Deuxième Séance : Robin des Bois (2010)

La légende de Robin des Bois a été traitée dans de nombreux films d’aventure, plus ou moins comiques et ce depuis plus de 50 ans. L’ensemble de ces films s’attachait à la période où Robin est un paria, et où il batifole en forêt. Personne n’a parlé des événements se déroulant auparavant. Ridley Scott vient donc s’en occuper dans une fresque épique à 200 millions de dollars dans le pur esprit de Kingdom of Heaven. Après 300 millions de dollars de recettes en salles, chiffre un peu décevant par rapport à Gladiator, mais nettement meilleur que Kingdom of Heaven, Robin Hood s’apprète à débarquer en DVD et bluray.

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Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S03E22

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Cette semaine est virile, riche en testostérone, avec la romance entre Jim et Ewan, les gladiateurs modernes du Superbowl, des sumos déjantés et le vilain qui unit Robert et Jude, il y a de quoi faire très mâle.

Interview avec Mark Strong, le bad guy de Sherlock Holmes

sherlock holmes mark strong blackwood

Le 15 Janvier dernier au Bristol à Paris, j’ai la chance d’être convié par Allociné à l’interview de Mark Strong aka Lord Blackwood dans le dernier film de Guy Ritchie : Sherlock Holmes. Quelques jours auparavant, la Warner nous a fait découvrir le film en avant première (lire la critique de Caro sur le film).

Entourée de 3 autres bloggeurs (Marc de Cloneweb, Valérie de Shunrize, et Chandleyr de BuzzMyGeek) ainsi que de l’équipe d’Allociné, nous attendons sagement l’acteur qui est d’après les attachés de presse ravi d’être interviewé par des bloggeurs. Un petit résumé de la rencontre.

Mark Strong rentre et nous sommes immédiatement charmés par sa présence bienveillante. L’homme est simple. Il se présente et sert la main à tout le monde et prend sa place. Petite pointe de professionnalisme, il veille à ce que tous nos enregistreurs numériques puissent l’entendre.
La première chose frappante quand on le voit : il n’a physiquement rien à voir avec son personnage. Lord Blackwood est imposant avec ses cheveux noirs jais, sa carrure épaisse. Mark Strong est un homme fin, distingué, dégarni.
C’est ma toute première interview alors je laisse mes camarades commencer.
L’interview débute. Valérie de Shunrize fait un parallèle entre ce fameux Lord Blackwood et les méchants de la Hammer. L’acteur est flatté et il nous révèle que le travail avec Guy Ritchie sur ce personnage a été l’apparence. Beaucoup de recherche sur la texture des vêtements (un peu SM), sur sa posture, sa coiffure. Le personnage devait dégager puissance, présence et force pour justifier son emprise sur ses serviteurs. Tous ces éléments rapprochent effectivement Blackwood de Dracula.
A la fin de la première question, on découvre un Mark Strong ouvert, patient et consciencieux de répondre à nos questions. Notre anglais approximatif est loin de le rebuter.
Chandleyr de Buzzmygeek enchaîne après Valérie et comme son nom l’indique, c’est un geek . En une question, il réussit à nous sortir les 5 derniers films dans lesquels joue Mark Strong. Une constance se révèle : Mark Strong est abonné aux méchants. N’est il pas effrayé d’être enfermé dans cette catégorie de rôle ?
Et là on voit la sagesse des acteurs britanniques. Cela fait 25 ans qu’il pratique ce métier. Il a fait beaucoup de théâtre et de télévision en Angleterre ce qui lui a permis d’essayer toutes sortes de rôles. La variété : il connaît alors il est juste content de pouvoir travailler sur des projets intéressants avec des réalisateurs dont il aime le travail. S’il doit être le méchant dans des films intéressants, ça ne lui pose aucun problème. Il trouve même les méchants plus intéressants à jouer. Chandleyr lui donne même l’idée de devenir le nouveau méchant de James Bond.
Au passage, on apprend qu’il connaît Danny Boyle, Ridley Scott, Guy Ritchie depuis ces années théâtre et que Daniel Craig est le parrain de son fils.
Marc de Cloneweb continue les questions notamment sur les stars du film : le duo Robert Downey Junior et Jude Law. On apprend qu’il connaît Jude Law depuis longtemps et qu’il a découvert Robert Downey Junior à l’occasion de la lecture du scénario avec Guy Ritchie. Pour l’interprète de Lord Blackwood, ce sont des acteurs extrêmement professionnels et des personnes tout à fait accessibles et aimables.
Marc de Cloneweb est très renseigné sur les futurs projets de Mark Strong notamment le très attendu « Robin des bois » de Ridley Scott (qu’il nous promet surprenant), le prochain Andrew Stanton (réalisateur de Wall-E) John Carter of Mars dont le tournage n’a pas commencé. Marc a même essayé de dégoter une exclusivité : la participation de l’acteur dans le prochain Alex de la Iglesia mais ce n’était malheureusement qu’une rumeur.
Mon tour est arrivé et les autres ont posé des questions très intéressantes alors je reviens aux bases. Comment aborde t il son travail d’acteur ? Que pense t il du style Guy Ritchie dans l’univers de Sherlock Holmes ? Et enfin ses scènes préférées dans le film.
Mark Strong est un acteur de théâtre qui apprend à se fondre dans son personnage avec les accessoires. En regardant, l’acteur dans ses autres films, on ne le reconnaît pas. Il a comme Russel Crowe, Edward Norton une faculté à se transformer pour devenir son rôle.
Guy Ritchie est un réalisateur qu’il connaît bien (3 collaborations depuis 2005). Son implication dans Sherlock est une idée tout à fait judicieuse pour dépoussiérer ce mythe et après avoir vu le film, Mark pense qu’il a fait avec brio.
Ses scènes préférées sont celles qui privilégient les face à face Sherlock Holmes face à la fiancé de Watson jouée par Kelly Reilly et Sherlock Holmes face à Blackwood dans la prison.
L’attaché de presse nous signale gentiment la fin de l’interview et Mark Strong termine par une boutade « Je suis le seul du film que vous rencontre ? Oh je suis désolé pour vous ». So british ! Un acteur qu’on va voir souvent et qui le mérite.

