Critique du film Iron Man 3 de Shane Black, avec Robert Downey Jr et Gwyneth Paltrow

Synopsis officiel

Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps : est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ?

Commentaire et critique

Après avoir frôlé la mort à New-York (dans The Avengers), Tony Stark n’a plus goût à la fête. Enfermé dans son labo avec Jarvis et son équipement toujours plus hightech, renfermé sur lui-même, il ne dort plus, il doute de lui-même et compense en se vouant corps et âme à la création d’armures toujours plus perfectionnées. Rappelez-vous, dans The Avengers, il portait la Mark 7. Au début de Iron Man 3, l’ennui et la dépression lui ont donné le temps et les moyens de travailler sur bien d’autres modèles, puisqu’il met alors à l’essai le prototype de la Mark… 42. Cette dernière est une armure surpuissante et surprenante, mais encore imparfaite et incontrôlable, à l’image de son créateur. Mark 42 est son obsession, sa fuite… C’est le masque qui lui permet d’éviter de se confronter à la réalité de ce qu’il vit et ressent… En effet, il se pourrait bien que le désinvolte, le narcissique, le flamboyant Tony Stark ait un coeur, caché, là encore, sous l’électro-aimant qui lui permet de vivre. Mais entre (sur)vivre pour soi et vivre avec les autres, Tony devra faire un choix : celui de tomber le costume (de fer)…

Kiss Kiss Blank Blank ? :

Le meilleur ennemi de Tony Stark ne serait-il pas Iron Man (et réciproquement) ? Bien évidemment la question a été déjà posée et largement développée, dans Iron Man 2 comme dans The Avengers. Rien de bien nouveau encore ici, si ce n’est que cette fois-ci, Tony n’est plus seul. Ou du moins, il comprend enfin qu’il n’est désormais plus seul…

Pepper l’aime et vit avec lui, elle lui fait aveuglement confiance et le comprend comme aucun(e) autre (hormis peut-être le docteur Bruce Banner, mais ça, c’est une autre histoire que je fantasme). Quand Pepper est en danger, il n’est plus du tout question de rigoler. Tony s’inquiète, s’émeut, se déchaine… ce qui donne lieu à quelques séquences plus sensibles et subtiles que d’autres, mais aussi quelques répliques bien senties et parfois des réactions étonnantes…

Happy a pris du grade, puisqu’il n’est plus son garde du corps (Iron Man n’a pas besoin de garde du corps) mais désormais son chef de la sécurité ; cependant, l’amitié et la complicité entre les 2 n’en demeurent pas moins tendres et fraternelles. Et puis ils sont fans de Downton Abbey. Et ça, c’est sacré.

War Machine, qui avait largement pointé le bout de son masque dans le 2, revient ici en Iron Patriot, customisé par U.S. Air Force aux couleurs subtiles du drapeau américain. Donnant lieu à un certain nombre de plaisanteries et d’un second degré « patriotique » plutôt bienvenu (déjà bien présent dans Captain America et The Avengers), on regrettera pourtant que le personnage du Colonel Rhodes (Don Cheadle) soit si peu approfondi, ne servant que de faire valoir moral au puéril et excentrique Tony Stark. C’est peut-être ici le point faible du film concernant la « consolidation » de l’entourage proche de Stark/Iron Man : en effet, le traitement Rhodey/War Machine/Iron Patriot est malheureusement assez expéditif et approximatif, frustrant donc.

Cette frustration nous la retrouvons aussi largement en la présence du second rôle féminin interprété par Rebacca Hall, Maya Hansen, qui aurait pu être absolument géniale, si son rôle n’avait pas été si bêtement illustratif. Une jolie fille sympa qui serait AUSSI un génie scientifique ? ça annonçait du très bon dès la 1ère séquence du film (un peu à l’image de l’excellente Scarlett Johansson/Natasha Romanoff dans Iron Man 2), mais sur la longueur, les scénaristes (et les monteurs ?) ont dû trouvé cela trop peu crédible aux yeux des spectateurs et l’ont progressivement rangée dans le placard à plantes vertes. Certainement le plus grand gâchis du film…

