Compte-rendu du déjeuner de presse du film De l’autre côté du périph, de David Charhon, avec Omar Sy et Laurent Lafitte.

Lundi 10 décembre, j’ai été conviée au déjeuner de presse du film « De l’autre côté du périph« , où, pendant plus d’une heure, j’ai partagé un repas avec les deux comédiens principaux du film : Omar Sy et Laurent Lafitte, ainsi que le réalisateur : David Charhon.

Le film est un sympathique buddy movie, divertissant et un brin désinvolte, mettant en scène deux flics aux méthodes et aux caractères bien trempés mais radicalement différents, François Monge (Laurent Lafitte) et Ousmane Diakité (Omar Sy), révélant deux visages de la région parisienne : Paris et la banlieue. Un film donc sur la différence, sur l’intégrité, mais surtout sur l’amitié.

Le film repose sur deux principales références cinématographiques : Josse Beaumont, le dur-à-cuir(e) incarné par Jean-Paul Belmondo dans Le Professionnel de Georges Lautner et Alex Foley, le flic de Beverly Hills joué par Eddy Murphy. Mais ce sont finalement deux grandes tendances du cinéma policier qui s’entremêlent dans ce film, pour le pire comme pour le meilleur : les films policiers français des années 1970, ceux de Georges Lautner en tête, et tous les buddy movies du cinéma nord-américain des années 1980 à nos jours, des Armes Fatales à la « Bon cop, bad cop ».

D’entrée de repas et de jeu, on nous a servi Laurent Lafitte qui a attaqué très fort la discussion en parvenant à manger une salade de roquette de manière très élégante (ce que je n’ai, personnellement, pas su faire), tout en nous expliquant son rôle dans le film.
Ce qui lui a plu dans le scénario et ce qui lui a fait accepter de jouer son personnage, c’était la potentialité du film à aller au delà des clichés tout en s’y attaquant de front. En effet, le film n’a pas peur de la caricature, les situations de comédies naissant justement de cette confrontation avec les clichés, ce qui permet de les désamorcer habilement par la suite, en les ancrant dans un contexte plus sérieux. Ainsi, le personnage le plus moral n’est pas forcément celui qu’on croit, et inversement, ce qui a permis de créer des personnages complémentaires mais aussi plein de surprises.
Laurent Lafitte est ensuite revenu sur son engagement au sein de la Comédie Française, une situation nouvelle dont il est très fier et qui a modifié de nombreuses choses du côté de l’organisation de ses plannings de tournage, étant donné qu’il doit maintenant faire des demandes de congés pour faire des tournages. Il doit maintenant peser à chaque fois le pour et le contre : tournage ou théâtre ?
Il n’est pas du genre Actors Studio, mais il a expliqué que la présence d’un consultant de la police avait été nécessaire pendant le tournage de certaines scènes, afin qu’il soit sûr que ses gestes, ou ses sommations, soient les plus justes et réalistes possible. Il a aussi dû apprendre à manier une arme, une expérience qu’il a proprement détestée. Il nous a avoué qu’il n’a jamais été à l’aise avec les armes, contrairement à la nudité qui ne lui pose aucun problème (comme le prouvent plusieurs scènes du film).
Il nous a raconté ensuite comment il avait donné corps à son personnage à travers certains gestes. Pour lui, le personnage de François Monge est souvent persuadé d’avoir du style, alors qu’il est simplement ridicule. C’est un film qui fonctionne grâce aux différences et aux oppositions entre les personnages, ils sont souvent grotesques l’un et l’autre et dépassent ainsi les stéréotypes : un cliché (un ridicule) en annule un autre. Les situations de comédie surgissent de la confrontation des contradictions, l’action est pour cela traitée au premier degré, mais elle est toujours là pour nourrir la comédie. C’est un mode d’écriture qui, finalement, n’existe pas ou peu en France et, pour Laurent Lafitte, c’est là que réside la force et l’originalité de ce film français.