[MAJ] Hop, la vidéo de l’entretien dans la suite : Continuer la lecture de « Interview avec Mark Strong, le bad guy de Sherlock Holmes »

Critique de Sherlock Holmes de Guy Ritchie

affiche sherlock holmes poster

Sherlock Holmes, un film de Guy Ritchie, le 3 février au cinéma.

Exit Bella et Edward, Jack Sully et Neytiri, le plus beau couple de ces derniers mois au cinéma, c’est Holmes et Watson. Ça tombe bien, puisque qu’entre I love you, man (sorti récemment en dvd) et I love you Philip Morris (bientôt au cinéma), les couples masculins ont la vedette. Un peu plus qu’une bromance, un peu moins qu’un amour fou, le film de Guy Ritchie met tout de même le ton : Watson doit « quitter » Holmes pour se marier avec sa fiancée Mary. Le détective ne l’entend pas de cette oreille et tente par tous les moyens de le retenir auprès de lui, dans leur petite routine au 221b Baker Street. Pour cela, quoi de mieux que de se plonger dans une nouvelle enquête, comme celle de la possible « résurrection » du Lord Blackwood, pourtant officiellement constaté mort par Watson lui-même.

En y regardant bien, tout le rythme du film se crée, non pas autour de l’enquête elle-même, mais autour de la relation fusionnelle qui unie Holmes et Watson. Et ça fonctionne plutôt bien, en tout cas dans la première heure, où l’on s’amuse vraiment de ce drôle de couple, des réparties plutôt cinglantes qu’ils s’envoient constamment, et de leurs regards et gestes qui révèlent une profonde affection/dépendance l’un à l’autre. C’est plutôt touchant et joli à voir, à l’image des deux acteurs, Robert Downey Jr et Jude Law exquis et irrésistibles (et sexy) dans les rôles et qui parviennent à inscrire une sincère complicité à l’écran.

Ce qui pêche finalement, c’est qu’en dehors d’eux, plus rien n’a réellement de relief, mis à part le second rôle de l’Inspecteur Lestrade (joué par l’excellent Eddie Marsan), la musique de Hans Zimmer, parfaite et la mise en scène de Guy Ritchie, efficace, qui dépoussière le mythe tout en préservant son état d’esprit original (et certaines séquences sont de véritables leçons de cinéma, retenez notamment la scène de boxe et celle de l’explosion).

Les personnages féminins (Mary Morstan, interprétée par Kelly Reilly et Irene Adler par Rachel Mc Adams) manquent de contrepoids, et Lord Blackwood (Mark Strong) aurait mérité de bénéficier d’avantage de nuances et ne convient pas tellement comme méchant ici. Il n’est pas à la hauteur de Sherlock, il semble être là uniquement comme un entrainement, en attendant le vrai affrontement avec le professeur Moriarty, futur ennemi juré de Holmes. Et ce qui fait le plus défaut, finalement, c’est l’enquête elle-même, trop classique, un peu vaine, qui n’accroche pas véritablement le spectateur. D’où un sentiment d’ennui qui peut quasiment apparaître dans la deuxième partie du récit, sans parler du climax mal ficelé et décevant, tant les enjeux dramatiques peuvent manquer de ressort. Heureusement que l’annonce d’une suite un peu plus excitante dans les dernières minutes, et le générique, très beau, permettent de sortir du film sur une note malgré tout positive.

Sherlock Holmes par Guy Richie est finalement une bonne mise en place des personnages et des lieux (belle reconstitution du Londres victorien, entre misère et révolution industrielle, apportant une ambiance assez noire à l’ensemble), mais voilà, un peu comme Batman Begins annonçait The Dark Knight, on attend à présent d’entrer dans le vif de l’action, avec un vrai méchant et une enquête à la hauteur des capacités de Holmes.

En attendant, ne vous fiez pas à la bande-annonce, plutôt déstabilisante, qui ne vend pas le film tel qu’il est vraiment : Sherlock Holmes est bel et bien un hommage plutôt fidèle au héro de Conan Doyle (je vais d’ailleurs me replonger dans les nouvelles), un divertissement qui manque parfois de souffle certes, mais avec suffisamment de finesse et d’intelligence pour le placer dans la catégorie supérieure des blockbusters.

Caro

Zoom (rapide, en traveling arrière) sur Joel Silver

commando
Qui connaît le producteur Joël Silver ? Si je vous dit L’Arme Fatale, Piège de Cristal, Prédator, Matrix ou V pour Vendetta, ça vous rafraîchit la mémoire ? Ou alors l’ultimate, version codifiée du jeu au frisbee ? Ouais, il a co-inventé dans les années 70 !

joelsilver

Sur FilmGeek ce soir, on va parler un peu business et production, puisque les prochaines productions de Joël Silver font parler d’elles : tout d’abord Ninja Assassin, mais également Sherlock Holmes et Le Livre d’Eli.

Joël Silver a aujourd’hui 57 ans. Avant de lancer Silver Pictures en 1985, il a produit pour Fox et Paramount, notamment des films de Walter Hill et en particulier deux de ses films majeurs : Les Guerriers de la Nuit (dont Tony Scott veut faire un remake) et 48hrs.

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