Critique du film District 9

affiche district 9

L’idée Générale :

Il y a vingt-huit ans, des extraterrestres entrèrent en contact avec la Terre…Ces visiteurs d’au-delà des étoiles étaient des réfugiés et furent installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire…Depuis, la gestion de la situation a été transférée au MNU (Multi-National United), une société privée qui n’a pas grand-chose à faire du sort de ces créatures, mais qui fera d’énormes bénéfices si elle arrive à faire fonctionner leur extraordinaire armement. Jusqu’à présent, toutes les tentatives ont échoué : pour que les armes marchent, il faut de l’ADN extraterrestre. La tension entre extraterrestres et humains atteint son maximum lorsque le MNU commence à évacuer les non-humains du District 9 vers un nouveau camp, en envoyant des agents de terrain s’occuper de leur transfert. L’un de ces agents, Wikus van der Merwe, contracte un virus extraterrestre qui se met à modifier son ADN. Wikus est à présent l’homme le plus recherché de la planète, celui qui vaut plus qu’une fortune : il est la clé qui permettra de percer le secret de la technologie alien.Repoussé, isolé, sans aide ni amis, il ne lui reste qu’un seul endroit où se cacher : le District 9…

Le Bon :

Dans le genre film attendu et D9 se pose là et ce pour plusieurs raisons : premier film de Neill Blomkamp prolongement de son court-métrage très remarqué Alive in Joberg, le tout produit par Peter Jackson et poussé par à une campagne marketing exemplaire, distillant petit à petit des élements de l’univers de Neill.

Alors forcèment y avait de quoi être très déçu et autant le dire tout de suite : il n’en est rien, le film est énorme.

On commence l’aventure dans le registre de la comédie façon The Office, avec un film d’entreprise qui introduit son personnage principal interprété par l’excellent Sharlto Copley. Puis on découvre petit à petit le contexte et les problèmatiques liées. On passe alors au style reportage, l’action se muscle, on arrive dans le coeur du sujet : le District 9. Au fur et à mesure le tableau social s’esquisse, par touches d’extraits d’interviews ou d’archives de la télé sud-africaine, la sauce prend, on y croit.

La base est solidement fixée. On peut donc shooter dans le tas et commencer à s’amuser avec la dernière phase, celle de l’action bourrine, plus classique d’accord, mais diablement efficace car amenée de main de maître.

Le Moins Bon :

On peut se plaindre de la métaphore un peu trop appuyée par moment, du design des crevettes, un peu trop proche des humains ou bien du changement de genre radical du dernier tier du film, mais quand on prend le métrage dans sa globalité il y a une cohérence et c’est le principal.
Alors effectivement ce n’est pas une révolution attendue, mais ça n’en fait pas un mauvais film loin de là.

Le Bilan :

Croisement entre Cloverfield et Redacted (pour simplifier), les émotions sont aussi variées que les genres abordés. Blomkamp jongle tour à tour avec la comédie, le film d’action en passant par le reportage de guerre. Il en resulte un film très riche, visuellement impressionnant pendant le lequel on ne s’ennuie pas une seconde jusqu’à sa dernière demi-heure jouissive.

Le film est ambitieux et spéctaculaire sans jamais nous prendre pour des imbéciles même sur la fin qui laisse la porte grande ouverte pour une suite et je suis très curieux de voir ce que Neill va bien pouvoir en faire ! (et je fantasme sur ce qu’il aurait pu faire d’Halo…)