Compte-rendu du déjeuner de presse du film De l’autre côté du périph, de David Charhon, avec Omar Sy et Laurent Lafitte.

Lundi 10 décembre, j’ai été conviée au déjeuner de presse du film « De l’autre côté du périph« , où, pendant plus d’une heure, j’ai partagé un repas avec les deux comédiens principaux du film : Omar Sy et Laurent Lafitte, ainsi que le réalisateur : David Charhon.

Le film est un sympathique buddy movie, divertissant et un brin désinvolte, mettant en scène deux flics aux méthodes et aux caractères bien trempés mais radicalement différents, François Monge (Laurent Lafitte) et Ousmane Diakité (Omar Sy), révélant deux visages de la région parisienne : Paris et la banlieue. Un film donc sur la différence, sur l’intégrité, mais surtout sur l’amitié.

Le film repose sur deux principales références cinématographiques : Josse Beaumont, le dur-à-cuir(e) incarné par Jean-Paul Belmondo dans Le Professionnel de Georges Lautner et Alex Foley, le flic de Beverly Hills joué par Eddy Murphy. Mais ce sont finalement deux grandes tendances du cinéma policier qui s’entremêlent dans ce film, pour le pire comme pour le meilleur : les films policiers français des années 1970, ceux de Georges Lautner en tête, et tous les buddy movies du cinéma nord-américain des années 1980 à nos jours, des Armes Fatales à la « Bon cop, bad cop ».

D’entrée de repas et de jeu, on nous a servi Laurent Lafitte qui a attaqué très fort la discussion en parvenant à manger une salade de roquette de manière très élégante (ce que je n’ai, personnellement, pas su faire), tout en nous expliquant son rôle dans le film.
Ce qui lui a plu dans le scénario et ce qui lui a fait accepter de jouer son personnage, c’était la potentialité du film à aller au delà des clichés tout en s’y attaquant de front. En effet, le film n’a pas peur de la caricature, les situations de comédies naissant justement de cette confrontation avec les clichés, ce qui permet de les désamorcer habilement par la suite, en les ancrant dans un contexte plus sérieux. Ainsi, le personnage le plus moral n’est pas forcément celui qu’on croit, et inversement, ce qui a permis de créer des personnages complémentaires mais aussi plein de surprises.
Laurent Lafitte est ensuite revenu sur son engagement au sein de la Comédie Française, une situation nouvelle dont il est très fier et qui a modifié de nombreuses choses du côté de l’organisation de ses plannings de tournage, étant donné qu’il doit maintenant faire des demandes de congés pour faire des tournages. Il doit maintenant peser à chaque fois le pour et le contre : tournage ou théâtre ?
Il n’est pas du genre Actors Studio, mais il a expliqué que la présence d’un consultant de la police avait été nécessaire pendant le tournage de certaines scènes, afin qu’il soit sûr que ses gestes, ou ses sommations, soient les plus justes et réalistes possible. Il a aussi dû apprendre à manier une arme, une expérience qu’il a proprement détestée. Il nous a avoué qu’il n’a jamais été à l’aise avec les armes, contrairement à la nudité qui ne lui pose aucun problème (comme le prouvent plusieurs scènes du film).
Il nous a raconté ensuite comment il avait donné corps à son personnage à travers certains gestes. Pour lui, le personnage de François Monge est souvent persuadé d’avoir du style, alors qu’il est simplement ridicule. C’est un film qui fonctionne grâce aux différences et aux oppositions entre les personnages, ils sont souvent grotesques l’un et l’autre et dépassent ainsi les stéréotypes : un cliché (un ridicule) en annule un autre. Les situations de comédie surgissent de la confrontation des contradictions, l’action est pour cela traitée au premier degré, mais elle est toujours là pour nourrir la comédie. C’est un mode d’écriture qui, finalement, n’existe pas ou peu en France et, pour Laurent Lafitte, c’est là que réside la force et l’originalité de ce film français.

