Critique du film Iron Man 3 de Shane Black, avec Robert Downey Jr et Gwyneth Paltrow

Synopsis officiel

Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps : est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ?

Commentaire et critique

Après avoir frôlé la mort à New-York (dans The Avengers), Tony Stark n’a plus goût à la fête. Enfermé dans son labo avec Jarvis et son équipement toujours plus hightech, renfermé sur lui-même, il ne dort plus, il doute de lui-même et compense en se vouant corps et âme à la création d’armures toujours plus perfectionnées. Rappelez-vous, dans The Avengers, il portait la Mark 7. Au début de Iron Man 3, l’ennui et la dépression lui ont donné le temps et les moyens de travailler sur bien d’autres modèles, puisqu’il met alors à l’essai le prototype de la Mark… 42. Cette dernière est une armure surpuissante et surprenante, mais encore imparfaite et incontrôlable, à l’image de son créateur. Mark 42 est son obsession, sa fuite… C’est le masque qui lui permet d’éviter de se confronter à la réalité de ce qu’il vit et ressent… En effet, il se pourrait bien que le désinvolte, le narcissique, le flamboyant Tony Stark ait un coeur, caché, là encore, sous l’électro-aimant qui lui permet de vivre. Mais entre (sur)vivre pour soi et vivre avec les autres, Tony devra faire un choix : celui de tomber le costume (de fer)…

Kiss Kiss Blank Blank ? :

Le meilleur ennemi de Tony Stark ne serait-il pas Iron Man (et réciproquement) ? Bien évidemment la question a été déjà posée et largement développée, dans Iron Man 2 comme dans The Avengers. Rien de bien nouveau encore ici, si ce n’est que cette fois-ci, Tony n’est plus seul. Ou du moins, il comprend enfin qu’il n’est désormais plus seul…

Pepper l’aime et vit avec lui, elle lui fait aveuglement confiance et le comprend comme aucun(e) autre (hormis peut-être le docteur Bruce Banner, mais ça, c’est une autre histoire que je fantasme). Quand Pepper est en danger, il n’est plus du tout question de rigoler. Tony s’inquiète, s’émeut, se déchaine… ce qui donne lieu à quelques séquences plus sensibles et subtiles que d’autres, mais aussi quelques répliques bien senties et parfois des réactions étonnantes…

Happy a pris du grade, puisqu’il n’est plus son garde du corps (Iron Man n’a pas besoin de garde du corps) mais désormais son chef de la sécurité ; cependant, l’amitié et la complicité entre les 2 n’en demeurent pas moins tendres et fraternelles. Et puis ils sont fans de Downton Abbey. Et ça, c’est sacré.

War Machine, qui avait largement pointé le bout de son masque dans le 2, revient ici en Iron Patriot, customisé par U.S. Air Force aux couleurs subtiles du drapeau américain. Donnant lieu à un certain nombre de plaisanteries et d’un second degré « patriotique » plutôt bienvenu (déjà bien présent dans Captain America et The Avengers), on regrettera pourtant que le personnage du Colonel Rhodes (Don Cheadle) soit si peu approfondi, ne servant que de faire valoir moral au puéril et excentrique Tony Stark. C’est peut-être ici le point faible du film concernant la « consolidation » de l’entourage proche de Stark/Iron Man : en effet, le traitement Rhodey/War Machine/Iron Patriot est malheureusement assez expéditif et approximatif, frustrant donc.

Cette frustration nous la retrouvons aussi largement en la présence du second rôle féminin interprété par Rebacca Hall, Maya Hansen, qui aurait pu être absolument géniale, si son rôle n’avait pas été si bêtement illustratif. Une jolie fille sympa qui serait AUSSI un génie scientifique ? ça annonçait du très bon dès la 1ère séquence du film (un peu à l’image de l’excellente Scarlett Johansson/Natasha Romanoff dans Iron Man 2), mais sur la longueur, les scénaristes (et les monteurs ?) ont dû trouvé cela trop peu crédible aux yeux des spectateurs et l’ont progressivement rangée dans le placard à plantes vertes. Certainement le plus grand gâchis du film…