Après cette belle entrée en matière, nous sommes passés au plat de résistance, avec un Omar Sy servi sur un plateau (ou presque). Bien entendu, nous attendions tous de discuter avec Omar avec une certaine impatience, la plupart d’entre nous l’ayant déjà rencontré avant le succès d’Intouchables ou pour le S.A.V., c’est-à-dire avant l’explosion fulgurante de sa carrière. Et bien, qu’on se le dise, Omar n’a pas changé, il est toujours le même, aussi drôle et solaire qu’avant son succès international et son César, avant son année folle et son congé sabbatique passé à Los Angeles avec sa famille.
Lui aussi a parfaitement réussi à discuter tout en mangeant une délicieuse volaille sauce morille et ses petits légumes (les stars doivent certainement avoir des séances de coaching pour parvenir à manger de manière si élégante tout en parlant de leur travail en même temps).
Omar nous donc a expliqué que le tournage du film De l’autre côté du périph à commencer le lendemain du jour de sortie d’Intouchables, et qu’il avait accepté de faire ce film avant même le tournage d’Intouchables (ce qui explique que le film présente des similitudes -par anticipation- avec Intouchables). Il nous a confié que le tournage avait été pour lui été une période difficile, mais aussi une sorte de bouclier qui l’avait en quelque sorte « protégé » du déchaînement « Intouchables » : il n’avait pas d’autres choix que d’être aussi prêt que l’étaient David Charhon et Laurent Lafitte chaque matin sur le tournage, même s’il ne pouvait pas agir comme si les chiffres toujours plus hallucinants d’Intouchables n’existaient pas. Ce fut donc pour lui un bon exercice mental, afin de pouvoir garder les pieds sur terre et de continuer à faire la part des choses pour vivre le tout le plus sainement possible. Il savait que le succès lui donnait des ailes, mais il ne voulait surtout pas s’écraser en catastrophe. Ces « ailes », comme il aime appeler le succès, furent aussi et surtout pour lui l’occasion de prendre du temps, pour lui et sa famille, mais aussi de prendre du recul encore et toujours sur cette situation qui ne peut arriver qu’une seule fois au cours d’une vie.
Pour revenir au film en lui-même, il avait trouvé à la lecture du scénario que le projet de De l’autre côté du périph était plutôt moderne et ambitieux, en choisissant comme héros un flic de banlieue et en s’inspirant des comédies policières à l’américaine. Les détournements de clichés l’ont beaucoup amusé et il a expliqué qu’il était heureux d’être arriver dans une période intéressante de production dans le cinéma français qui lui permettaient de jouer de tels rôles. Le regard de la société sur la banlieue est en train de changer et il sait que c’est en partie grâce au cinéma qui en parle, de manière réaliste mais aussi en se moquant des clichés, comme le fait De l’autre côté du périph.
Contrairement à Laurent Lafitte, la manipulation des armes n’a pas été un problème pour lui : cela le renvoyait aux jeux de petits garçons, c’est ce qu’il l’a d’ailleurs le plus motivé à faire ce film : ce plaisir de  » faire semblant » de se bagarrer, de se pourchasser, de se tirer dessus, comme les jeux dans les cours d’école.
Par contre, la nudité lui pose problème car Omar est quelqu’un de très pudique. L’une des séquence de ce film a été la plus difficile à tourner pour lui, sur toute sa carrière (une scène dans un club libertin, où il se trouve en caleçon au milieu de dizaines de comédiens -dont Laurent Lafitte- et de figurants, qui sont complètement nus). Finalement, sa pudeur, qui l’a poussé à insister dans son refus auprès du réalisateur à se mettre lui aussi complètement nu, est devenue une force dans le film, puisque cela permet d’apporter une réelle profondeur au personnage et implique de nouveaux niveaux de lecture dans la psychologie des deux héros.
Il est ensuite revenu sur son prochain gros projet en tant qu’acteur, qui est L’Ecume des Jours de Michel Gondry. Ce film incarne pour lui les vraies conséquences de son succès après Intouchables, et son César. Il appelle d’ailleurs ce film son « premier projet de vrai acteur ». Sauf que travailler avec Michel Gondry est quelque chose de très atypique et le cinéaste est parvenu en quelques heures à démonter toutes les certitudes de jeu qu’Omar s’était construit en l’espace de plusieurs années, déstabilisant ainsi ses zones de confort, ce qu’il a particulièrement adoré comme expérience.
Il nous a expliqué être maintenant très surpris de la diversité des projets qu’on lui propose. Il  aimerait exploiter tous les champs des possibles qu’on lui propose : il n’a aucune limite maintenant (hormis les scènes de nu, donc) et il sait qu’il a le luxe de vraiment choisir ses rôles, en France, comme à l’étranger.

