Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S05E10

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Cette semaine, la part belle est faîte aux sagas : Harry Potter, Hunger Games, Marvel, le tout saupoudré de Box Office US :

Cinefeed : [box-office US] démarrage du 09/03 : Le Lorax toujours en tête
Cineblogywood : Les Coulisses de Harry Potter – le sphotos de l’attraction
Filmosphere : Hunger Games, le film pas si phénoménal
Rencontre: Questions à Ryan Meinerding, artiste chez Marvel Studios
Filmgeek : Critique du film Hunger Games

[Analyse] Licences Américaines Billionnaires.

Salut,

Ca faisait un bail.


Le cinéma, c’est de l’art et du business. Enfin dans l’autre sens. Ou pas.

Pour comprendre le succès d’un film, notamment aux USA, on pense à comparer son budget et ses recettes. Quand on n’est pas dans le biz, c’est difficile d’apprécier ce succès quand on ne connaît pas la somme mise en jeu dans le marketing.
C’est encore plus difficile quand certains comparent un film sortant en 2012 et un film sorti 15 ans avant. Pour vraiment comprendre une carrière de film sur le territoire US, il faut prendre en compte l’inflation. In fine, on se retrouve donc à comparer les choses vraiment comparable, à l’instar des sommes du nombre d’entrées sur le territoire français.

Dans cette « analyse », j’aimerais remettre en perspective les séries ou licences qui ont dépassé le billion (ou milliard) de dollars en recettes cumulées sur le territoire américain. Cela permet de comprendre parfois pourquoi les producteurs s’attachent ou s’acharnent à faire (re-)vivre certaines licences malgré des chiffres à priori décevants pour les derniers opus.

Les chiffres qui suivent sont issus de boxofficemojo (dont la mise à jour est un bonheur pour tout fan de dollars), en regardant les recettes cumulées, le nombre de films de la franchise (sans y ajouter les ressorties).
Ces chiffres sont virtuels, ils reflètent le nombre de places vendues pour chaque film, multiplié par le prix d’une place en 2011. Les sommes engrangées ne sont donc pas réelles mais le ratio budget/recettes est sans doute pertinent. Les plus curieux iront voir sur le site pré-cité; il comporte moultes comparaisons et autres informations budgétaires.
Si l’ensemble paraît évident, il y a tout de même quelques surprises, en tout cas je l’espère.

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Critique du film Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 2

Ceci n’est pas une critique… Mais une invitation à vous partager mon enthousiasme concernant la dernière partie cinématographique de la saga « Harry Potter ».

Bien que ces derniers mois je ne puisse plus aller aussi souvent au cinéma, et que, à fortiori, je n’écrive plus vraiment pour Filmgeek pour le moment, « Harry » restait pour moi l’exception. Après avoir été convaincue par l’intérêt cinématographique de la première partie du dernier volet, j’avais comme l’obligation de finir ce que j’avais entamé et de proposer mon sentiment sur la fin « ultime » de la saga Harry Potter. Pourtant, c’est un peu en trainant des pieds que je suis allée à la projection vendredi matin, avec un Florian bien trop enthousiaste qui me tirait le bras afin d‘être à l’heure à la projection. Mais voilà, quand on aime quelque chose avec autant d’intensité depuis plus de 10 ans, comment peut-on être aussi impatient de lui dire adieu ? Je redoutais donc ce moment… non pas par peur de voir un mauvais film, mais peur d’être, d’une certaine façon, un peu trop triste à mon goût, pour un « simple » film, adapté d’un « simple » livre.

Cependant voilà, les fans le savent, « Harry Potter », ce n’est vraiment pas quelque chose de simple… Et David Yates a continué, après la première partie,  à en révéler toutes les subtilités, toutes les nuances, du point de vue cinématographique.

Et pour parvenir à cela, il fallait prendre de la distance avec le texte de J.K Rowling et se permettre des libertés nouvelles. Pas pour les besoins de « simplifier » le récit pour en faire un produit cinématographique s’accordant avec les impératifs commerciaux et marketing, mais pour s’approprier pleinement l’univers de la saga littéraire et ainsi réaliser une œuvre à part entière, riche, complexe, fidèle au roman tout en étant unique.