Heureusement, les personnages d’Aldrich Killian (Guy Pearce, plutôt bon, bien que trop formaté) et surtout celui du Mandarin (Ben Kingsley, comme vous ne l’avez certainement jamais vu) permettent la construction d’une intrigue plus efficace que celle d’Iron Man 2 et moins risible que celle de The Avengers. Entre expérimentation militaire, nanotechnologies, complot d’envergure (inter)national et terrorisme anarchique, l’intrigue fait surtout appel à Extremis, sorte de virus permettant de transformer des hommes et des femmes en super-mercenaires quasi invincibles et indestructibles (et très enragés). On est très loin du serum de Captain America… Et cette nouvelle forme d’ennemis, on s’en doute, ne peut que donner du fil à retordre à Tony, qui va à nouveau devoir faire preuve d’intelligence et de tactiques de combat et de défense plus ou moins improvisées, donnant souvent lieu à des scènes particulièrement surprenantes et spectaculaires. Et ça tombe plutôt bien, c’est aussi pour ça qu’on va voir un film comme Iron Man.

Iron(ic) Man :

Un des points forts du film est certainement le personnage de ce petit garçon, Harley, qui va aider Tony à un moment où Mark 42 et Jarvis décident inopinément de prendre un peu de repos dans un trou perdu des Etats-Unis, après une scène de destruction remarquablement bien foutue (et presque émouvante) que je vous laisserai découvrir par vous-même. Alors, là aussi, rien de bien exceptionnel dans l’écriture de ce duo Tony/Harley, mais on y retrouve une « Shane Black Touch » plutôt réjouissante. C’est surtout dans ce moment du film que le buddy movie se fait sentir, évitant que le film traine en longueur à ce moment de l’intrigue contre Extremis et le Mandarin. Le détournement que Shane Black fait de sa propre marque de fabrique devient ainsi tout aussi drôle que grinçante, avec quelques répliques savoureuses.

Et alors donc, la grande question : Shane -L’Arme Fatale 1 et 2, Le Dernier Samaritain, Last Action Hero, Kiss Kiss Bang Bang- Black, ça vaut vraiment quoi, ici ? Reconnaissons que tout ce qui fait le nouvel intérêt d’Iron Man 3 – le petit plus à la recette qui ne change pourtant pas – c’est bien l’arrivée de Shane Black aux commandes. Enfin, aux commandes… La franchise parait parfois comme une armure vide géante tirée par les grosses ficelles des studios.

Mais… Shane Black, grâce à qui Robert Downey Jr avait ressuscité dans le génial Kiss Kiss Bang Bang (2005), a réussi à placer quelques fils supplémentaires là où généralement on ne trouvait plus grand chose. Jon Favreau et Joss Whedon, malgré tous leur mérites (un travail d’écriture plutôt sympa au niveau des interactions entre les personnages pour The Avengers, notamment), avaient malheureusement bien trop disparus derrière de grosses blagues potaches (efficaces, certes) et des idées visuelles marquantes, mais rongées par un excès d’effets en tout genre qui perdait le spectateur et le sens même du film.

Alors, soyons (voyons) clair, ce n’est pas non plus la panacée avec Shane Black, mais il s’en tire plutôt honorablement, même dans les scènes d’action. Comme dans les autres films, le climax est toujours aussi spectaculaire et virevoltant, dans l’excès permanent, mais ici, nous restons face à un excès « sous contrôle ». En effet, contrairement à la fin d’Iron Man 2 et de The Avengers où l’on bascule très vite dans un excès grotesque involontaire, ici, la mise en scène et l’écriture des scènes d’action parviennent à rester dans une certaine maîtrise (toute relative) du spectaculaire. L’écriture et la mise en scène de Shane Black permet ainsi au spectateur de toujours se situer dans l’espace et le déroulement des actions plus qu’impressionnantes, sans jamais perdre (ou presque) le contrôle de ce qu’il est en train de regarder et comprendre de la situation. Vous en aurez plein les yeux (surtout avec la 3D relief, très efficace), mais sans être pour autant aveuglé par le feu d’artifice permanent. Et c’est suffisant rare pour que cela soit souligné.

A coeur ouvert :

La sortie d’un nouveau film de chez Marvel, c’est la promesse d’un bon divertissement grand public, cool et spectaculaire : c’est par excellence la sortie entre potes et la sortie familiale (enfants, parents, grands-parents,…). La sortie d’un nouvel Iron Man (inclus The Avengers), c’est aussi la promesse d’un show inégalable de Robert Downey Jr, décomplexé à souhait, réjouissant d’extravagance, d’impertinence et d’auto-dérision. Un acteur (et un personnage) qui se veut, bien évidemment, davantage charismatique que Thor, Captain America et autres Hulk. Iron man 3 se lance ainsi assez fièrement au sommet de l’ensemble des derniers Marvels, plaçant la barre haut, barre que certainement seul The Avengers 2 cherchera à atteindre.