Sur ce, le dessert nous a été apporté avec le réalisateur David Charhon.
Sa première envie pour le film était de créer des personnages forts, afin qu’il y ait une opposition et une complémentarité entre eux ainsi qu’entre la comédie et l’action. Il s’est bien sûr inspiré des buddy movies, mais aussi -et surtout- des films français de Bebel et de Lautner. Il souhaitait créer un savant mélange avec les comédies d’action à l’américaine mais aussi tout le cinéma de divertissement produits en France dans les années 70 et 80. Pour cela, il a mis à l’écran et dans la bande son de nombreuses références implicites et explicites au cinéma français de  cette époque.
Toute la difficulté a été de contourner les clichés volontaires du film pour montrer un sujet de fond sérieux, complexe, avec une réalité sociale forte. Pour y parvenir, il a notamment tenu à tourner en banlieue et à travailler directement avec des jeunes de cité.
Tourner un polar est quelque chose de très contraignant et de très fatiguant. Il le savait mais il a tout de même tenu à tourner un maximum de scènes en extérieur, en plein hiver, afin de retrouver des ambiances qu’il avait adoré dans des films comme Un après-midi de chien, de Sidney Lumet. Il faut cependant savoir que dans le cinéma français, tourner en extérieur en hiver est quelque chose qui ne se fait pratiquement jamais, à cause des journées beaucoup plus courtes et de l’épuisement des acteurs et des équipes techniques/artistiques à rester des heures dans le froid. Mais pour David Charhon, le fait d’avoir ses comédiens subissant réellement le froid et des journées de travail courtes mais très chargées et stressantes, donnent une densité de jeu qui se voient à l’écran et apportent l’authenticité nécessaire à la crédibilité des personnages.
Zabou Breitman incarne un second rôle assez (d)étonnant dans le film, et le rôle n’était pas initialement aussi développé ni même prévu pour elle. C’est Laurent Lafitte qui l’a amenée sur le projet, après que lui et Zabou aient travaillé ensemble pour l’émission parodique « A votre écoute, coûte que coûte » sur France Inter (où était d’ailleurs intervenu Omar, pour une émission des plus fameuses). Zabou a elle-même proposé son personnage à David Charhon, qui a beaucoup apprécié travailler avec cette « guest ».
Le déjeuner s’est conclu avec l’évocation des prochains projets du réalisateur. Si le film fonctionne, David Charhon ne serait pas contre réfléchir à une suite, peut-être moins centrée sur l’action mais davantage sur les personnages, des personnages qu’il aime profondément et pour lesquels il y a encore matière à développer et des comédiens avec qui il apprécierait tourner à nouveau…

Le déjeuner fini, j’ai quitté Paris, ses beaux restaurants et ses décorations lumineuses de Noël, afin d’aller retrouver le béton gris de ma chère banlieue… de l’autre côté du périph’ !

Caro

  [NDLR – Disclaimer] J’ai bossé sur le film, mais je n’ai strictement retouché/imposé/censuré à Caro.
Flo

Raoul au Festival de Cannes 2012 – Day 1

Raoul est une nouvelle fois notre super envoyé spécial pour le Festival de Cannes, vous pouvez suivre ses aventures en direct ici : http://www.twitter.com/Filmgeek_fr et ses comptes-rendus sur Filmgeek.

Première journée bouclée avec des bons films et une excellente soirée d’ouverture à la villa Inrocks avec des concerts de Beth Ditto (Gossip) et le Dj crew C2C. Je pense que je vais revenir quelques fois dans ce super lieu…


The We and the I – Michel Gondry – Quinzaine des réalisateurs
Nouveau film de Michel Gondry avant de s’attaquer à « L’écume des jours ». Des jeunes lycéens du Bronx prennent le bus pour rentrer chez eux. Les relations de drague, de bizutage, d’amitié ponctuent le trajet et Gondry pose un regard tendre et amusé sur ces jeunes. Par moment, on retrouve l’inventivité du réalisateur et le film dresse un portrait sociologique de la jeunesse avec beaucoup de justesse. Un petit film bien sympa !


De rouille et d’os – Sélection officielle (compétition)
Le dernier Audiard ne déçoit pas même si ce n’est pas non plus une grosse claque. Il maîtrise la mise en scène comme personne mais prend parfois des raccourcis un peu faciles. Le film narre la rencontre entre une brute un peu paumé et une femme qui vient de se faire amputer des jambes, avec en toile de fond la crise sociale. D’ailleurs le duo Matthias Schoenaerts – Marion Cotillard fonctionne super bien.
Le film ne tombe jamais dans le pathos ou le mélo et c’est ça qui fait sa force.


