La Physique Hollywoodienne : xXx – Une avalanche d’impossibles exploits

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xXx: Une avalanche d’impossibles exploits

Dans xXx, Vin Diesel fait la course avec une avalanche sur un versant de montagne, et gagne.

Besoin d’en dire plus ?

OK. Commençons avec les faits. La vitesse la plus rapide enregistrée à ce jour sur un snowboard est de 200 km/h. Les avalanches de poudreuses descendent à une vitesse mesurée oscillant entre 200 et 320 km/h. Même en accordant à Vin Diesel la capacité de glisser à une impensable vitesse de 130km/h (sans combi moule-bite ni casque aérodynamique), en supposant l’avalanche à sa vitesse minimale, et en supposant une petite avance de 10m pour notre héros, combien de temps mettra-t-il à se faire rattraper ?

Une demi seconde.

Bonne chance pour le retrouver.

Episodes précédents :
La Physique Hollywoodienne : Batman jamais
La Physique Hollywoodienne : Collision Impossible
La Physique Hollywoodienne : Le Son dans l’Espace
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La Physique Hollywoodienne : Batman jamais

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Batman… Jamais

Tombant avec Kim Basinger du sommet du plus glauque des clochers de Gotham City dans le premier Batman, un tir très juste du fiable grappin de Batman s’attache à une des gargouilles, stoppant leur chute et sauvant leurs vies. Si vous avez noté l’arrêt abrupt et inélastique de leur chute, vous avez mis le doigt sur quelque chose.

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Grâce à la seconde loi de Newton (F = m.a), on peut calculer à quel point ce tir a en fait été douloureux. En supposant une masse totale de 140 kg pour la paire, une vitesse finale de 60 m/s un abrupt dixième de seconde pour repasser à 0 m/s (avec une accélération de 600 m/s²), la force exercée sur le chevalier noir par la corde serait de 85000 N, ou 60 fois la force de gravité : l’équivalent de 9 tonnes. Batman devrait avoir une sacrée batcorde pour tenir sous une force pareille, mais même si la corde ne cède pas, une force de cette amplitude briserait certainement n’importe quel os à laquelle elle serait accrochée, en plus de causer de graves dommages internes. Mais Batman se débrouille pour faire cela sans même grimacer, tout en maintenant sa belle.

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Tout ça laisse rêveur !

Episodes précédents :
La Physique Hollywoodienne : Collision Impossible
La Physique Hollywoodienne : Le Son dans l’Espace
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La Physique Hollywoodienne : Collision Impossible

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La Physique Hollywoodienne, épisode 2/10 : Collision Impossible

Dans une scène capitale du second épisode de la série Mission : Impossible de John Woo, Tom Cruise et le méchant Dougray Scott ont un face à face sur leurs puissantes motos, qui se termine par une collision en plein air après que chacun ait pu à peu près s’extirper de sa moto. Ni l’un ni l’autre ne semblaient particulièrement choqués, car l’on voit ensuite les deux fanfarons continuer à se débattre au sol, indemnes, l’air de rien, jusqu’à la fin du film.

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En supposant une vitesse de 80 km/h, un temps de collision de 0,015s et des masses de 80 et 90 kg, respectivement pour Cruise et Scott, la force générée par un tel impact serait de l’ordre impressionnant de 124000 newtons, force exercée sur les moitiés supérieures des corps des protagonistes. En estimant que la zone d’impact soir de l’ordre de 0,35m², on peut calculer la pression exercée sur leurs corps au point d’impact: 350000 N/m²(*).

 

En des termes de la vie réelle (quoi, vous ne savez pas ce que représente le newton ?) : dans des études d’accidents, une pression de cet ordre sur un corps humain lui laisse 50% de chance de s’en sortir, avec au minimum d’importants traumas internes.

Cruise et Scott n’ont donc pas seulement survécu à l’impact initial, mais ils n’ont pas eu un seul os brisé ou même atteint par le choc !

Dans la réalité, Tom aurait donc eut besoin de beaucoup plus que la médecine scientologique pour s’en sortir, sans compter les risques énormes de percuter une colombe en plein vol dans un film de Woo, heureusement qu’il s’est fait doubler !

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(*): P = F / A
F: force, en Newton N
A: aire, en m²
P: pression, en N/m²

-> P = 124000/0.35 = 350000 N/m²

Episode précédent :
La Physique Hollywoodienne : Le Son dans l’Espace
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La Physique Hollywoodienne : Le Son dans l’Espace

Le Son dans l'Espace


Le péché le plus fréquent de la physique science-fictionnesque est sans aucun doute les incroyables sons émis par tous ces vaisseaux spatiaux, toutes ces planètes explosant, tous ces rayons lasers foudroyants.

Tout étudiant l’apprend vite, les ondes sonores ont besoin d’un support sur lequel passer sous forme de vibrations pour être entendues. L’air, l’eau, votre tympan : tous sont des médiums suffisants pour transmettre ces vibrations. Et comme nous le savons tous, le vide intersidéral de l’espace est malheureusement dénué de quoique ce soit de suffisamment substantiel pour servir de milieu transmissif. Il est cependant vrai que le malheureux équipage se trouvant à l’intérieur d’un vaisseau spatial explosant entendra pendant quelques instants un certain bazar, car les vibrations sonores se répandront grâce au fuselage du vaisseau même et dans ce qui fut l’atmosphère pressurisée. Mais une fois les dommages faits, le silence grave de l’espace reprendra. Mais, il faut bien que tous ces ingénieurs du son et tous ces cinémas THX servent à quelque chose, non ?

Star Wars explosion

Episode 1/10
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