Hommage à Isabella Rossellini au Festival Paris Cinéma 2011

C’est le 2 juillet 2011 que s’est ouvert le Festival Paris Cinéma pour sa 9e édition. Ce festival a la particularité d’être ouvert au public : rétrospectives, avant premières, films en compétitions, ressortis de l’été…vous pourrez découvrir tous ces films pour la somme de 5 euros ou acheter un pass à 30 euros qui vous donne accès à toutes les séances. Cette année le Mexique était mis à l’honneur pour l’occasion de nombreux films mexicains sont projetés et la présence de Gael Garcia Bernal est à noter.

Un hommage a Isabella Rossellini (Blue Velvet, The saddest music in the world) s’est déroulé le dimanche 3 juillet. J’ai pu assister à trois séances dont deux en sa présence. Actrice italo-américaine, fille de Roberto Rossellini et d’Ingrid Bergman, c’est dans un français parfait qu’elle est venue présenter un film de son père et son film 3 fois 20 ans pour son avant première.

Avant sa venue est projeté un documentaire que la comédienne a réalisé sur sa vie et sa carrière. Elle revient  sur ses débuts en tant que journaliste puis mannequin avant de devenir actrice, sur sa relation avec ses parents où l’on peut ressentir une profonde admiration pour le travail de son père dans ses propos. Elle évoque également Green Porno, ses courts métrage sur la vie sexuelle est insectes, inspiration écologique demandée par Robert Redford pour le Festival Sundance.

Elle vient ensuite présenter un film réalisé par son père «La Machine à tuer les méchants» de 1948. Elle nous dit qu’on lui demande souvent pourquoi elle joue dans des films où le réel n’a pas une grande importance contrairement aux films de son père qui s’attache à l’authenticité du monde réel. «Mais ce film montre bien que mon père ne montrait pas toujours le réel». Et en effet il met en scène une comédie où un photographe se découvre le pouvoir de tuer les gens en prenant en photo une photo de la future victime.

Vient l’avant première de son prochain film «3 fois 20 ans» qui sortira dans nos salles le 13 juillet. Cette comédie de Julie Gavras met en scène Mary et Adam, un couple avec une famille de 3 enfants, qui arrivent sur leurs 60 ans. Ils commencent à réaliser qu’ils vieillissent et réagissent de manière opposé, Mary essayant de l’acceptant au mieux et Adam en étant frappé d’une crise de «jeunisme». C’est avec un humour très «Woody Allen» que la réalisatrice aborde ce sujet. C’est une véritable réussite, on s’attache très vite aux personnages que ce soit le couple ou les personnages secondaires tout aussi drôles.

Sarah