Heureusement, les personnages d’Aldrich Killian (Guy Pearce, plutôt bon, bien que trop formaté) et surtout celui du Mandarin (Ben Kingsley, comme vous ne l’avez certainement jamais vu) permettent la construction d’une intrigue plus efficace que celle d’Iron Man 2 et moins risible que celle de The Avengers. Entre expérimentation militaire, nanotechnologies, complot d’envergure (inter)national et terrorisme anarchique, l’intrigue fait surtout appel à Extremis, sorte de virus permettant de transformer des hommes et des femmes en super-mercenaires quasi invincibles et indestructibles (et très enragés). On est très loin du serum de Captain America… Et cette nouvelle forme d’ennemis, on s’en doute, ne peut que donner du fil à retordre à Tony, qui va à nouveau devoir faire preuve d’intelligence et de tactiques de combat et de défense plus ou moins improvisées, donnant souvent lieu à des scènes particulièrement surprenantes et spectaculaires. Et ça tombe plutôt bien, c’est aussi pour ça qu’on va voir un film comme Iron Man.

Iron(ic) Man :

Un des points forts du film est certainement le personnage de ce petit garçon, Harley, qui va aider Tony à un moment où Mark 42 et Jarvis décident inopinément de prendre un peu de repos dans un trou perdu des Etats-Unis, après une scène de destruction remarquablement bien foutue (et presque émouvante) que je vous laisserai découvrir par vous-même. Alors, là aussi, rien de bien exceptionnel dans l’écriture de ce duo Tony/Harley, mais on y retrouve une « Shane Black Touch » plutôt réjouissante. C’est surtout dans ce moment du film que le buddy movie se fait sentir, évitant que le film traine en longueur à ce moment de l’intrigue contre Extremis et le Mandarin. Le détournement que Shane Black fait de sa propre marque de fabrique devient ainsi tout aussi drôle que grinçante, avec quelques répliques savoureuses.

Et alors donc, la grande question : Shane -L’Arme Fatale 1 et 2, Le Dernier Samaritain, Last Action Hero, Kiss Kiss Bang Bang- Black, ça vaut vraiment quoi, ici ? Reconnaissons que tout ce qui fait le nouvel intérêt d’Iron Man 3 – le petit plus à la recette qui ne change pourtant pas – c’est bien l’arrivée de Shane Black aux commandes. Enfin, aux commandes… La franchise parait parfois comme une armure vide géante tirée par les grosses ficelles des studios.

Mais… Shane Black, grâce à qui Robert Downey Jr avait ressuscité dans le génial Kiss Kiss Bang Bang (2005), a réussi à placer quelques fils supplémentaires là où généralement on ne trouvait plus grand chose. Jon Favreau et Joss Whedon, malgré tous leur mérites (un travail d’écriture plutôt sympa au niveau des interactions entre les personnages pour The Avengers, notamment), avaient malheureusement bien trop disparus derrière de grosses blagues potaches (efficaces, certes) et des idées visuelles marquantes, mais rongées par un excès d’effets en tout genre qui perdait le spectateur et le sens même du film.

Alors, soyons (voyons) clair, ce n’est pas non plus la panacée avec Shane Black, mais il s’en tire plutôt honorablement, même dans les scènes d’action. Comme dans les autres films, le climax est toujours aussi spectaculaire et virevoltant, dans l’excès permanent, mais ici, nous restons face à un excès « sous contrôle ». En effet, contrairement à la fin d’Iron Man 2 et de The Avengers où l’on bascule très vite dans un excès grotesque involontaire, ici, la mise en scène et l’écriture des scènes d’action parviennent à rester dans une certaine maîtrise (toute relative) du spectaculaire. L’écriture et la mise en scène de Shane Black permet ainsi au spectateur de toujours se situer dans l’espace et le déroulement des actions plus qu’impressionnantes, sans jamais perdre (ou presque) le contrôle de ce qu’il est en train de regarder et comprendre de la situation. Vous en aurez plein les yeux (surtout avec la 3D relief, très efficace), mais sans être pour autant aveuglé par le feu d’artifice permanent. Et c’est suffisant rare pour que cela soit souligné.

A coeur ouvert :

La sortie d’un nouveau film de chez Marvel, c’est la promesse d’un bon divertissement grand public, cool et spectaculaire : c’est par excellence la sortie entre potes et la sortie familiale (enfants, parents, grands-parents,…). La sortie d’un nouvel Iron Man (inclus The Avengers), c’est aussi la promesse d’un show inégalable de Robert Downey Jr, décomplexé à souhait, réjouissant d’extravagance, d’impertinence et d’auto-dérision. Un acteur (et un personnage) qui se veut, bien évidemment, davantage charismatique que Thor, Captain America et autres Hulk. Iron man 3 se lance ainsi assez fièrement au sommet de l’ensemble des derniers Marvels, plaçant la barre haut, barre que certainement seul The Avengers 2 cherchera à atteindre.