Après cette belle entrée en matière, nous sommes passés au plat de résistance, avec un Omar Sy servi sur un plateau (ou presque). Bien entendu, nous attendions tous de discuter avec Omar avec une certaine impatience, la plupart d’entre nous l’ayant déjà rencontré avant le succès d’Intouchables ou pour le S.A.V., c’est-à-dire avant l’explosion fulgurante de sa carrière. Et bien, qu’on se le dise, Omar n’a pas changé, il est toujours le même, aussi drôle et solaire qu’avant son succès international et son César, avant son année folle et son congé sabbatique passé à Los Angeles avec sa famille.
Lui aussi a parfaitement réussi à discuter tout en mangeant une délicieuse volaille sauce morille et ses petits légumes (les stars doivent certainement avoir des séances de coaching pour parvenir à manger de manière si élégante tout en parlant de leur travail en même temps).
Omar nous donc a expliqué que le tournage du film De l’autre côté du périph à commencer le lendemain du jour de sortie d’Intouchables, et qu’il avait accepté de faire ce film avant même le tournage d’Intouchables (ce qui explique que le film présente des similitudes -par anticipation- avec Intouchables). Il nous a confié que le tournage avait été pour lui été une période difficile, mais aussi une sorte de bouclier qui l’avait en quelque sorte « protégé » du déchaînement « Intouchables » : il n’avait pas d’autres choix que d’être aussi prêt que l’étaient David Charhon et Laurent Lafitte chaque matin sur le tournage, même s’il ne pouvait pas agir comme si les chiffres toujours plus hallucinants d’Intouchables n’existaient pas. Ce fut donc pour lui un bon exercice mental, afin de pouvoir garder les pieds sur terre et de continuer à faire la part des choses pour vivre le tout le plus sainement possible. Il savait que le succès lui donnait des ailes, mais il ne voulait surtout pas s’écraser en catastrophe. Ces « ailes », comme il aime appeler le succès, furent aussi et surtout pour lui l’occasion de prendre du temps, pour lui et sa famille, mais aussi de prendre du recul encore et toujours sur cette situation qui ne peut arriver qu’une seule fois au cours d’une vie.
Pour revenir au film en lui-même, il avait trouvé à la lecture du scénario que le projet de De l’autre côté du périph était plutôt moderne et ambitieux, en choisissant comme héros un flic de banlieue et en s’inspirant des comédies policières à l’américaine. Les détournements de clichés l’ont beaucoup amusé et il a expliqué qu’il était heureux d’être arriver dans une période intéressante de production dans le cinéma français qui lui permettaient de jouer de tels rôles. Le regard de la société sur la banlieue est en train de changer et il sait que c’est en partie grâce au cinéma qui en parle, de manière réaliste mais aussi en se moquant des clichés, comme le fait De l’autre côté du périph.
Contrairement à Laurent Lafitte, la manipulation des armes n’a pas été un problème pour lui : cela le renvoyait aux jeux de petits garçons, c’est ce qu’il l’a d’ailleurs le plus motivé à faire ce film : ce plaisir de  » faire semblant » de se bagarrer, de se pourchasser, de se tirer dessus, comme les jeux dans les cours d’école.
Par contre, la nudité lui pose problème car Omar est quelqu’un de très pudique. L’une des séquence de ce film a été la plus difficile à tourner pour lui, sur toute sa carrière (une scène dans un club libertin, où il se trouve en caleçon au milieu de dizaines de comédiens -dont Laurent Lafitte- et de figurants, qui sont complètement nus). Finalement, sa pudeur, qui l’a poussé à insister dans son refus auprès du réalisateur à se mettre lui aussi complètement nu, est devenue une force dans le film, puisque cela permet d’apporter une réelle profondeur au personnage et implique de nouveaux niveaux de lecture dans la psychologie des deux héros.
Il est ensuite revenu sur son prochain gros projet en tant qu’acteur, qui est L’Ecume des Jours de Michel Gondry. Ce film incarne pour lui les vraies conséquences de son succès après Intouchables, et son César. Il appelle d’ailleurs ce film son « premier projet de vrai acteur ». Sauf que travailler avec Michel Gondry est quelque chose de très atypique et le cinéaste est parvenu en quelques heures à démonter toutes les certitudes de jeu qu’Omar s’était construit en l’espace de plusieurs années, déstabilisant ainsi ses zones de confort, ce qu’il a particulièrement adoré comme expérience.
Il nous a expliqué être maintenant très surpris de la diversité des projets qu’on lui propose. Il  aimerait exploiter tous les champs des possibles qu’on lui propose : il n’a aucune limite maintenant (hormis les scènes de nu, donc) et il sait qu’il a le luxe de vraiment choisir ses rôles, en France, comme à l’étranger.