Rien de nouveau cependant sous le soleil de la franchise : la recette est toujours la même (mais elle fonctionne, pourquoi la modifier ?), cependant ici, quelques surprises et coups de théâtre (des spoilers sur lesquels je n’insisterai pas, vous verrez bien par vous-mêmes) permettent d’ajouter une saveur nouvelle, saveur un peu piquante que certains adoreront, que d’autres oublieront très vite après l’avoir goûtée.

Malgré la participation appréciée de Shane Black, l’intrigue d’Iron Man 3 aurait pu être davantage consolidée, mais dans le genre, on a rarement vu mieux. Alors le temps de la projection, ne boudons surtout pas notre plaisir ! Et promis, Robert Downey Jr réussira toujours à vous tirer un paquet de sourires et même quelques éclats de rire sincères et spontanés 🙂

Caroline

Tuesday’s US Box Office Report S02E02

Long time no see !
Avec un jour de retard (ou presque), voici mon petit compte rendu du box office américain, du week-end dernier et avec quelques observations sur les films actuellement à l’affiche.

Dans le Top 10, on retrouve une sortie d’il y a 10 jours, deux nouveautés et des films qui traînent depuis quelques semaines.

Numéro 1: Shrek 4. Moins performanf financièrement, le dernier volet des aventures de l’ogre vert ne déplace pas les foules dans les salles américaines. Si l’on corrige également du biais financier de la 3D, le constat s’alourdit. Rien de vraiment alarmant cependant, le film cumule déjà plus de 130 millions de dollars au pays de l’oncle Sam et devrait atteindre les 200 millions sans trop de problèmes, sans compter l’exploitation internationale qui devrait également rapporter plus de 200 millions. Le budget du film de 165 millions de dollars et une campagne marketting standard pour un blockbuster de 150 millions seront donc rentabilisés.

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Critique du film Iron Man 2

iron man 2

Après beaucoup d’attente, de péripéties diverses et quelques déceptions, j’ai enfin pu voir la suite d’Iron Man. Le premier du nom m’avait déjà beaucoup enthousiasmée, et c’est donc sûrement sans grande objectivité que j’ai découvert le 2. Bon, la faute peut-être à Robert Downey Jr et à son charisme parfait dans le rôle de Tony Stark.

Contrairement à Tobey Maguire et son double « numérique » dans Spiderman (rappelant beaucoup une bouillie de pixels), Robert Downey Jr est aussi à l’aise dans son armure de synthèse que dans un smoking.  Iron Man (1) avait réussi le pari (alors énorme pour un film de super-héros) de se défaire du tout CGI pour revenir à une mixité de différentes techniques de VFX permettant d’offrir une meilleure intégration des acteurs dans l’action et les décors. C’est donc naturellement qu’Iron Man 2 continue dans la lancée : mesdames mesdemoiselles messieurs, vous allez vous en prendre plein la vue. Tout est fait pour vous éblouir, quitte à laisser le scénario un peu de côté. Aïe, là ça se complique… Décevant ? Oui un peu, surtout quand on sait que le scénariste Justin Theroux est le génial auteur de Tonnerre sous les Tropiques et qu’il aurait pu largement mieux faire ici. Mais bon, dans Iron Man 2, le spectacle est toujours là, pour tout le monde et on oublie que le récit est un peu faiblard (le premier n’était pas non plus à tomber de son fauteuil, faut bien se l’avouer aussi). Donc pour vous :

Mesdames, Tony fait les yeux encore plus doux à Pepper et se découvre l’âme d’un romantique, Mesdemoiselles, le fessier d’Iron Man (avec ou sans armure) est toujours très bien mis en valeur. Messieurs, les ironettes, les jambes de Pepper et Nathalie et la combinaison de Black Widow vous feront pétiller les yeux.

Sans oublier nos amis fidèles les geeks, à qui Tony offre une belle démonstration de son environnement software et d’assemblage « hardware » ; ainsi que nos amis fidèles les mélomanes, qui seront ravis de l’excellente bande musicale (avec un petit mix Queen/Daft Punk pendant un combat Iron Man / War Machine particulièrement réjouissant).

D’ailleurs, ne soyez pas trop déçus, il y a bien du AC/DC, mais nous sommes loin d’une bande son entièrement composée par le groupe, contrairement à ce qu’a pu annoncer la promo.

