Critique du film Iron Man 3 de Shane Black, avec Robert Downey Jr et Gwyneth Paltrow

Synopsis officiel

Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps : est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ?

Commentaire et critique

Après avoir frôlé la mort à New-York (dans The Avengers), Tony Stark n’a plus goût à la fête. Enfermé dans son labo avec Jarvis et son équipement toujours plus hightech, renfermé sur lui-même, il ne dort plus, il doute de lui-même et compense en se vouant corps et âme à la création d’armures toujours plus perfectionnées. Rappelez-vous, dans The Avengers, il portait la Mark 7. Au début de Iron Man 3, l’ennui et la dépression lui ont donné le temps et les moyens de travailler sur bien d’autres modèles, puisqu’il met alors à l’essai le prototype de la Mark… 42. Cette dernière est une armure surpuissante et surprenante, mais encore imparfaite et incontrôlable, à l’image de son créateur. Mark 42 est son obsession, sa fuite… C’est le masque qui lui permet d’éviter de se confronter à la réalité de ce qu’il vit et ressent… En effet, il se pourrait bien que le désinvolte, le narcissique, le flamboyant Tony Stark ait un coeur, caché, là encore, sous l’électro-aimant qui lui permet de vivre. Mais entre (sur)vivre pour soi et vivre avec les autres, Tony devra faire un choix : celui de tomber le costume (de fer)…

Kiss Kiss Blank Blank ? :

Le meilleur ennemi de Tony Stark ne serait-il pas Iron Man (et réciproquement) ? Bien évidemment la question a été déjà posée et largement développée, dans Iron Man 2 comme dans The Avengers. Rien de bien nouveau encore ici, si ce n’est que cette fois-ci, Tony n’est plus seul. Ou du moins, il comprend enfin qu’il n’est désormais plus seul…

Pepper l’aime et vit avec lui, elle lui fait aveuglement confiance et le comprend comme aucun(e) autre (hormis peut-être le docteur Bruce Banner, mais ça, c’est une autre histoire que je fantasme). Quand Pepper est en danger, il n’est plus du tout question de rigoler. Tony s’inquiète, s’émeut, se déchaine… ce qui donne lieu à quelques séquences plus sensibles et subtiles que d’autres, mais aussi quelques répliques bien senties et parfois des réactions étonnantes…

Happy a pris du grade, puisqu’il n’est plus son garde du corps (Iron Man n’a pas besoin de garde du corps) mais désormais son chef de la sécurité ; cependant, l’amitié et la complicité entre les 2 n’en demeurent pas moins tendres et fraternelles. Et puis ils sont fans de Downton Abbey. Et ça, c’est sacré.

War Machine, qui avait largement pointé le bout de son masque dans le 2, revient ici en Iron Patriot, customisé par U.S. Air Force aux couleurs subtiles du drapeau américain. Donnant lieu à un certain nombre de plaisanteries et d’un second degré « patriotique » plutôt bienvenu (déjà bien présent dans Captain America et The Avengers), on regrettera pourtant que le personnage du Colonel Rhodes (Don Cheadle) soit si peu approfondi, ne servant que de faire valoir moral au puéril et excentrique Tony Stark. C’est peut-être ici le point faible du film concernant la « consolidation » de l’entourage proche de Stark/Iron Man : en effet, le traitement Rhodey/War Machine/Iron Patriot est malheureusement assez expéditif et approximatif, frustrant donc.

Cette frustration nous la retrouvons aussi largement en la présence du second rôle féminin interprété par Rebacca Hall, Maya Hansen, qui aurait pu être absolument géniale, si son rôle n’avait pas été si bêtement illustratif. Une jolie fille sympa qui serait AUSSI un génie scientifique ? ça annonçait du très bon dès la 1ère séquence du film (un peu à l’image de l’excellente Scarlett Johansson/Natasha Romanoff dans Iron Man 2), mais sur la longueur, les scénaristes (et les monteurs ?) ont dû trouvé cela trop peu crédible aux yeux des spectateurs et l’ont progressivement rangée dans le placard à plantes vertes. Certainement le plus grand gâchis du film…

Heureusement, les personnages d’Aldrich Killian (Guy Pearce, plutôt bon, bien que trop formaté) et surtout celui du Mandarin (Ben Kingsley, comme vous ne l’avez certainement jamais vu) permettent la construction d’une intrigue plus efficace que celle d’Iron Man 2 et moins risible que celle de The Avengers. Entre expérimentation militaire, nanotechnologies, complot d’envergure (inter)national et terrorisme anarchique, l’intrigue fait surtout appel à Extremis, sorte de virus permettant de transformer des hommes et des femmes en super-mercenaires quasi invincibles et indestructibles (et très enragés). On est très loin du serum de Captain America… Et cette nouvelle forme d’ennemis, on s’en doute, ne peut que donner du fil à retordre à Tony, qui va à nouveau devoir faire preuve d’intelligence et de tactiques de combat et de défense plus ou moins improvisées, donnant souvent lieu à des scènes particulièrement surprenantes et spectaculaires. Et ça tombe plutôt bien, c’est aussi pour ça qu’on va voir un film comme Iron Man.