Rien de nouveau cependant sous le soleil de la franchise : la recette est toujours la même (mais elle fonctionne, pourquoi la modifier ?), cependant ici, quelques surprises et coups de théâtre (des spoilers sur lesquels je n’insisterai pas, vous verrez bien par vous-mêmes) permettent d’ajouter une saveur nouvelle, saveur un peu piquante que certains adoreront, que d’autres oublieront très vite après l’avoir goûtée.

Malgré la participation appréciée de Shane Black, l’intrigue d’Iron Man 3 aurait pu être davantage consolidée, mais dans le genre, on a rarement vu mieux. Alors le temps de la projection, ne boudons surtout pas notre plaisir ! Et promis, Robert Downey Jr réussira toujours à vous tirer un paquet de sourires et même quelques éclats de rire sincères et spontanés 🙂

Caroline

Vidéo de la conférence de presse parisienne d’Iron Man 3

2ième jour de notre semaine Iron Man 3 avec la vidéo intégrale de la conférence de presse de Robert Downey Jr. et Gwyneth Paltrow, ainsi que la version audio pour écouter tranquilou au bureau avant la sortie du film demain et notre critique.

Photos de la conférence de presse française d’Iron Man 3

Mercredi sortira le 3ième opus de la saga Iron-Man qui lance officiellement la phase 2 de l’Univers cinématographique Marvel.

A cette occasion nous avons pu assister à l’avant-première privée du film au Grand Rex en présence de Robert Downey Jr. et Gwyneth Paltrow ainsi qu’à la conférence de presse.

A évenement exceptionnel, dispositif exceptionnel : nous allons donc faire une semaine Iron Man avec aujourd’hui les photos exclusives de la conférence de presse et l’avant-première du film, suivies de la vidéo intégrale demain et de la critique du film mercredi.

Critique du film X-Men : Le Commencement de Matthew Vaughn

Après un X-Men 3 et un X-Men Origins : Wolverine, on peut le dire, désastreux, un nouveau projet estampillé X-Men avait de quoi faire peur. Alors que Bryan Singer avait quitté la saga après l’excellent X-Men 2 il revient en tant que producteur sur ce dernier opus et ça se ressent puisque avec Matthew Vaughn (Stardust, Kick Ass) en plus à la réalisation le film est une véritable réussite.

L’histoire se place tout d’abord en 1944 en pleine 2nd Guerre Mondiale avec le petit Erik Lehnsherr qui se voit séparé de ses deux parents emmenés par l’armée nazi.

Après cette introduction maîtrisée où les premiers enjeux du film sont mis en place, on fait un bond dans le temps pour se retrouver en pleine Guerre Froide où nous n’allons pas tarder à découvrir le dessein d’un certain Sebastian Shaw interprété avec plein de classe par un Kevin Bacon épatant.

Car si l’histoire a pour objectif de définir la première rencontre et la relation entre les jeunes Charles Xavier et Erik Lehnsherr, il ne faut pas oublier Sebastian Shaw qui – en plus de vouloir créer une 3ème Guerre Mondiale et asseoir son pouvoir sur le monde – est le déclencheur de ce qui amènera plus tard le duel fratricide entre Professeur X et Magneto.

Le film produit par la 20 Century Fox se veut moins bavard que les productions Marvel (Thor ou Iron Man), je dirais même mieux maîtrisé. D’une part au vu d’un casting bien choisi avec mention très bien pour James McAvoy et Michael Fassbender. Ce dernier pourrait même truster la place de star du métrage tant le film s’intéresse particulièrement à son évolution et comment Magneto va apparaitre. Mais le film réussit tout aussi bien les multiples intrigues de ce prequel et n’oublie pas de faire la part belle aux seconds rôles en nous invitant à la découverte de leurs pouvoirs et nous entraîne dans une séquence d’entraînement fort joliment montée et rythmée.

X-Men : Le Commencement se place alors dans le haut du panier des films de Super-Héros grâce à un casting impeccable, une mise en scène et un scénario maîtrisés ne nous perdant jamais, même si quelques puristes râleront des anachronismes liées à certains mutants. Le film redore le blason de la sage et on espère que ça ne s’arrêtera pas là.

PS : Il n y a aucune scène post-générique.