Sur ce, le dessert nous a été apporté avec le réalisateur David Charhon.
Sa première envie pour le film était de créer des personnages forts, afin qu’il y ait une opposition et une complémentarité entre eux ainsi qu’entre la comédie et l’action. Il s’est bien sûr inspiré des buddy movies, mais aussi -et surtout- des films français de Bebel et de Lautner. Il souhaitait créer un savant mélange avec les comédies d’action à l’américaine mais aussi tout le cinéma de divertissement produits en France dans les années 70 et 80. Pour cela, il a mis à l’écran et dans la bande son de nombreuses références implicites et explicites au cinéma français de  cette époque.
Toute la difficulté a été de contourner les clichés volontaires du film pour montrer un sujet de fond sérieux, complexe, avec une réalité sociale forte. Pour y parvenir, il a notamment tenu à tourner en banlieue et à travailler directement avec des jeunes de cité.
Tourner un polar est quelque chose de très contraignant et de très fatiguant. Il le savait mais il a tout de même tenu à tourner un maximum de scènes en extérieur, en plein hiver, afin de retrouver des ambiances qu’il avait adoré dans des films comme Un après-midi de chien, de Sidney Lumet. Il faut cependant savoir que dans le cinéma français, tourner en extérieur en hiver est quelque chose qui ne se fait pratiquement jamais, à cause des journées beaucoup plus courtes et de l’épuisement des acteurs et des équipes techniques/artistiques à rester des heures dans le froid. Mais pour David Charhon, le fait d’avoir ses comédiens subissant réellement le froid et des journées de travail courtes mais très chargées et stressantes, donnent une densité de jeu qui se voient à l’écran et apportent l’authenticité nécessaire à la crédibilité des personnages.
Zabou Breitman incarne un second rôle assez (d)étonnant dans le film, et le rôle n’était pas initialement aussi développé ni même prévu pour elle. C’est Laurent Lafitte qui l’a amenée sur le projet, après que lui et Zabou aient travaillé ensemble pour l’émission parodique « A votre écoute, coûte que coûte » sur France Inter (où était d’ailleurs intervenu Omar, pour une émission des plus fameuses). Zabou a elle-même proposé son personnage à David Charhon, qui a beaucoup apprécié travailler avec cette « guest ».
Le déjeuner s’est conclu avec l’évocation des prochains projets du réalisateur. Si le film fonctionne, David Charhon ne serait pas contre réfléchir à une suite, peut-être moins centrée sur l’action mais davantage sur les personnages, des personnages qu’il aime profondément et pour lesquels il y a encore matière à développer et des comédiens avec qui il apprécierait tourner à nouveau…

Le déjeuner fini, j’ai quitté Paris, ses beaux restaurants et ses décorations lumineuses de Noël, afin d’aller retrouver le béton gris de ma chère banlieue… de l’autre côté du périph’ !

Caro

  [NDLR – Disclaimer] J’ai bossé sur le film, mais je n’ai strictement retouché/imposé/censuré à Caro.
Flo

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S05E05

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Reprise du best-of intermittent avec pour l’épisode 5, un bon mélange de critique, affiches, série, box-office et enfin making-of :

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S05E04

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Quoi ! Aucun article dans le B-O sur Intouchables le WE d’avant sa sortie !?! Ne vous inquiétez pas, vous en entendrez parler partout ailleurs ! 😉

 

Le Congrès des Exploitants, une semaine après, que reste-t-il ?

Il y a une semaine s’est déroulé à Lyon le 66ième congrès des exploitants et en particulier la journée de distributeurs, pendant laquelle, 2200 professionnels de la profession devant lesquels la majorité des distributeurs français sont invités à présenter leur line-up de novembre à 2012.