En parvenant à prendre cette « hauteur », David Yates a finalement réussi à imposer le film s’accordant au plus près aux livres, tout en sortant de la simple adaptation (ou plutôt transcription) d’une histoire d’un support à un autre.

Cette proposition purement cinématographique, cette « vision d’auteur » complétant la vision de l’écrivain, avait déjà pointé son nez dans la version de Cuaron (Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban), et dans la première partie de ce 7ème volet. David Yates a pris son temps pour faire émerger son propre regard sur la saga, mais aux vues des deux films finals, on ne peut que s’en féliciter.

Chez Filmgeek, nous avions (pour la plupart) totalement approuvé la première partie des Reliques de la Mort. Pour la première fois, un film de Harry Potter avec été réellement apprécié par quasiment tous, sans réel regret dans les attentes que le livre avait pu susciter, sans débat interminable commençant toujours par « Mais pourquoi… » ou « Et si… ».

Et bien, cette deuxième partie comble encore davantage les attentes des fans mais aussi celles des cinéphiles. Car, comme la première partie, ce film revient au fondement de ce qu’est réellement le spectacle cinématographique depuis sa création par Méliès, de la part de « magie » qui existe dans l’art cinématographique, magie puisée directement dans la fantasmagorie et la féérie littéraires et théâtrales du 19ème siècle, auxquelles répond directement l’œuvre de Yates et Rowling. Il y a ainsi un « pont » entre l’imaginaire collectif populaire d’un siècle, à celui d’un autre siècle, le nôtre, celui des technologies numériques et d’internet, des meutes de fans et de merchandising, mais au souvenir perpétuel d’un 20ème siècle marqué par la tragédie de la 2nde Guerre mondiale, du Nazisme et de la Résistance (comme nous l’avions déjà évoqué dans la critique du précédent film).

Mais voilà que m’emportent les vieux démons de mon doctorat, revenons au film lui-même, et à « pourquoi vous irez le voir dès mercredi prochain au cinéma », dans sa version 2D ou 3D (la 3D est plutôt intelligente, jamais agressive, et compose plutôt dans la profondeur de champ que dans le relief vainement accrocheur : il y a une véritable immersion du spectateur dans l’univers de HP et plus particulièrement dans ce Poudlard au décor chaotique) :

– Tout d’abord le rythme est bien mené, plutôt juste et fidèle au roman (ne vous attendez donc pas à une accumulation de scènes d’actions), avec quelques séquences d’introspection psychologique toutes en retenue, révélant enfin le réel potentiel du jeu d’acteur de Daniel Radcliffe (celui d’Emma Watson ayant explosé dans la première partie).

– Certaines séquences surprennent véritablement, et parviennent à synthétiser en quelques plans toute l’intensité de l’univers de HP : la visite chez Gringotts, la banque des Gobelins (superbes décors et maquillages des acteurs) et la compassion des trois héros –et du public- pour un vieux dragon aussi décharné que dangereux ; la destruction d’un Horcruxe par Ron et Hermione ; le dialogue de Harry avec le spectre de la Dame grise de Serdaigle (jouée par Kelly McDonald) ; le sortilège lancé par le professeur McGonagall (Maggie Smith) pour réveiller des soldats de pierre ; les souvenirs de Rogue/Snape (Alan Rickman, trop peu présent à mon goût, et déception concernant le masque numérique censé le rajeunir…) ; la disparition de certains personnages auxquels on s’était irrémédiablement attachés, bien qu’ils n’ont eu pour beaucoup que des rôles mineurs dans la version cinéma ; la force de certains sorciers et sorcières, comme Molly Weasley (Julie Walters), qui certes révèle la véhémence d’une mère qui protège sa fille Genny (Bonnie Wright), mais qui aussi rappelle que les Weasley ne sont pas que la famille d’adoption d’Harry, un peu déjantée, mais aussi l’une des plus puissantes familles de sorciers qui soit, alors que les trois Malefoy (Tom Feldon en tête –Drago-, avec Jason Isaacs –Lucius- et Helen McCrory –Narcissa-) révèlent une palette d’émotions subtiles qui avait déjà pointée dans le précédent film.