Romain

 

Critique du film Thor de Kenneth Branagh

Synopsis : Au royaume d’Asgard, Thor est un guerrier aussi puissant qu’arrogant dont les actes téméraires déclenchent une guerre ancestrale. Banni et envoyé sur Terre, par son père Odin, il est condamné à vivre parmi les humains. Mais lorsque les forces du mal de son royaume s’apprêtent à se déchaîner sur la Terre, Thor va apprendre à se comporter en véritable héros…

 

Alors que les différents trailers, teaser et photos sortis laissaient entrevoir le pire pour le film, il s’avère que Thor est une bonne surprise.

Il faut savoir que Thor fait partie des Avengers dont les studios Marvel mettent en place, depuis le premier Iron Man, la rencontre de tous les super-héros dans The Avengers en 2012. La tache était donc ardue pour Kenneth Branagh qui réalise là son premier blockbuster. Mais on comprend pourquoi il a été choisi, du fait de ses liens étroits avec l’univers Shakespearien, dont regorge Thor.

Pourtant il réussit plutôt bien son exercice et fait découvrir au monde un personnage peu connu, tout du moins bien moins connu que les Iron Man, Spiderman and co. Il fallait donc en plus de revenir aux origines de ce personnage, sensiblement différent des super-héros classiques, les rendre accessible à tous. Parce que le film c’est ça, les origines de la mythologie de Thor, son bannissement sur Terre par son père.

Kenneth Branagh et les scénaristes ne se sont pas vraiment embêtés avec l’introduction des Avengers, c’est simple mis à part un caméo de Hawkeye le film n’évoque jamais cette alliance de super-héros (même si la présence de l’agent Coulson est assez notable). Comme l’a dit le réalisateur lors de la conférence de presse, il a été embauché pour sa vision de Thor et seulement ça. Evidemment l’aspect Avengers n’est pas totalement oublié donc restez bien jusqu’à la fin pour la petite scène, maintenant habituelle, post-générique.

 

Concernant l’histoire elle peut être séparée en deux segments : la Terre et le Royaume d’Asgard. Deux segments traités de façons différentes, si Asgard est abordé sous un angle plus dramatique, les scènes sur Terre, elles, sont plutôt légères la plupart du temps avec la découverte de ce tout nouveau monde par Thor. Ce mélange drame – comédie est je trouve vraiment réussi et bien géré.

Un bémol tout de même, les combats se déroulant sur Asgard et la planète des géants de glace sont une vraie réussite, celui sur Terre est un peu décevant l’ambiance changeant radicalement de ton un peu abruptement. De ce fait le combat semble un peu bâclé.

Une autre réussite du film sont les acteurs, si des doutes pouvaient exister quant à l’interprétation de Chris Hemsworth du dieu Thor ceux ci s’envolent complètement après quelques minutes du film. L’acteur remplit très bien son rôle du dieu arrogant et plein de muscles. Natalie Portman joue une Jane Foster convaincante même si l’actrice semble en deçà de ses réelles capacités. Une des grandes forces du film c’est l’alchimie entre ces deux acteurs, on voit qu’ils ont pris beaucoup de plaisir à jouer ensemble. Mais je donnerai une mention spéciale à Tom Hiddleston jouant Loki le frère de Thor, habitué aux séries télé cet acteur sublime son personnage.

Si l’aspect esthétique était décrié au vu des premières images et notamment l’utilisation de la 3D celle ci trouve toute son importance dans les scènes se déroulant à Asgard. Alors que je ne suis pas adepte de la 3D, cette dernière est réussie et nous plonge dans le monde de Thor par des plans beaux et vertigineux.

Malgré un rythme pas toujours soutenu c’est un film donc plutôt bien réussi qui permet de découvrir ce personnage qu’est Thor et de s’inscrire dans l’univers que Marvel met en place.

 

Romain

Première bande annonce US de Thor

En 2008, Marvel lançait son studio, grâce aux recettes de ses licences comics (notamment X-Men et Spiderman, dont ils n’avaient pas le contrôle créatif). Forts du carton de Iron Man et d’une certaine rentabilité d’Hulk, le studio se lançait dans un projet de grande ampleur visant à sortir The Avengers en 2012. En sus des personnages issus de Hulk & Iron Man, il était nécessaire de dédier un film à Thor et Captain América. Les deux films sortent l’année prochaine et on peut découvrir aujourd’hui la première vraie bande annonce du superhéros au marteau. Et ça claque plutôt pas mal.