Et sinon, l’intérêt de la suite me demanderez-vous ? Et bien, tout simplement, est-ce que Tony Stark a gagné en maturité dans Iron Man 2 ? Pour y répondre, l’enjeu de ce deuxième opus repose principalement sur les relations qu’il développe avec les autres personnages :

PepperGwyneth Paltrow qui offre une nouvelle fois un duo de choc (un peu) et de charme (surtout) avec Tony Stark/RD Jr, et une mention particulière pour la scène dans l’avion, touchante dans l’inversion des rôles…

Rhodey – incarné par un Don Cheadle convaincant en remplaçant de Terrence Howard mais plutôt sous exploité, malgré la forte présence de War Machine !

Nathalie « Black Widow » – magnifique Scarlett Johansson qui connaît malheureusement le même sort que Don Cheadle, mais qui permet de renforcer l’intérêt du SHIELD pour Tony… ça annonce subtilement The Avengers 😉

Nick Fury –  à qui Samuel L. Jackson offre un rôle plus développé, tout aussi euphorisant que dans les dernières secondes du premier Iron Man, et apportant enfin du sens dans la vie de Tony.

Justin HammerSam Rockweel – qui s’en sort plutôt bien en concurrent loser de Stark !

Ivan Vanko « Whiplash » – le grand méchant incarné par Mickey Rourke, – qui à défaut de donner le meilleur de lui-même s’imprègne sympathiquement du personnage et semble même parfois s’amuser un peu.

Mais la relation la plus forte est celle que Tony développe avec lui même. Son narcissisme est encore plus exacerbé et agaçant que dans le premier, le rendant aussi plus fragile, plus en retrait avec les autres, se demandant même s’il pourra survivre à Iron Man : il s’empoisonne lentement, de son cœur qui déraille mais aussi de tout ce qu’il a avoué et  surtout de tout ce qu’il n’avoue pas. Il s’empoisonne de sa trop grande confiance en lui et du manque de confiance en les autres. Tony Stark est un grand sensible, rongé par la solitude et le chagrin dû à un père trop peu présent dans son enfance. Solitude et chagrin qu’il noie, soit dans la construction de nouvelles armures, soit dans l’alcool.

L’alcool, son grand vice, qui l’entraine d’ailleurs à chaque fois dans des incidents « WTF », la scène de la soirée d’anniversaire atteignant le sommet du grand n’importe quoi. Car oui, Iron Man 2, reprend forcément ce qui avait fait le succès du premier titre avec du pur divertissement où priment l’action et l’humour et où une certaine conception de l’action « 6ème degré » est appliquée à plusieurs reprises. Certains spectateurs déjà réfractaires au genre s’offriront certainement une petite palmface de temps à autre, d’autres hurleront leur jouissance. De ce fait, le rythme est plutôt irrégulier, alternant majoritairement entre pure action, pure déconnade (voire les deux) ou pure déprime de Tony qui tente de communiquer son mal-être d’une façon ou d’une autre, déprime qui permet cependant d’étoffer finement ce super héros milliardaire, génie adulescent qui ne supporte aucune contrainte de la vie.

De toute façon, Iron Man 2, comme le 1er et à l’image de Tony Stark, ne se prend pas au sérieux. Même si parfois, certains pétages de câble de Tony Stark rappellent Peter Parker dans Spiderman 3 (oui, là je sais, ça fait plutôt mal comme comparaison), il reste une liberté de ton, une vision délirante du mythe du super héros qui permet de hisser cette suite dans la catégorie des (plutôt) bonnes adaptations de comics. Si vous aviez adoré le 1, prenez tout de même en compte que l’effet de surprise ne fonctionne plus ici, il y aura donc des déçus mais le plaisir de retrouver Tony Stark est quand même bien là. L’énergie et la passion devant et derrière la caméra de Jon Favreau et de Robert Downey Jr y sont pour beaucoup, grâce à cette présence de l’humour un peu absurde, mais aussi de respect pour le dandy en armure.

Caro

La Grande Question : Qui pour rassembler les Vengeurs ?

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Alors qu’Iron Man 2 va bientôt sortir en salle, le contrat pour la réalisation du crossover ultime The Avengers est en passe d’être signé. Mais par qui ?