Soit environ 8h de bandes-annonces, d’extraits exclusifs, promoreel et autres teasers dont certains sont dévoilés pour la première fois et présentés par les équipes. C’est ainsi une sorte de défilé de paons, à celui qui aura la plus belle, la plus grande queue.

A ce petit jeu, certains sont sortis du lot, d’autres ont franchement déçu et nous y revenons, une semaine après, une fois le tout bien décanté, avec quelques images exclusives à partager, pour vous présenter l’ESSENTIEL.

La journée a commencé très fort avec le line-up de StudioCanal : le premières images d’Hollywoo (dont on vous a déjà parlé ici) ont été très efficaces et le speech de Florence Foresti et Jamel Debbouze a achevé de convaincre l’audience. Le FA de La Taupe (8 février 2012) m’a aussi beaucoup plu entre son casting exceptionnel et son ambiance bien pesante, c’est un des films que j’attends le plus pour le premier semestre 2012. Enfin, le teaser de Cloclo (14 mars 2012) dans lequel Jérémie Renier m’a collé des frissons, tout simplement.

Pour le reste on va faire dans l’ordre alphabétique et on continue donc avec la 20th Century Fox dont le line-up est un des plus complets et hétéroclites, on retiendra Time Out, les premières images plutôt convaincantes de Star Wars 3D et l’absence d’image de Prometheus. Sinon le court-métrage annonçant L’Age de Glace 4 marche toujours aussi bien.

Passons à Ad Vitam qui m’a surtout marqué avec les images Take Shelter et Confession d’un enfant du siècle, et son casting original, réalisé par Sylvie Verheyde dont j’avais beaucoup aimé Stella, son précédent film.

Autre « petit » : Epicentre dont je retiendrai le documentaire Les nouveaux chiens de gardes dont on entendra j’espère un peu parler dans les médias puisque c’est le sujet du film.

On arrive maintenant à EuropaCorp qui a sorti la machine de guerre, avec un léger manque de modestie (ce n’étaient pas les seuls) et qui a surtout titillé ma curiosité avec l’adaptation de L’Amour dure 3 ans, par Frédéric Beigbeder himself… après le reste… bref, ça frime beaucoup.

Par contre Eurozoom, qui entre El Chino avec l’excellent Ricardo Darin, le film d’animation Colorful et le docu Freakonomics adapté d’un de mes livre de chevet, a de quoi être fier lui !

De Gaumont on retiendra deux choses : le trailer explosif des Lyonnais (qui jouaient à domicile) et le promoreel de 8 minutes d’Intouchables qui a véritablement conquis l’audience.

Gebeka et Kanibal m’ont alléché respectivement avec Le Tableau et The Black Power Mixtape 1967-1975 qui gagne aussi le prix du titre de film le plus chiant à retenir.

Mars Distribution a scotché tout le monde avec les extraits des Infidèles (dont on vous a déjà parlé là) et rassuré aussi avec du solide : Lioret, Cronenberg, Kahn, Gondry, Allen, Ozon… du très LOURD !

La Metropolitan ne nous a rien montré de nouveau sur Hugo Cabret mais je reste charmé et confiant, mais le reste du catalogue ne m’a guerre emballé à l’exception de Rhum Express dans lequel Depp renoue avec les démons d’Hunter S. Thomson.

MK2 est ma seconde grosse déception : c’est bien simple, à part leurs restaurations (Metropolis, Méliès, Chaplin, Jules et Jim…) rien de nouveau ne m’a vraiment plu.

Copyright / Crédit Photo : © Chez Wam – Nicolas Guiraud

On en vient à Pathé dont le trailer de Sur la piste du Marsupilami ne m’a pas du tout emballé (c’est le moins que l’on puisse) et fut à peine rattrapé par la présentation d’Alain Chabat et Jamel Debbouze.

La surprise est plutôt venue de La Dame de Fer et l’espoir de Nous York qui verra revenir l’équipe de Tout ce qui brille pour transformer l’essai.

Un de mes préférés de la journée a sans doute été Pretty Pictures qui a fait un carton plein pour moi en éveillant ma curiosité et mon envie sur leurs quatre films présentés : A la une du New York Times, Terri, Perfect Sense et surtout Detachment avec Adrian Brody et réalisé par Tony Kaye qui aborde cette fois le thème du système éducatif américain après son brûlant American History X.