Le jour des corneilles – Marché du film
Film d’animation français destiné au jeune public. Un père et son fils vivent reclus dans une forêt, mais in accident va les onliger à rejoindre la civilisation. C’est plutôt joli, l’animation traditionnelle est assez réussie mais les personnages sont trop caricaturaux. Bien mais sans plus.


Les mouvements du bassin – Marché du film
Nouveau film de l’ex-hardeur HPG, reconverti en réalisateur. Une distribution étonnante avec Éric Cantona, Rachida Brakni, Joana Preis et Jérôme Le Banner. Quelques bonnes idées marrantes mais beaucoup d’autres qui tombent à plat. Le film ne tient pas la longueur et on se fait chier !

Raoul

[Bande Originale] Hanna, des Chemical Brothers


Tout le monde connaît le groupe anglais The Chemical Brothers. Du moins, si vous ne les connaissez pas, vous avez forcément entendu de leur musique en jingle TV ou dans de nombreux films (notamment Kick Ass).

Petit rappel avec certaines des meilleures pubs jamais faites, réalisées par Michel Gondry pour Air France, portées par The Chemical Brothers (le titre s’appelle Asleep from Day):

 

L’année dernière The Chemical Brothers nous gratifiait d’un nouvel album, Further, que je ne saurais trop vous recommander. S’éloignant toujours plus du big beat initial (et des titres démoniaques tels que Get up on it like this ou Block Rockin’ Beats), Further est riche en ambiances variées et en sons triturés. Plus poétique, Further n’en reste pas moins un album d’électro qui sait envoyer les basses. La grosse nouveauté de l’année dernière c’est la composition d’un track (Don’t Think) pour le Black Swan d’Aronofsky dont on vous avais déjà parlé en ces lieux. Le titre n’est disponible que sur la version digitale de Further ou sur le CD Japonais de l’album.

Cette année, ils ont remis le couvert pour Hanna, le film de Joe Wright à sortir en France au début du mois de juillet (alors qu’il a déjà fini sa carrière aux USA). Plus extrême, le score composé par le duo anglais garde évidemment une relation avec leur travaux précédents, mais se fait nettement plus violent. A l’image du film, sauvage, les titres de Chemical Brothers sont sans concessions. Le thème principal est efficace, l’ensemble est agrémenté de différents instruments créant de nombreuses ambiances. On penserait parfois au travail de Bruno Coulais sur Coraline, aux Dust Brothers de Fight Club, à une pincée de Damon Albarn (Monkey Journey to The West), mais c’est surtout un album 100% Chemical Brothers qui explose le enceintes. On retrouve les sonorités issus de 15 ans d’expérimentations électroniques mais également une fraîcheur inattendue et une efficacité de tous les instants.

Le score d’Hanna surprend l’oreille et devrait ravir les fans de musique électronique, les fans de Chemical Brothers et les fans de bandes originales vraiment originales, sans déchets et qui s’écoute même sans avoir vu le film. Un incontournable dans son genre. Et parce que la vie est bien faite, on peut en écouter une bonne partie >>ICI<<

Armand

Inauguration, visite et réouverture du Forum des Images

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Grâce à Rémy et Yann de Publicis et au blog du Forum des Halles, ainsi qu’au Club 300 d’Allociné, j’ai pu assister aux deux soirées d’inauguration du Forum des Images, sur la toute nouvelle « Rue du cinéma« , au Forum des Halles.

La première soirée, ultra sélect, à en faire des jaloux (mention à Franck C., un de mes anciens profs et maintenant collègue, que j’ai bien nargué de l’autre côté du cordon rouge) était pleine de surprises, de paillettes et de crépitements de flash.

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La première impression du lieu, assez succinte, permet de se faire une idée de la nouvelle ambiance présente au Forum des Images : conviviale et chaleureuse, fun et glossy, moderne et interactive. A l’image des deux invités exceptionnels de cette soirée qui ne l’était pas moins : Michel Gondry et Agnès Varda, ou « le choc des Titans ».

Gondry pour le petit film promotionnel du nouveau Forum, que je vous laisse déguster :

Gondry aime les défis, on le sait. Il se défie donc lui-même après la projection de son court en faisant un discours de moins d’une minute. Il gagne haut la main, nous laissant dans la plus grande frustration, mais qu’importe, mieux vaut de la qualité que de la quantité de la part du maître. Nous parvenons tout de même à apprendre qu’il a dessiné les croquis constituant son film dans la salle où nous sommes installés à ce moment même.