Iron(ic) Man :

Un des points forts du film est certainement le personnage de ce petit garçon, Harley, qui va aider Tony à un moment où Mark 42 et Jarvis décident inopinément de prendre un peu de repos dans un trou perdu des Etats-Unis, après une scène de destruction remarquablement bien foutue (et presque émouvante) que je vous laisserai découvrir par vous-même. Alors, là aussi, rien de bien exceptionnel dans l’écriture de ce duo Tony/Harley, mais on y retrouve une « Shane Black Touch » plutôt réjouissante. C’est surtout dans ce moment du film que le buddy movie se fait sentir, évitant que le film traine en longueur à ce moment de l’intrigue contre Extremis et le Mandarin. Le détournement que Shane Black fait de sa propre marque de fabrique devient ainsi tout aussi drôle que grinçante, avec quelques répliques savoureuses.

Et alors donc, la grande question : Shane -L’Arme Fatale 1 et 2, Le Dernier Samaritain, Last Action Hero, Kiss Kiss Bang Bang- Black, ça vaut vraiment quoi, ici ? Reconnaissons que tout ce qui fait le nouvel intérêt d’Iron Man 3 – le petit plus à la recette qui ne change pourtant pas – c’est bien l’arrivée de Shane Black aux commandes. Enfin, aux commandes… La franchise parait parfois comme une armure vide géante tirée par les grosses ficelles des studios.

Mais… Shane Black, grâce à qui Robert Downey Jr avait ressuscité dans le génial Kiss Kiss Bang Bang (2005), a réussi à placer quelques fils supplémentaires là où généralement on ne trouvait plus grand chose. Jon Favreau et Joss Whedon, malgré tous leur mérites (un travail d’écriture plutôt sympa au niveau des interactions entre les personnages pour The Avengers, notamment), avaient malheureusement bien trop disparus derrière de grosses blagues potaches (efficaces, certes) et des idées visuelles marquantes, mais rongées par un excès d’effets en tout genre qui perdait le spectateur et le sens même du film.

Alors, soyons (voyons) clair, ce n’est pas non plus la panacée avec Shane Black, mais il s’en tire plutôt honorablement, même dans les scènes d’action. Comme dans les autres films, le climax est toujours aussi spectaculaire et virevoltant, dans l’excès permanent, mais ici, nous restons face à un excès « sous contrôle ». En effet, contrairement à la fin d’Iron Man 2 et de The Avengers où l’on bascule très vite dans un excès grotesque involontaire, ici, la mise en scène et l’écriture des scènes d’action parviennent à rester dans une certaine maîtrise (toute relative) du spectaculaire. L’écriture et la mise en scène de Shane Black permet ainsi au spectateur de toujours se situer dans l’espace et le déroulement des actions plus qu’impressionnantes, sans jamais perdre (ou presque) le contrôle de ce qu’il est en train de regarder et comprendre de la situation. Vous en aurez plein les yeux (surtout avec la 3D relief, très efficace), mais sans être pour autant aveuglé par le feu d’artifice permanent. Et c’est suffisant rare pour que cela soit souligné.

A coeur ouvert :

La sortie d’un nouveau film de chez Marvel, c’est la promesse d’un bon divertissement grand public, cool et spectaculaire : c’est par excellence la sortie entre potes et la sortie familiale (enfants, parents, grands-parents,…). La sortie d’un nouvel Iron Man (inclus The Avengers), c’est aussi la promesse d’un show inégalable de Robert Downey Jr, décomplexé à souhait, réjouissant d’extravagance, d’impertinence et d’auto-dérision. Un acteur (et un personnage) qui se veut, bien évidemment, davantage charismatique que Thor, Captain America et autres Hulk. Iron man 3 se lance ainsi assez fièrement au sommet de l’ensemble des derniers Marvels, plaçant la barre haut, barre que certainement seul The Avengers 2 cherchera à atteindre.

Rien de nouveau cependant sous le soleil de la franchise : la recette est toujours la même (mais elle fonctionne, pourquoi la modifier ?), cependant ici, quelques surprises et coups de théâtre (des spoilers sur lesquels je n’insisterai pas, vous verrez bien par vous-mêmes) permettent d’ajouter une saveur nouvelle, saveur un peu piquante que certains adoreront, que d’autres oublieront très vite après l’avoir goûtée.

