont été semés 7 indices. Une fois l’énigme résolue, il suffit de se rendre sur cette page et de rentrer le mot magique : http://whvwidget.com/competitions/sherlockholmes/fr/

Et avant de vous donnez mon indice et la liste des blogs partenaires, voici un petit bonus vidéo présent dans le DVD/Blu-ray et qui, je l’espère vous donnera l’eau à la bouche ! 🙂

Voilà l’indice Filmgeek :
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Critique de Sherlock Holmes de Guy Ritchie

affiche sherlock holmes poster

Sherlock Holmes, un film de Guy Ritchie, le 3 février au cinéma.

Exit Bella et Edward, Jack Sully et Neytiri, le plus beau couple de ces derniers mois au cinéma, c’est Holmes et Watson. Ça tombe bien, puisque qu’entre I love you, man (sorti récemment en dvd) et I love you Philip Morris (bientôt au cinéma), les couples masculins ont la vedette. Un peu plus qu’une bromance, un peu moins qu’un amour fou, le film de Guy Ritchie met tout de même le ton : Watson doit « quitter » Holmes pour se marier avec sa fiancée Mary. Le détective ne l’entend pas de cette oreille et tente par tous les moyens de le retenir auprès de lui, dans leur petite routine au 221b Baker Street. Pour cela, quoi de mieux que de se plonger dans une nouvelle enquête, comme celle de la possible « résurrection » du Lord Blackwood, pourtant officiellement constaté mort par Watson lui-même.

En y regardant bien, tout le rythme du film se crée, non pas autour de l’enquête elle-même, mais autour de la relation fusionnelle qui unie Holmes et Watson. Et ça fonctionne plutôt bien, en tout cas dans la première heure, où l’on s’amuse vraiment de ce drôle de couple, des réparties plutôt cinglantes qu’ils s’envoient constamment, et de leurs regards et gestes qui révèlent une profonde affection/dépendance l’un à l’autre. C’est plutôt touchant et joli à voir, à l’image des deux acteurs, Robert Downey Jr et Jude Law exquis et irrésistibles (et sexy) dans les rôles et qui parviennent à inscrire une sincère complicité à l’écran.

Ce qui pêche finalement, c’est qu’en dehors d’eux, plus rien n’a réellement de relief, mis à part le second rôle de l’Inspecteur Lestrade (joué par l’excellent Eddie Marsan), la musique de Hans Zimmer, parfaite et la mise en scène de Guy Ritchie, efficace, qui dépoussière le mythe tout en préservant son état d’esprit original (et certaines séquences sont de véritables leçons de cinéma, retenez notamment la scène de boxe et celle de l’explosion).

Les personnages féminins (Mary Morstan, interprétée par Kelly Reilly et Irene Adler par Rachel Mc Adams) manquent de contrepoids, et Lord Blackwood (Mark Strong) aurait mérité de bénéficier d’avantage de nuances et ne convient pas tellement comme méchant ici. Il n’est pas à la hauteur de Sherlock, il semble être là uniquement comme un entrainement, en attendant le vrai affrontement avec le professeur Moriarty, futur ennemi juré de Holmes. Et ce qui fait le plus défaut, finalement, c’est l’enquête elle-même, trop classique, un peu vaine, qui n’accroche pas véritablement le spectateur. D’où un sentiment d’ennui qui peut quasiment apparaître dans la deuxième partie du récit, sans parler du climax mal ficelé et décevant, tant les enjeux dramatiques peuvent manquer de ressort. Heureusement que l’annonce d’une suite un peu plus excitante dans les dernières minutes, et le générique, très beau, permettent de sortir du film sur une note malgré tout positive.

Sherlock Holmes par Guy Richie est finalement une bonne mise en place des personnages et des lieux (belle reconstitution du Londres victorien, entre misère et révolution industrielle, apportant une ambiance assez noire à l’ensemble), mais voilà, un peu comme Batman Begins annonçait The Dark Knight, on attend à présent d’entrer dans le vif de l’action, avec un vrai méchant et une enquête à la hauteur des capacités de Holmes.

En attendant, ne vous fiez pas à la bande-annonce, plutôt déstabilisante, qui ne vend pas le film tel qu’il est vraiment : Sherlock Holmes est bel et bien un hommage plutôt fidèle au héro de Conan Doyle (je vais d’ailleurs me replonger dans les nouvelles), un divertissement qui manque parfois de souffle certes, mais avec suffisamment de finesse et d’intelligence pour le placer dans la catégorie supérieure des blockbusters.