Rezo Films a dévoilés un programme varié entre Takashi Miike, Artus de Penguern et le prochain Julie Delpy pour 2 days in New York dont le premier extrait a très bien fonctionné.

SND a du gros encore et bizarrement c’est un petit film qui a cartonné avec L’Irlandais qui a ravi le public avec un Brendan Gleeson en grande forme.

Sony cette année c’était surtout Tintin, Le Stratège et Millenium.

Sophie Dulac a été fidèle a sa réputation et sa ligne de conduite : c’est pas trop ma came mais je conçois parfaitement que cela puisse plaire.

UGC a fait venir Kassovitz pour L’Ordre et la Morale, ça ne compte pas quand-même car on l’a déjà vu cet été et à part un ENORME problème général d’interprétation, le film est très bien réalisé et signe le retour de Kasso aux affaires sérieuses.
Et le reste ? Quel reste ?

Le line-up d’Universal m’a laissé de glace et ne me déçoit pas vraiment puisque je n’en attendais rien, surtout pas Battleship qui a l’air totalement à côté de la plaque.

Walt Disney m’a cueilli avec le trailer de Félins, les fourbes ! Ajoutez à ça : Cheval de Guerre de Spielberg, John Carter et The Avengers. STFU and take my money !

Warner Bros avait peut-être le plus gros catalogue de la journée et ne l’a pas caché. Même Les Seigneurs a convaincu avec son casting en forme de best-of comédie populaire. Mais entre J. Edgar, The Dark Knight Rises, ils n’ont pas trop de soucis à se faire pour les prochains mois.

Wild Bunch était attendu au tournant pour une seule raison : Astérix et Obélix au service de sa majesté. Et ils ont réussi à planter leur trailer. Espérons que ça n’augure pas du pire pour le film dont le scénario était assez bon car là tout le monde faisait cette tête :

Au rayon déception on retiendra donc le teaser pas drôle d’Astérix et Obélix au service de sa majesté et la bande-annonce de Sur la piste du Marsupilami ainsi que les line-up d’EuropaCorp et d’MK2 comparés aux autres.

Ce qu’il reste une semaine après : le solide line-up de Pretty Pictures, le promoreel d’Intouchables et l’accueil très chaleureux de toute la salle, les extraits des Infidèles et ses éclats de rire spontanés ainsi que ceux des extraits de L’Irlandais.

Bonus : Le sac cadeau remis cette année aux participants était un énorme barda militaire remplis de DVD et de bouquins donnant aux quais de la gare de Lyon des airs de départ sur le front.

Petit Questionnaire Cannois #2 : Eric Toledano

Eric Toledano est réalisateur, scénariste et moitié de la paire Toledano-Nakache, déjà auteurs de trois films (Je préfère qu’on reste amis, Nos Jours Heureux, Tellement Proches) et qui finissent leur quatrième qui s’annonce excellent, avec François Cluzet et Omar Sy : Intouchables.

Vous pouvez le retrouver sur http://www.toledano-nakache.com/ et sur Twitter : @ToledanoNakache

  • C’est ton combientième Festival ?
    10ème
  • Cette année tu y descends pour quelle raison officielle ?
    Sur l’invitation de Gaumont pour les ventes à l’étranger
  • Quelle est la couleur de ton badge ?
    Je n’en ai même pas !
  • Le film que tu attends le plus ?
    The Artist ou FOOTNOTE
  • Ton favori pour la Palme ?
    The Artist ou FOOTNOTE
  • Qu’est-ce qui te fatigue déjà !?
    L’odeur des rougets qui remonte depuis la plage et les mecs qui s’excitent comme des malades dès qu’une vedette pointe son nez, la disproportion en général.
  • Ton pire souvenir de Cannes ?
    2 heures d’attente pour entrer dans une soirée et découvrir la nullité de la soirée où il y a moins d’ambiance que dehors.
  • Ton meilleur ?
    La montée des marches pour Tellement Proches
  • Un bon plan à partager ?
    Des Rougets sur la plage ?
  • Le mot de la fin.
    L’addition ?