Porté par Chris Hemsworth qu’on a vu quelques minutes dans Star Trek et qui a depuis gagné quelques kilos en muscles (c’est impressionnant d’ailleurs) et épaulé par Natalie Portman, Thor est réalisé par Kenneth Brannagh. Un choix surprenant mais qui rassure puisque l’homme n’est pas réputé pour faire n’importe quoi. Reste que cette bande annonce n’augure pas autre chose qu’un énième blockbuster d’action qui devrait rapporter ses 350 millions de dollars. Espérons que le film soit plus intéressant qu’un Iron Man 2 soporifique.

J’attends beaucoup plus de Captain America.

Armand

Tuesday’s US Box Office Report S02E02

Long time no see !
Avec un jour de retard (ou presque), voici mon petit compte rendu du box office américain, du week-end dernier et avec quelques observations sur les films actuellement à l’affiche.

Dans le Top 10, on retrouve une sortie d’il y a 10 jours, deux nouveautés et des films qui traînent depuis quelques semaines.

Numéro 1: Shrek 4. Moins performanf financièrement, le dernier volet des aventures de l’ogre vert ne déplace pas les foules dans les salles américaines. Si l’on corrige également du biais financier de la 3D, le constat s’alourdit. Rien de vraiment alarmant cependant, le film cumule déjà plus de 130 millions de dollars au pays de l’oncle Sam et devrait atteindre les 200 millions sans trop de problèmes, sans compter l’exploitation internationale qui devrait également rapporter plus de 200 millions. Le budget du film de 165 millions de dollars et une campagne marketting standard pour un blockbuster de 150 millions seront donc rentabilisés.

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La Grande Question : Qui pour rassembler les Vengeurs ?

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Alors qu’Iron Man 2 va bientôt sortir en salle, le contrat pour la réalisation du crossover ultime The Avengers est en passe d’être signé. Mais par qui ?

Pendant longtemps le nom de Jon Favreau avait circulé, après le carton critique et public d’Iron Man, ce dernier était en position de force pour diriger la super-équipe de Marvel, mais pour des problèmes « d’emploi du temps », il se contentera du post de producteur exécutif. Mais pourquoi donc ? Certainement parce que le projet est plus casse-gueule qu’il n’y paraît : Iron-Man est excellent, Hulk déjà moins bon, réussir un Captain America pas ridicule semble difficile et enfin Kenneth Branagh va tourner Thor qui est quand-même un grand blond avec un marteau magique. Le mélange des quatre peut-être fun sur du papier mais sur grand écran c’est une autre histoire !

Après un Hulk médiocre, Louis Leterrier s’était porté aussi candidat pour diriger la team. Le monsieur avait presque l’air crédible, son sort étant lié au succès du Choc des Titans qui malheureusement, et ce malgré un excellent premier WE, s’est bien cassé la gueule au box-office US et c’est fait un peu calmer par les critiques. C’est donc un peu grillé pour le frenchy à moins d’une surprise de dernière minute.

Le favori actuel est Joss Whedon, bien connu des geeks pour ses créations TV Buffy, Angel et Firefly, mais aussi pour ses détours au ciné avec les scénarios de Titan A.E.Alien: Resurrection et Toy Story, et enfin la réalisation au ciné de Serenity, suite et fin de Firefly. Du lourd pour les fans donc, mais rien non plus de gigantesque en particulier niveau ciné, où même si son space-opera old-school avait franchement de la gueule, il n’est pas encore très expérimenté. Il avait bien tenté de s’attaquer à Wonder Woman mais le projet ayant capoté, ainsi que sa série Dollhouse, il s’est rabattu sur une web-série musicale déjantée avec Dr. Horrible’s Sing-Along Blog.
Joss a donc une bonne base de fans (mais pas assez pour sauver ses séries), il touche sa bille en comics étant lui-même scénariste et sait créer des univers : pourquoi ne pas lui laisser sa chance ? Au moins à l’écriture du script ?

Bilan : un réal inexpérimenté mais connaisseur, un autre qui a fait ses preuves mais qui semble sceptique et un troisième qui croit en ses rêves. Moi aussi, j’ai envie d’y croire en ce film, mais ça me paraît de plus en plus compliqué malgré les efforts de Marvel d’unifier le tout et garder une certaine continuité. Le projet est énorme, les enjeux aussi, la question est donc cruciale :

Vous voyez qui pour rassembler les Vengeurs ?

Chris Evans sera Captain America

Je ne sais pas si vous avez suivi l’actualité récente de Marvel, mais il y avait une certaine effervescence en Californie pour le rôle convoité de Captain America.

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