Pendant longtemps le nom de Jon Favreau avait circulé, après le carton critique et public d’Iron Man, ce dernier était en position de force pour diriger la super-équipe de Marvel, mais pour des problèmes « d’emploi du temps », il se contentera du post de producteur exécutif. Mais pourquoi donc ? Certainement parce que le projet est plus casse-gueule qu’il n’y paraît : Iron-Man est excellent, Hulk déjà moins bon, réussir un Captain America pas ridicule semble difficile et enfin Kenneth Branagh va tourner Thor qui est quand-même un grand blond avec un marteau magique. Le mélange des quatre peut-être fun sur du papier mais sur grand écran c’est une autre histoire !

Après un Hulk médiocre, Louis Leterrier s’était porté aussi candidat pour diriger la team. Le monsieur avait presque l’air crédible, son sort étant lié au succès du Choc des Titans qui malheureusement, et ce malgré un excellent premier WE, s’est bien cassé la gueule au box-office US et c’est fait un peu calmer par les critiques. C’est donc un peu grillé pour le frenchy à moins d’une surprise de dernière minute.

Le favori actuel est Joss Whedon, bien connu des geeks pour ses créations TV Buffy, Angel et Firefly, mais aussi pour ses détours au ciné avec les scénarios de Titan A.E.Alien: Resurrection et Toy Story, et enfin la réalisation au ciné de Serenity, suite et fin de Firefly. Du lourd pour les fans donc, mais rien non plus de gigantesque en particulier niveau ciné, où même si son space-opera old-school avait franchement de la gueule, il n’est pas encore très expérimenté. Il avait bien tenté de s’attaquer à Wonder Woman mais le projet ayant capoté, ainsi que sa série Dollhouse, il s’est rabattu sur une web-série musicale déjantée avec Dr. Horrible’s Sing-Along Blog.
Joss a donc une bonne base de fans (mais pas assez pour sauver ses séries), il touche sa bille en comics étant lui-même scénariste et sait créer des univers : pourquoi ne pas lui laisser sa chance ? Au moins à l’écriture du script ?

Bilan : un réal inexpérimenté mais connaisseur, un autre qui a fait ses preuves mais qui semble sceptique et un troisième qui croit en ses rêves. Moi aussi, j’ai envie d’y croire en ce film, mais ça me paraît de plus en plus compliqué malgré les efforts de Marvel d’unifier le tout et garder une certaine continuité. Le projet est énorme, les enjeux aussi, la question est donc cruciale :

Vous voyez qui pour rassembler les Vengeurs ?

Fuzzy Dunlop, la fuite chez Marvel

marvel movies logos

Depuis plusieurs jours, il y a eu pas mal de rumeurs sur les prochaines productions Marvel qui ont été quasiment toutes officialisées peu de temps après :

  • La sortie de Avengers / Les Vengeurs a été décalée d’un an à cause de problème de financement et du planning de Jon Favreau dont la production de son Iron Man 2 a été accelérée avec la confirmation de Mickey Rourke dans le rôle de la Dynamo Pourpre et de Scarlett Johansson dans celui de la Veuve Noire (Why not ?).
  • D’autres films suivent le mouvement et seront décalés par rapport au planning initial que l’on vous avait déjà donné il y a presque un an. Marvel se retrouve maintenant avec au moins un blockbuster par an entre 2010 et 2012 :
    • Iron Man 2 : toujours au 7 Mai 2010
    • Spider-Man 4 : annoncé officiellement pour le 6 Mai 2011 (qui va finir par sortir avant tout le reste)
    • Thor : soertira le 17 Juin 2011 et annoncé au départ pour le 16 Juillet 2010
    • The First Avenger : Captaine America : 22 Juillet 2011 à la place du 6 Mai
    • Avengers / Les Vengeurs : 4 Mai 2012 au lieu 15 Juillet 2011
  • Alexander Skarsgård, fils de Stellan, est le petit favori de Kenneth Branagh pour le rôle de Thor fil d’Asgard et Marvel espère que papa Stellan Skarsgard fera un petit caméo dans le rôle d’Odin, en tout cas ils ont le nom de l’emploi.
  • Loki quant à lui sera certainement interprété par Josh Hartnett si les négociations aboutissent.
  • Enfin, la Fox pense sérieusement à rebooter Daredevil et les Quatre Fantastiques.

L’explication à toutes ses fuites soudaines est simple : il y a sans doute un nouvel informateur dans la place qui balance des infos plus ou moins officieuses provenant de Marvel à différents sites de ciné US.

Reste à savoir si cet informateur surnommé Fuzzy Dunlop (certainement fan de The Wire) n’est pas aussi bidon que son pseudo et si tout ça n’est pas encore un petit coup de com de Marvel pour relancer le buzz sur leurs futurs films.

