[Norvège] Flukt

Les films Norvégiens, ça a toujours un nom bizarre. Enfin souvent. Le cinéma Nordique n’arrive pas très souvent en France et pourtant quelques métrages norvégiens ont sû trouver leur chemin vers les écrans hexagonaux. Sortis sur les écrans en 2009 et 2010 respectivement, Dead Snow (Død Snø) ou Troll Hunter (Trolljegeren) ont fait parler d’eux sur le territoire Français. Dernier en date, Kon-Tiki s’est même fendu d’une performance aux Oscars. Le film de genre Norvégien se balade donc hors des frontières de ce petit pays de même pas 5 millions d’habitants.

Vendredi dernier déboulait sur les écrans locaux le nouveau film du réalisateur de Cold Prey et Le Secret de la Montagne Bleue (films assez différents il faut bien le dire), sobrement intitulé Flukt (Escape sur le circuit international).

 

Le pitch:

« Après l’épidémie de Peste Noire qui a ravagé le pays, une famille pauvre cherche un endroit où s’établir. Sur le chemin, elle se fait attaquer par une bande de tueurs sans merci. La seule survivante est Signe, une jeune fille de 19 ans gardée en otage. Elle apprend à ses dépend qu’il y a pire que la mort et que son salut ne peut venir que de la fuite. La chasse est ouverte. »

Les survivals sont peu nombreux et la perspective d’en voir un se dérouler dans les paysages durs de Norvège était bien alléchante. Malheureusement, le film de Roar Uthaug ne parvient pas à convaincre. Alors certes, la photo est jolie, les paysages atypiques, mais c’est loin de suffire pour faire un bon film.

L’argument de vente principal de la campagne marketing était la présence au générique d’Ingrid Bolsø Berdal aperçue dans la série Cold Prey, mais également dans Chernobyl Diaries et au générique du prochain Hansel & Gretel (réalisé par le Norvégien Tommy Wirkola). Vendu aussi sur la présence de Kristian Eivid Espedal plutôt connu comme front-man des groupes de Metal Gorgoroth et God Seed. Dommage pour la jeune Isabel Christine Andreasen, absente de la promo et minuscule sur l’affice alors qu’elle est pourtant au centre de l’histoire.

Le déroulement du métrage est tout à fait convenu et ne parvient pas à susciter le moindre intérêt, la faute à une mise en scène plate et une musique inadéquate largement pompée chez le Hans Zimmer de Gladiator, mais sans le brio et souvent en décalage complet avec les scènes.

Le film ne vaut donc ni par son statut de survival, ni par son origine géographique. Je ne sais pas si le film trouvera un distributeur pour les salles Françaises, mais si quelqu’un dans le biz lis ces lignes, je lui conseille fortement de choisir autre chose. Ou alors d’en faire un DTV.

J’ai fait quelques photos de la première, vous pouvez les trouver >>ici<<

Demain débute à Oslo le Festival des Films du Sud, j’essaierai de vous faire des comptes rendus réguliers vu que j’ai choppé une accréditation presse.

Armand

Envie d’écouter une BO ? Anges et Démons !

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Qui a vu Anges et Démons ?

Le film a écopé de mauvaises critiques et, vu le peu de talent littéraire de Dan Brown, j’avais déclaré forfait pour Da Vinci Code. C’est donc avec appréhension que j’ai regardé A&D en m’attendant à une bonne grosse bouse sur pseudo-fond religieux et surtout vraiment pseudo-provocateur. Au final, bonne surprise que le film de Ron Howard qui, s’il n’atteint nullement des sommets cinématographiques, remplit plutôt honorablement son rôle de divertissement.

Le DVD sort le mois prochain et je vous suggère donc d’inonder vos oreilles avec la bande originale signée Hanz Zimmer, avec le concours de Joshua Bell. Hanz Zimmer est un compositeur majeur pour les studios amériains depuis un bonne 20 d’années, il use souvent des mêmes artifices musicaux et abuse des sons synthétiques. Des fois ça marche bien notamment quand l’Allemand bossait pour Ridley Scott (Gladiator ou Black Hawk Down), d’autres fois non. Il a monté sa boîte de BO Media Venture, qui est au score ce que Bruckheimer est au blockbuster, qu’il quitta pour monter Remote Control Production. Du calibré et pas toujours très intéressant. Avec James Newton Howard, il a sû cependant donner un souffle épique aux Batman de Chritopher Nolan

Pour Anges et Démons, Zimmer s’est entouré de Joshua Bell, un des violoncellistes solos les plus reconnus du monde, artiste Sony Classical. Bell avait déjà travaillé pour le cinéma en 1998 pour le Violon Rouge et c’est avec plaisir que l’on peut profiter de son extraordinaire talent pour mettre en exergue le côté liturgique du film de Ron Howard. Zimmer, s’il n’évite pas la balourdise de son style digital (notamment des decrescendos en tonalité mineure et en syncopes), parvint cependant à trouver LE thème qui (sup-)porte le film, qu’il développe dans le morceau « 160 BPM ».

Une mauvaise BO peut ruiner un film, une BO efficace ne le trahit pas, une bonne BO le transcende. Sans atteindre des sommets absolus -on a parfois l’impression que Bell a cachetonné pour sa maison mère, le score d’Anges et Démons concourt vraiment à instaurer l’ambiance mystique qui transpire du blockbuster de Columbia.

Hanz Zimmer est nominé au Festival International de la Musique de Gand pour The Dark Knight, Anges et Démons ainsi que Frost/Nixon

Sources: beaucoup de BO achetées et update via wikipedia pour Media Ventures/ Remote Controle Productions

The Pacific

Tout le monde se rappelle de Band of Brothers, la mini série produite par Steven Spielberg et Tom Hanks, reprenant les codes visuels d’Il Faut Sauver le Soldat Ryan.
Après un succès sur petit écran, de chouettes ventes DVD et un lancement bluray qui a l’air réussi, les deux amis remettent le couvert pour HBO.
Ca s’appelle The Pacific et ça se passe comme son nom l’indique, dans le Pacifique. On reste dans le même schéma et la même guerre, mais l’action est orientée vers le conflit contre les Japonais.
The Pacific est produit par HBO et coûte la même chose que Transformers 2 ou Terminator 4, soit 200 millions de dollars ! Ce budget en fait la série TV la plus chère jamais produite (d’après The Hollywood Reporter). Superproduction TV, The Pacific est blindé d’effets visuels digitaux, d’effets de plateau et de décors magnifiques. La musique est même composée par l’un des poinds lourds de l’industrie : Hans Zimmer.

Le trailer :

Si comme moi vous avez adoré Band of Brothers, La Mémoire de Nos Pères et Letters from Iwo Jima, vous n’en pouvez plus d’attendre 2010 pour voir les héros de The Pacific se battre pour la liberté.