Malgré la participation appréciée de Shane Black, l’intrigue d’Iron Man 3 aurait pu être davantage consolidée, mais dans le genre, on a rarement vu mieux. Alors le temps de la projection, ne boudons surtout pas notre plaisir ! Et promis, Robert Downey Jr réussira toujours à vous tirer un paquet de sourires et même quelques éclats de rire sincères et spontanés 🙂

Caroline

Vidéo de la conférence de presse parisienne d’Iron Man 3

2ième jour de notre semaine Iron Man 3 avec la vidéo intégrale de la conférence de presse de Robert Downey Jr. et Gwyneth Paltrow, ainsi que la version audio pour écouter tranquilou au bureau avant la sortie du film demain et notre critique.

Critique du film Avengers de Joss Whedon

Synopsis : Lorsque Nick Fury, le directeur du S.H.I.E.L.D., l’organisation qui préserve la paix au plan mondial, cherche à former une équipe de choc pour empêcher la destruction du monde, Iron Man, Hulk, Thor, Captain America, Hawkeye et Black Widow répondent présents. Les Avengers ont beau constituer la plus fantastique des équipes, il leur reste encore à apprendre à travailler ensemble, et non les uns contre les autres, d’autant que le redoutable Loki a réussi à accéder au Cube Cosmique et à son pouvoir illimité…

Après 4 ans de mise en place et 5 films, Marvel sort enfin ce qui s’apparente à son plus gros projet jamais fait, The Avengers le film. Et pour cela ils ont confié les rênes à Joss Whedon. Et si il y a bien quelqu’un qui peut faire cohabiter autant de super-héros dans un film sans que celui ci se casse la gueule, c’est bien lui.

S’il y a bien une chose dont on pouvait avoir peur c’était de savoir comment allait être géré tous ces égos à l’écran, on connaît par exemple le coté très narcissique et grande gueule de Tony Stark (Robert Downey Jr) a.k.a Iron Man, qui aurait pu tout à fait éclipser tous les autres à l’écran. Mais ce ne fut, heureusement, pas le cas grâce à l’énorme travail d’écriture de ce cher Joss Whedon. En effet, le créateur de Buffy contre les Vampires (et Angel, et Firefly, et Dollhouse, que de grandes séries), très grand scénariste (il n’y a aucun débat là dessus, je pense), a su parfaitement faire exister chacun des super-héros Marvel, leur donnant notamment 1 ou 2 plans/scènes d’iconisations chacun. Il en est de même pour les personnages qu’on connaît un peu moins, Hawkeye (Jeremy Renner), Black Widow (Scarlett Johansson) ou encore Maria Hill (Cobie Smulders), qui ont au moins une scène les mettant en valeur, notamment un plan sur Hawkeye absolument sublime. On connaît le sens du dialogue de Whedon et là il imprègne totalement le film de sa patte, punchlines, références geeks, doubles sens, tout y passe. Sur ce point il n’y avait aucun doute à avoir, quand on voit son travail sur la série Buffy on se dit que ce monsieur sait écrire ses histoires et leur donner toutes leurs grandeurs. Durant 2h20 on sent qu’il maîtrise ses personnages, il les connaît et il arrive à leur donner plus de consistance que dans chacun de leur film. Il n’hésite pas un instant à faire passer ses figures héroïques par des moments de doutes les rendant presque humains, ou disons, moins surhumains.

Si l’univers cinématographique que Marvel a mis en place depuis l’Incroyable Hulk commençait légèrement à piquer du nez avec, malgré la réussite de Captain America (joué par Chris Evans), un très décevant Iron Man 2 et un anecdotique Thor (la moitié du film était un assez gros raté), The Avengers lui redonne toute sa grandeur. On ne s’ennuie même pas devant sa longue exposition avant un dernier act totalement jouissif, sur le fond et sur la forme (notamment un immense plan séquence suivant chacun héros au combat, sublime). Parlons en de la forme, s’il y a un point sur lequel on pouvait douter c’est la façon dont Whedon allait diriger sa caméra et pourtant le réalisateur s’en sort plutôt bien, s’il n’y a rien de transcendant il se permet quelques fulgurances et des moneyshots à tomber par terre. Si ILM s’occupe de la plupart des plans à effets spéciaux c’est bien sous les directives de Whedon.

On retrouve un casting composé d’acteurs qui auront fait, plus ou moins, la part belle aux films précédents des studios Marvel, avec cependant une modification. Bruce Banner/Hulk est cette fois ci joué par Mark Ruffalo, éclipsant sans moindre mesure Edward Norton et Eric Bana tant il s’approprie le personnage dès la première seconde du film. Et après avoir vu The Avengers on espère tous un troisième volet d’Hulk avec Mark Ruffalo. On retiendra aussi le reste du casting interprétant leurs personnages avec une grande justesse, grâce, encore une fois, à Whedon qui dirige d’une main de maître ses acteurs.