Via l’unique Harry

Making Iron Man : le journal photos de Jeff Bridges

Lors du tournage d’Iron Man, Jeff Bridges (The Dude) n’a pas seulement été l’interprète d’Obadiah Stane mais il a aussi été photographe de plateau.

Il a ainsi saisi quelques moments intimes de ce tournage où l’on croise forcément Robert Downey Jr., Gwyneth Paltrow et Jon Favreau.

Vous pourrez retrouver l’intégralité de ses clichés accompagnés de ses commentaires sur son site officiel et en attendant vous pouvez voir une petite sélection dans la suite : Continuer la lecture de « Making Iron Man : le journal photos de Jeff Bridges »

Iron Man 2 : une suite pour 2010

Iron Man

Et oui, à peine le film sorti aux US, le directeur de la Paramount (distributeur du film, le film étant le produit par Marvel Enterprises) a annoncé lors de l’avant-première, que si le film marchait bien ils verraient bien une suite pour une sortie la même semaine en 2010. Aux vues des premiers chiffres d’exploitation (35 millions de $ pour le premier jour US et 22.4 millions pour les 2 premiers jours à l’international), je crois qu’on peut mettre une croix dans nos calendriers pour le 28 avril 2010.

Maintenant, on peut se demander de quoi va/peut parler cette suite (attention [SPOILER] dans la suite, des détails du film seront abordés). Si vous avez d’autres détails/théories pour le prochain films, hésitez pas à les mettre en commentaires avec une balise [SPOILER] ;).

[SPOILER ON] Continuer la lecture de « Iron Man 2 : une suite pour 2010 »

La sélec du mercredi #16

En ce mercredi 30 avril 2008 sortent 18 films, soit vraiment beaucoup trop, voici donc La Sélec de Filmgeek selon les règles afin de vous aider à faire votre choix.

  • Premier feu
    Iron Man
    De Jon Favreau et avec Robert Downey Jr., Terrence Howard
  • 2h à tuer ?
    Deux jours à tuer
    De Jean Becker et avec Albert Dupontel, Marie-Josée Croze
  • Régression
    15 ans et demi
    De François Desagnat et avec Daniel Auteuil, Juliette Lamboley
  • Le Grand Plagiat
    Le Grand alibi
    De Pascal Bonitzer et avec Miou-Miou, Lambert Wilson
  • Père Castor, raconte nous une histoire ! Père Castor…
    Mèche Blanche, les aventures du petit castor
    De Philippe Calderon et avec André Dussollier
  • Le comble serait qu’il se fasse plaquer 😉
    L’Amour de l’or
    De Andy Tennant et avec Matthew McConaughey, Kate Hudson
  • Les Choristes version QHS
    Les Hauts murs
    De Christian Faure et avec Carole Bouquet, Catherine Jacob

Les autres et les reprises :

  • Ciao Stefano
    De Gianni Zanasi et avec Valério Mastandrea, Caterina Murino
  • L’Un contre l’autre
    De Jan Bonny et avec Matthias Brandt, Victoria Trauttmansdorff
  • Des temps et des vents
    De Reha Erdem et avec Elit Iscan, Ali Bey Kayali
  • Joshua
    De George Ratliff et avec Sam Rockwell, Vera Farmiga
  • Marié(s) ou presque
    De Franck Llopis et avec Bernard Le Coq, Emma Colberti
  • L’An 01
    De Jacques Doillon et avec Cabu, François Cavanna
  • La Soif du mal
    De Orson Welles et avec Charlton Heston, Janet Leigh
  • Il va pleuvoir sur Conakry
    De Cheick Fantamady Camara et avec Alexandre Ogou, Moussa Keita
  • Le Gaucher
    De Arthur Penn et avec Paul Newman, Lita Milan
  • Mai 68
    De Gudie Lawaetz
  • La Dernière tentation du Christ
    De Martin Scorsese et avec Willem Dafoe, Harvey Keitel

Encore un mercredi surchargé en sorties, difficile pour les petits films de se faire une place, certain gros vont certainement se vautrer aussi. A ce petit jeu Iron Man devrait cartonner (grosse licence, grosse promo, grosse armure, gros casting…) et après… Perso, je suis toujours tenter par un Dupontel, malgré mon allergie à Jean Becker et sinon on peut toujours voir et revoir La Soif du Mal en souvenir de Charlton Heston.