– Mon chouchou, Neville, prend ici toute son ampleur (Ô Joie ! il était temps !). C’est aussi grâce à lui qu’arrive la plupart des (rares) moments d’humour. Un duo comique surprenant Neville / Voldemort (Ralph Fiennes, toujours magistral) voit même le jour, où Neville montre toute son intelligence et sa finesse dans un moment d’assez fortes émotions contradictoires.

–  Les décors et la photographie du film sont toujours autant remarquables (c’est un peu la marque de fabrique de la saga cinématographique, d’un autre côté), avec cette fois-ci un Poudlard en ruine, oscillant entre le film de guerre et le film d’horreur.

– Alexandre Desplat, le compositeur,  parvient enfin à « s’entendre », contrairement au score du dernier opus, plutôt décevant.

Je pourrai encore et encore vanter ce film, mais voilà, il n’y pas de critique ici, simplement ma constatation d’un aboutissement artistique, de la révélation d’un grand cinéaste, que j’ai maintenant hâte de retrouver après les Harry Potter ; et d’une multitude de personnages et de lieux fantastiques qu’il sera bien difficile d’oublier. Donc, pour finir : Evanesco !

Caro

Les plus belles affiches de films de 2010

Gawker a rassemblé une sélection de ce qu’ils considèrent comme les plus beau posters de films de l’année 2010 et je dois dire que je suis assez d’accord avec leur choix. Je pense même que cette année a été un excellent cru avec par exemple The American, Buried et l’affiche mexicaine de The Expendables ou même des plus gros films comme Inception ou The Social Network, ont osé l’affiche originale.

Vous pouvez avoir le très grand format ici.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S04E15

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Au menu de ce WE : du Harry Potter, du bla-bla, un Narcisse Noir et nous partons à l’assaut de L’Assaut

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S04E14

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Cette semaine on n’a eu beaucoup d’article et beaucoup de boulot mais grâce à ce boulot j’ai pu voir une des grosses claques à venir pour début 2011 : L’Assaut. On vous en reparlera d’ici la sortie car ça défonce, tout simplement !

LBdFG S01E04: Harry Potter, c’est fini !

Qu’on aime ou qu’on n’aime pas Harry Potter, on en a tous forcément été touchés. Sans être super fan de la série de bouquins (dont le 4ème volet est assez indigeste), j’ai apprécié cette histoire qui peut paraître simple, mais qui abordait de façon certes parfois naïve les problèmes de l’adolescence. Le pari -réussi- de Warner et surtout de l’équipe de  production anglaise (dont papa Radcliffe, qui n’a pas réussi à lancer Percy Jackson) fut d’adapter sur grand écran l’ensemble des livres et d’adapter le propos et les visuels au « vieillissement » des acteurs. Certains volets sont excellents, d’autres moins réussis, mais dans l’ensemble Harry Potter sur grand écran est un spectacle tout autant satisfaisant qu’attachant car s’étalant sur une décennie.

Une fois n’est pas coutume, c’est par /Film que nous apprenons que la prise de vue du deuxième volet des Reliques de la Mort (à sortir en 2011) vient de s’achever. Ce serait le twitter de Warwick Davis (qui jouait aussi le rôle titre de Willow) qui aurait répandu la nouvelle.

Je ne sais pas pour vous, mais ça fait tout de même bizarre, cette série qui s’achève. 10 ans d’aventures cinématographiques, ça crée des liens ! Je pense pas que je serai aussi ému que lors du générique de fin de Star Wars Episode III, mais le dernier générique de fin (signé Alexandre Desplat, normalement) aura une saveur particulière.

AVADA CADAVRA HARRY !

Ou pas…

Armand

Tuesday’s US box office report S02E01

box-office

Une longue pause pour le rapport du box office US. J’aimerais dire que j’attendais la descente d’Avatar pour écrire, mais c’est surtout que j’ai raté la dead-line il y a 2 semaines. Bref.
Avatar n’est plus numéro un, mais numéro 4. Avec plus de 660 millions de dollars au compteur, il est sans conteste le plus lucratif des films de ces dernières années. Son exploitation devrait dépasser les 700 millions de dollars sur le sol américain.

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Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S03E17

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Dernier best-of de l’année avec un florilège de citations de Vincent Gallo, Harry Potter version Dangerous Minds et le Top 10 de 2009 par Cinefeed suivi du Top 10 des films les plus downloadés cette année.

