Critique du pilote de la série The Following

FilmGeek a eu l’occasion de voir le pilote de The Following en avant première dans les locaux de TF1. La série qui débarquera sur les écrans américains le lundi 21 janvier sera disponible dès le lendemain sur la plateforme VOD MyTF1VOD en France.

The Following suit Joe Carroll (James Purefoy) et Ryan Hardy (Kevin Bacon). Le premier, grand fan de l’écrivain Edgar Allan Poe est également tueur en série. Il a poignardé et retiré les yeux de 14 jeunes femmes suivant ses cours de littératures à la fac. Le second est l’agent du FBI qui l’a arrêté après ses effroyables faits. Maintenant à la retraite, il est dans l’obligation de reprendre du service lorsque Carroll s’échappe de prison. Cette fois-ci la donne change. Si Hardy réussi à retrouver rapidement la trace de son ancien némésis,  le dessein du serial killer semble prendre de l’ampleur à la découverte d’un véritable culte qu’il a mis en place via internet. Des fidèles qui suivront à la lettre les directives de Carroll afin de mettre en place sa vengeance sur Hardy et de continuer sa série de meurtres.

Doté d’un casting solide, Kevin Bacon (X-Men : Le Commencement), James Purefoy (Episodes, Rome), Natalie Zea (Justified), Nico Tortorella (Scream 4) The Following est l’une des séries les plus attendues de l’année. Elle sort de la tête de Kevin Williamson, déjà créateur de Dawson, The Vampire Diaries et scénariste de Scream.

Dans une atmosphère proche des années 90, le pilote plante rapidement le décors et tout s’enchaîne vite. L’épisode est structuré par des flashbacks, nous permettant de replacer l’histoire dans son contexte et le rythme ne cesse de s’accélérer. Peut être un peu trop ? C’est là qu’arrive le premier défaut. Ce fut déjà le cas avec le pilote de Last Resort, beaucoup trop dense et qui aurait mérité un double épisode de lancement. Pourtant pour The Following c’est différent et ce défaut n’en est finalement pas vraiment un. L’enquête pour appréhender Carroll est, certes, beaucoup trop rapide mais ce rythme élevé sert la narration. Le but de ce premier épisode n’est pas une introduction à l’enquête sur l’évasion de Carroll, mais la découverte de sa secte par Hardy et le FBI. Carroll ne veut pas retrouver sa liberté, il ne cherche pas à se cacher, il tient seulement à finir ce qu’il avait commencé et à lancer sa toute nouvelle «entreprise». Reste à espérer que le rythme des enquêtes ne sera pas aussi rapide pour les épisodes suivants.

Le pilote réussit son pari en utilisant parfaitement les codes du thriller tout en n’omettant pas l’installation d’une trame que l’on suivra tout au long de cette saison. C’est là qu’arrive la difficulté. Si la tension est maitrisé dans cet épisode avec notamment un magnifique face à face final au montage alterné, la suite devra être à la hauteur. Et pour cela elle devra d’une part trouver son rythme de croisière, d’autre part éviter de tomber dans «Le tueur en série de la semaine» en laissant de côté l’intrigue principale. L’un des points forts de ce pilote reste son ambiance et la volonté de Williamson d’aller au bout des choses. Dans ce sens il parvient à nous surprendre et nous donner l’envie de continuer cette prometteuse série.

Romain

Critique du film X-Men : Le Commencement de Matthew Vaughn

Après un X-Men 3 et un X-Men Origins : Wolverine, on peut le dire, désastreux, un nouveau projet estampillé X-Men avait de quoi faire peur. Alors que Bryan Singer avait quitté la saga après l’excellent X-Men 2 il revient en tant que producteur sur ce dernier opus et ça se ressent puisque avec Matthew Vaughn (Stardust, Kick Ass) en plus à la réalisation le film est une véritable réussite.

L’histoire se place tout d’abord en 1944 en pleine 2nd Guerre Mondiale avec le petit Erik Lehnsherr qui se voit séparé de ses deux parents emmenés par l’armée nazi.

Après cette introduction maîtrisée où les premiers enjeux du film sont mis en place, on fait un bond dans le temps pour se retrouver en pleine Guerre Froide où nous n’allons pas tarder à découvrir le dessein d’un certain Sebastian Shaw interprété avec plein de classe par un Kevin Bacon épatant.

Car si l’histoire a pour objectif de définir la première rencontre et la relation entre les jeunes Charles Xavier et Erik Lehnsherr, il ne faut pas oublier Sebastian Shaw qui – en plus de vouloir créer une 3ème Guerre Mondiale et asseoir son pouvoir sur le monde – est le déclencheur de ce qui amènera plus tard le duel fratricide entre Professeur X et Magneto.

Le film produit par la 20 Century Fox se veut moins bavard que les productions Marvel (Thor ou Iron Man), je dirais même mieux maîtrisé. D’une part au vu d’un casting bien choisi avec mention très bien pour James McAvoy et Michael Fassbender. Ce dernier pourrait même truster la place de star du métrage tant le film s’intéresse particulièrement à son évolution et comment Magneto va apparaitre. Mais le film réussit tout aussi bien les multiples intrigues de ce prequel et n’oublie pas de faire la part belle aux seconds rôles en nous invitant à la découverte de leurs pouvoirs et nous entraîne dans une séquence d’entraînement fort joliment montée et rythmée.

X-Men : Le Commencement se place alors dans le haut du panier des films de Super-Héros grâce à un casting impeccable, une mise en scène et un scénario maîtrisés ne nous perdant jamais, même si quelques puristes râleront des anachronismes liées à certains mutants. Le film redore le blason de la sage et on espère que ça ne s’arrêtera pas là.

PS : Il n y a aucune scène post-générique.

Romain