Arrive ensuite accompagnée de Jane Birkin la « Grande » Agnès Varda, sous des applaudissements plutôt émouvants. Elle présente son film, remercie ses enfants, ses petits-enfants, dans la salle pour l’occasion, les acteurs présents ou non, vivants ou décédés qui l’ont accompagnés au fil de sa longue et belle carrière. Elle évoque Jacques Demy et l’intimité de son film. Elle a peur de le montrer à tout ce public de la profession.

Puis le film commence. Les Plages d’Agnès est sublime d’intensité, d’amour, de coup de gueule, de beauté, d’hommage, de respect. Pour avoir suivi il y a quelques années un excellent cours sur la dame, je connais et admire plusieurs de ses films, que Les Plages d’Agnès ne fait que sublimer. Souvent les larmes aux yeux, surtout dans la dernière partie, le sourire aux lèvres, je salue le choix juste et emblématique du Forum des Images d’inaugurer ses nouvelles salles avec une oeuvre si forte. Et même si Agnès ne réapparait pas après le film, je sors du Forum heureuse d’avoir pu assister à cet évènement.

Lisez la suite… dans la suite ! Continuer la lecture de « Inauguration, visite et réouverture du Forum des Images »

La Sélec du mercredi – Semaine 42

la selec du mercredi

En ce mercredi 15 octobre 2008, sortent 10 films, soit trop et voici donc La de Filmgeek selon les règles afin de vous aider à faire votre choix.

Cette semaine nous avons pas mal de films attendus: le fameux biopic sur Coluche, le nouveau Gondry et Cie, le dernier film de Paul Newman, la dose de bourrinage avec Jason « coup de latte » Statham ou enfin Tonnerre sous les Tropiques dont vous trouverez notre critique ici.

Mon choix se porterai a priori plus sur Tokyo ! qui titille ma curiosité cinéphile et pour ceux qui ne veulent pas se prendre la tête, Tropic Thunder me paraît l’idéal cette semaine.

  • Tokyo !
    De Michel Gondry, Leos Carax, Joon-ho Bong et avec Ayako Fujitani, Ryo Kase
  • Tonnerre sous les Tropiques
    De et avec Ben Stiller, Jack Black, Robert Downey Jr.
Et le reste des sorties du mercredi :
  • Coluche, l’histoire d’un mec
    De Antoine de Caunes et avec François-Xavier Demaison, Léa Drucker
  • Le Crime est notre affaire
    De Pascal Thomas et avec Catherine Frot, André Dussollier
  • La Famille Suricate
    De James Honeyborne et avec Guillaume Canet, Paul Newman
  • Course à la mort
    De Paul W.S. Anderson et avec Jason Statham, Tyrese Gibson
  • Desmond et la créature du marais
    De Magnus Carlsson et avec Antoine Tome, Michel Dodane
  • Chop Shop
    De Ramin Bahrani et avec Alejandro Polanco, Isamar Gonzales
  • La Fièvre de l’or
    De Olivier Weber
  • Milestones
    De Robert Kramer et avec John Douglas, Mary Chapelle

Raoul au Festival de Cannes 2008

Raoul a cannes

Grâce à Pixiel, Giiks et Bouygues Telecom, FilmGeek est présent cette année au 61ième Festival de Cannes en la personne de Stephen aka Raoul, notre envoyé très spécial qui nous transmet jour après jour ses impressions en direct de la Croisette.

Suite à quelques retards dont je suis seul responsable, je n’ai pas pu mettre en ligne ces premiers rapports mais je vais tenter de me rattraper cette semaine !

Voici donc ses premiers échos cannois :

Jour 1 – Vendredi 16 Mai

  • 00h – Arrivée à Cannes après 9h de train (argh…), je pose mes affaires à l’appart et je file m’en jeter 1 ou 2 au Petit Maj (le bar off du festival).

Vendredi je démarre donc tranquille, le temps de récupérer mes accréditations et quelques affaires que j’ai oublié de prendre dans mes valises.

  • 11h – Soi Cowboy de Thomas Clay – Un Certain Regard

Deuxième film de Clay après son provocant The Great Ecstasy of Carmichael, cette fois-ci l’histoire se déroule en Thaïlande. On suit un Européen obèse accompagné d’une jeune thaï enceinte. Le film est tourné en noir et blanc avant de passer en couleurs au bout d’une heure vingt. Composé de longs plans séquences, le film est assez beau mais trop long à mon goût. Du coup l’intérêt du film se dilue à mesure que le film avance. Et je trouve la fin un peu facile justement.