En attendant le prochain numéro, je vous fais d’hors et déjà part de mes meilleurs voeux cinématographiques pour 2010 🙂

Critique d’Harry Potter et le Prince de Sang Mélé

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L’Idée Générale :

L’étau démoniaque de Voldemort se resserre sur l’univers des Moldus et le monde de la sorcellerie. Poudlard a cessé d’être un havre de paix, le danger rode au coeur du château… Mais Dumbledore est plus décidé que jamais à préparer Harry à son combat final, désormais imminent. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Pour les aider dans cette délicate entreprise, Dumbledore va relancer et manipuler son ancien collègue, le Professeur Horace Slughorn, qu’il croit en possession d’informations vitales sur le jeune Voldemort. Mais un autre « mal » hante cette année les étudiants : le démon de l’adolescence ! Harry est de plus en plus attiré par Ginny, qui ne laisse pas indifférent son rival, Dean Thomas ; Lavande Brown a jeté son dévolu sur Ron, mais oublié le pouvoir « magique » des chocolats de Romilda Vane ; Hermione, rongée par la jalousie, a décidé de cacher ses sentiments, vaille que vaille. L’amour est dans tous les coeurs – sauf un. Car un étudiant reste étrangement sourd à son appel. Dans l’ombre, il poursuit avec acharnement un but aussi mystérieux qu’inquiétant… jusqu’à l’inévitable tragédie qui bouleversera à jamais Poudlard

Le Bon :

Après deux ans d’attente et une sortie décalée de six mois sur des arguments douteux, voici enfin le sixième épisode de la saga Harry Potter et comme d’habitude je retombe dedans comme un gamin. Je n’ai pas lu les bouquins pour différentes raisons, la principale étant de ne pas me gâcher les films que je trouve particulièrement bien fichus depuis l’épisode 3.

Harry Potter 6 continue bien dans la lancée des 5 autres, on ne s’amuse plus : l’ombre et la menace de Voldemort plannent sur Poudlard, l’ambiance du film est donc bien plus sombre, pesante et fièvreuse, les baguettes sont maintenant dégainées pour blesser ou pour tuer.

Cet opus s’annonçait encore difficilement adaptable, mais j’ai trouvé le film très fluide et je n’ai pas vu passé les 2h30 : le récit progresse bien tout en étant clair, je pense donc que de sérieuses coupes ont été effectuées, en tout cas celà ne nuit pas à l’histoire principale. On y retrouve les éternels secrets de Dumbledore et les mystères de la salle des professeurs dont la sixième cuvée est plutôt bonne avec l’arrivée du vétéran Jim Broadbent en prof de potions un peu perturbé.
Le trio infernal a aussi bien vieilli que leurs personnages respectifs, ils sont complices et ça se sent à l’écran, ainsi l’aspect comédie romantique adolescente abordée dans le précedent film prend lui aussi une autre tournure plus mature et les véritables sentiments se révèlent pour notre plus grand plaisir. Enfin, nos héros n’auront malheureusement pour eux pas trop le temps de flirter entre les différentes attaques et menaces des Mangemorts et de leur nouvelle recrue.

Du premier raid sur Londres à la séquence finale, les soldats de Voldemort sont omniprésents et effrayants, mention spéciale à Bellatrix qui,imprévisible et impressionnante, nous fait trembler à chacune de ses apparitions.

Le Moins Bon :

Le travail sur la lumière est très important mais l’omniprésence du numérique et des effets visuels perturbent un peu, surtout qu’ils sont plus ou moins réussis selon les séquences.
Le scène de la grotte aurait mérité d’être un peu plus long et spéctaculaire comme l’attaque finale, de plus, la fin manque aussi d’un poil d’émotion à mon goût.

Le Bilan :

Harry et ses amis sont de retour et la magie opère toujours. La saga a trouvée son équilibre avec ce réalisateur et ce scénariste. Même si ce sixième épisode fait un peu office de transition, c’est une dernière ligne droite palpitante vers un dénouement qui s’annonce boulversant.

Bien-sûr ce n’est pas encore l’épisode parfait mais on y tend et encore une fois l’essentiel est là : on est pris au jeu et on attend avec impatience la suite, Harry Potter et les Reliques de la Mort qui sortira en deux volets en 2010 et 2011.