Caro

Tuesday’s US box office report S01E02

Le dernier report date d’il y a 3 semaines et, entre temps, Avatar est sorti. Box office mojo vient de valider ses chiffres, il est temps d’en parler, à l’occasion de ce deuxième et dernier Report de la saison 1 !

Dans le top 10 après ce week end de Nöel, un mega blockbuster et 3 entrées qui réussissent à exister: Avatar, Sherlock Holmes et Alvin et les Chipmunks 2.

SamWorthingtonAvatar

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Zoom (rapide, en traveling arrière) sur Joel Silver

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Qui connaît le producteur Joël Silver ? Si je vous dit L’Arme Fatale, Piège de Cristal, Prédator, Matrix ou V pour Vendetta, ça vous rafraîchit la mémoire ? Ou alors l’ultimate, version codifiée du jeu au frisbee ? Ouais, il a co-inventé dans les années 70 !

joelsilver

Sur FilmGeek ce soir, on va parler un peu business et production, puisque les prochaines productions de Joël Silver font parler d’elles : tout d’abord Ninja Assassin, mais également Sherlock Holmes et Le Livre d’Eli.

Joël Silver a aujourd’hui 57 ans. Avant de lancer Silver Pictures en 1985, il a produit pour Fox et Paramount, notamment des films de Walter Hill et en particulier deux de ses films majeurs : Les Guerriers de la Nuit (dont Tony Scott veut faire un remake) et 48hrs.

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La Sélec du mercredi – Semaine 47

la selec du mercredi

En ce mercredi 19 novembre 2008, sortent 14 films dont encore du costaud et voici donc La de Filmgeek selon les règles afin de vous aider à faire votre choix.

Exceptionnellement, grâce au Club 300 Allociné, nous avons pu voir en avant-première plusieurs de ces films que nous vous recommandons :

Si vous êtes fan du premier ou même si vous ne l’avez pas vu : 

  • Mesrine : L’Ennemi public n°1
    De Jean-Francois Richet et avec Vincent Cassel, Ludivine Sagnier
Si vous aimez Guy Ritchie, période Lock Stock et Snatch :
  • RockNRolla
    De Guy Ritchie et avec Gerard Butler, Tom Wilkinson
Et si vous aimez les rencontres au fil de la route :
  • J’irai dormir à Hollywood
    De et avec Antoine de Maximy
Enfin, je ne l’ai pas encore vu, mais Raoul oui et c’est donc notre film de la semaine :
  • Two Lovers
    De James Gray et avec Joaquin Phoenix, Gwyneth Paltrow
Sinon, il y a aussi :
  • Musée haut, musée bas
    De Jean-Michel Ribes et avec Michel Blanc, Victoria Abril
  • Frangins malgré eux
    De Adam McKay et avec Will Ferrell, John C. Reilly
  • Home Sweet Home
    De Didier Le Pêcheur et avec Judith Godrèche, Patrick Chesnais
  • Moscow, Belgium
    De Christophe Van Rompaey et avec Barbara Sarafian, Jurgen Delnaet
  • Le Silence avant Bach
    De Pere Portabella et avec Alex Brendemühl, Féodor Atkine
  • Pièces détachées
    De Aarón Fernandez et avec Eduardo Granados, Alan Chávez
  • Bienvenue à Bataville
    De Francois Caillat et avec Jean-Marie Galey
  • La Vie et rien d’autre
    De Bertrand Tavernier et avec Philippe Noiret, Sabine Azéma
Et sans oublier deux grosses reprises :
  • Eve
    De Joseph L. Mankiewicz et avec Bette Davis, Anne Baxter
  • Excalibur
    De John Boorman et avec Nigel Terry, Helen Mirren

San Diego Comic-Con 2008 : les premiers jours

comiccon_logo 

Filmgeek, même en vacances, ne pouvait pas ne pas parler de l’event majeur de la culture geek : la Comic-Con 2008 de San Diego, rendez-vous incontournable des fans de séries, comics et films fantastiques.

Ce concentré de sous-culture est aussi une source intarissables de news sur toutes les futures productions Hollywoodiennes. Toutes les gros projets sont présents : les équipes de films rencontrent les panels de fans et leur projettent des extraits et footages exclusifs sous les cris de joie ou de colère.

Voici les principales annonces faîtes depuis le début de l’événement dans la suite d’article. Continuer la lecture de « San Diego Comic-Con 2008 : les premiers jours »