  • 14h – Waltz with Bashir d’Ari Folman – Compétition Officielle

Retour sur la guerre du Liban et plus précisément sur le massacre de Sabra et Chatila. C’est un documentaire sous forme de film d’animation (une première !). Les entrevues du réalisateurs avec ses anciens camarades de l’armée israélienne ont donc été transposés en dessin. Le résultat est tout à fait réussi, tant au niveau de la qualité d’animation que du sujet traité. Un film fort, assez bouleversant.

  • 17h – Tokyo ! de Michel Gondry, Leos Carax et Bong Joon-Ho – Un Certain Regard

Un film composé de 3 courts donc, avec un esprit décalé et qui nous fait découvrir le Japon comme nous ne l’avons jamais vu. Une vrai bouffée d’air frais malgré des univers assez déstabilisant.

Après 3 séances, une petite pause s’impose… je me rends donc au cocktail Gaumont où et présent une partie de l’équipe du film JCVD. Le réalisateur est là accompagné de trois acteurs dont bien-sûr le seul et unique Jean-Claude Van Damme. J’enchaîne avec un apéro sur le bateau d’un autre distributeur Carlotta, avant d’aller voire le seul film qu’ils présentent à Cannes cette année.

  • 22h15 – Savage Eyes de Ben Maddow, Sidney Meyers et Joseph Strick – Cannes Classics

C’est un docu-fiction des années 50 qui se passe aux USA. Une femme arrive à L.A., elle vient tout juste de divorcer, une voix s’adresse alors à elle qui n’est autre que sa conscience. Tous les dialogues du film sont dit en voix-off. C’est une critique acerbe de la société de l’époque (apparence, religion…). Une rareté à découvrir.
Le film est suivi d’un programme de complément, Vétérans du massacre de My Lai. Cinq interviews avec des soldats qui ont participé à ce triste fait de guerre, où femmes, enfants et vieillards ont été abattus froidements… rien à envier aux nazis… Effarant.

La suite demain

A suivre…

Raoul from the Croisette

Le Jury et la Sélection Officielle du Festival de Cannes 2008

Comme prévu, le Jury et la Sélection Officielle du Festival de Cannes 2008 ont été annoncés aujourd’hui. A noté qu’il manque encore des membres du jury et un film français dans la Sélection Officielle (ça va sans doute se jouer entre De la Guerre de Bertrand Bonello et Entre les Murs de Laurent Cantet d’après mon Raoul)

Le Jury :

  • Sean Penn, Acteur, Réalisateur (Etats-Unis) – Président du Jury
  • Natalie Portman, Actrice (Etats-Unis)
  • Rachid Bouchareb, Réalisateur (France)
  • Alexandra Maria Lara, Actrice (Roumanie)
  • Sergio Castellitto, Acteur, réalisateur (Italie)
  • Alfonso Cuaron, Réalisateur (Mexique)
  • Apichatpong Weerasethakul, Réalisateur (Thaïlande)

La Sélection Officielle :

  • The Changeling de Clint Eastwood
  • Adoration d’Atom Egoyan
  • Le Silence de Lorna de Jean-pierre Dardenne et Luc Dardenne
  • Un Conte De Noël d’Arnaud Desplechin
  • Les Trois Singes de Nuri Bilge Ceylan
  • La Frontière De L’Aube de Philippe Garrel
  • The Palermo Shooting de Wim Wenders
  • Waltz With Bashir d’Ari Folman
  • Gomorra de Matteo Garrone
  • Synecdoche, New York de Charlie Kaufman
  • My Magic d’Eric Khoo
  • La Femme Sans Tête de Lucrecia Martel
  • Serbis de Brillante Mendoza
  • Delta de Kornél Mundruczo
  • 24 City de Jia Zhang-ke
  • Che (diptyque Le Che : Guérilla et Le Che : Argentine) de Steven Soderbergh
  • Il Divo de Paolo Sorrentino
  • Leonera de Pablo Trapero
  • Linha De Passe de Walter Salles et Daniel Thomas

Et le reste de la sélection dans la suite.
Continuer la lecture de « Le Jury et la Sélection Officielle du Festival de Cannes 2008 »

Exposition Georges Méliès à la Cinémathèque Française

Portrait de Georges Méliès

La semaine dernière, grâce à ma geekette, j’ai pu découvrir, avant la plèbe, la nouvelle exposition de la Cinémathèque Française consacrée à Georges Méliès.

Pour ceux qui ne connaissent pas cet homme, on peut dire en résumé que c’est un des pères du cinéma et l’inventeur des effets-spéciaux au ciné.

L’exposition reprend une partie de la collection permanente de la Cinémathèque en y ajoutant des films, maquettes, costumes, dessins, décors, synopsis et autres projets de l’artiste, la rendant très vivante et accessible même aux plus jeunes. C’est aussi, par la même occasion un hommage au travail de conservation d’Henri Langlois.

On y découvre et recouvre donc un véritable génie qui a compris très vite comment se servir de cet outil naissant, son potentiel public et artistique.

Si vous n’êtes pas convaincu du rôle crucial de Méliès dans le Cinéma, il suffit de voir les œuvres de Georges Lucas, Tim Burton, Terry Gilliam, Steven Spielberg ou Michel Gondry pour s’en convaincre.

Bref, Georges Méliès est certainement le premier FilmGeek et rien que pour ça il faut aller à cette expo ! Courez-y !

Voulez-vous en savoir plus ?
Site officiel de l’exposition
Georges Méliès à la Cinémathèque
A lire :
Le catalogue « L’oeuvre de Georges Méliès » – Éditions de La Martinière / La Cinémathèque française.
A voir :
Méliès, le cinémagicien – Coffret DVD Arte Vidéo
Georges Méliès – Coffret DVD StudioCanal / Fechner Productions

 

La sélec du mercredi #8

En ce mercredi 5 mars 2008 sortent 17 films, soit beaucoup trop, voici donc la sélec de Filmgeek selon les règles afin de vous aider à faire votre choix.

Cette semaine, je vous propose une petite visite de mon quartier :

  • Le femmes au foyer de Résistance :
    Les Femmes de l’ombre
    De Jean-Paul Salomé et avec Sophie Marceau, Julie Depardieu
  • Le vidéoclub :
    Soyez sympas rembobinez
    De Michel Gondry et avec Jack Black, Mos Def
  • Maison de campagne :
    L’Heure d’été
    De Olivier Assayas et avec Juliette Binoche, Charles Berling
  • Maison hantée :
    L’Orphelinat
    De Juan Antonio Bayona et avec Belen Rueda, Fernando Cayo
  • Erreur de GPS :
    Intraçable
    De Gregory Hoblit et avec Diane Lane, Tim de Zarn
  • Bas-fonds :
    2ème sous-sol
    De Franck Khalfoun et avec Rachel Nichols, Wes Bentley
  • Parcours Vita :
    Cours toujours Dennis
    De David Schwimmer et avec Simon Pegg, Thandie Newton
  • Pompes funèbres :
    The Dead Girl
    De Karen Moncrieff et avec Toni Collette, Brittany Murphy
  • Quartier hispanique :
    Andalucia
    De Alain Gomis et avec Samir Guesmi, Djolof Mbengue
  • Salle des fêtes :
    U2 3D
    De Catherine Owens et avec Bono, The Edge
  • L’agence de détéctive privé :
    Mad Detective
    De Johnnie To et avec Lau Ching-Wan , Andy On
  • Comme son nom l’indique :
    La Maison jaune
    De Amor Hakkar et avec Aya Hamdi, Amor Hakkar
  • Fromagers :
    Münster Lands
    De Valérie Jouve et avec Michèle Berson, Fadila Tata
    Time Is Working Around Rotterdam
    De Valérie Jouve
  • Bal populaire :
    Liscio, la musique de ma mère
    De Claudio Antonini et avec Laura Morante, Umberto Morelli
  • Monuments historiques :
    L’Affaire Cicéron
    De Joseph L. Mankiewicz et avec James Mason, Danielle Darrieux
    La Chasse – Cruising

    De William Friedkin et avec Al Pacino, Karen Allen


HS : Les classements de blogs du mois sont tombés et Filmgeek passe donc 6ième dans le Classement Blog Cinéma de Wikio et entre dans le Top 500 Critéo des blogs francophones. Merci à vous pour votre fidélité, on ne fait bien-sûr pas tout ça pour les classements, mais ça fait toujours plaisir et ça flâte nos gros égos ! 🙂