On assiste là à un film généreux, jouissif, enthousiasment, maîtrisé. Joss Whedon a réussi le pari de faire de ce The Avengers un très grand blockbuster là où les sceptiques pensaient que le film allait se casser la gueule. Les fans de comics et autres symboles de la pop-culture seront aux anges tant les références geeks fusent à toute allure. Le film mets une gentille claque à ces blockbusters se prennant un peu trop au sérieux et n’assumant qu’à moitié leur coté fun. Car il s’agit bien de ça, un film totalement fun, s’approchant par moment des meilleurs gags de Tex Avery. Un petit point noir est à relever, le grand méchant du film, Loki (demi frère du dieu Thor), est en retrait et ne semble pas être une grande menace, traité de façon pas vraiment sérieuse, s’il reste dans le ton du film il est simplement dommage que ses actes ne suivent pas son discours. Malgré ce petit accrochage le bolide Avengers nous ferait presque monter au ciel et nous faisant retrouver nos yeux d’enfant découvrant un fascinant cadeau de Noël sous le sapin. Merci Joss Whedon.

Romain

PS : Nos amis de CinéComics organisent un concours de ouf avec à la clef l’Arc reactor de Stark, le bouclier de Cap et le Mjolnir !

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S04E01

best of blog cinema

La nouvelle saison du bast-of dominical commence avec un changement dans le casting : Thomas alias Rob Gordon laisse sa place à Nicolas alias Niko06 de Filmosphère.
Nous lui souhaitons donc la bienvenue et bon courage pour cette rentrée parisienne 😉

[Concours] Sherlock Holmes : Gagnez un lecteur Blu-Ray, des DVD et des T-Shirts

Packshot DVD SHERLOCK HOLMES HD

A l’occasion de la sortie du film Sherlock Holmes en DVD et Blu-ray le 3 juin 2010, Filmgeek en partenariat avec Warner Bros. France vous propose une enquête digne du grand détective avec à la clef : 1 lecteur Blu-ray, 30 t-shirts et 20 DVD de Sherlock Holmes version Guy Ritchie et Robert Downey Jr. !

Le jeu est simple : trouver le mot-clef grâce à un jeu de piste parmi 7 blogs où ont été semés 7 indices. Une fois l’énigme résolue, il suffit de se rendre sur cette page et de rentrer le mot magique : http://whvwidget.com/competitions/sherlockholmes/fr/

Et avant de vous donnez mon indice et la liste des blogs partenaires, voici un petit bonus vidéo présent dans le DVD/Blu-ray et qui, je l’espère vous donnera l’eau à la bouche ! 🙂

Voilà l’indice Filmgeek :
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Critique du film Iron Man 2

iron man 2

Après beaucoup d’attente, de péripéties diverses et quelques déceptions, j’ai enfin pu voir la suite d’Iron Man. Le premier du nom m’avait déjà beaucoup enthousiasmée, et c’est donc sûrement sans grande objectivité que j’ai découvert le 2. Bon, la faute peut-être à Robert Downey Jr et à son charisme parfait dans le rôle de Tony Stark.

Contrairement à Tobey Maguire et son double « numérique » dans Spiderman (rappelant beaucoup une bouillie de pixels), Robert Downey Jr est aussi à l’aise dans son armure de synthèse que dans un smoking.  Iron Man (1) avait réussi le pari (alors énorme pour un film de super-héros) de se défaire du tout CGI pour revenir à une mixité de différentes techniques de VFX permettant d’offrir une meilleure intégration des acteurs dans l’action et les décors. C’est donc naturellement qu’Iron Man 2 continue dans la lancée : mesdames mesdemoiselles messieurs, vous allez vous en prendre plein la vue. Tout est fait pour vous éblouir, quitte à laisser le scénario un peu de côté. Aïe, là ça se complique… Décevant ? Oui un peu, surtout quand on sait que le scénariste Justin Theroux est le génial auteur de Tonnerre sous les Tropiques et qu’il aurait pu largement mieux faire ici. Mais bon, dans Iron Man 2, le spectacle est toujours là, pour tout le monde et on oublie que le récit est un peu faiblard (le premier n’était pas non plus à tomber de son fauteuil, faut bien se l’avouer aussi). Donc pour vous :

Mesdames, Tony fait les yeux encore plus doux à Pepper et se découvre l’âme d’un romantique, Mesdemoiselles, le fessier d’Iron Man (avec ou sans armure) est toujours très bien mis en valeur. Messieurs, les ironettes, les jambes de Pepper et Nathalie et la combinaison de Black Widow vous feront pétiller les yeux.

Sans oublier nos amis fidèles les geeks, à qui Tony offre une belle démonstration de son environnement software et d’assemblage « hardware » ; ainsi que nos amis fidèles les mélomanes, qui seront ravis de l’excellente bande musicale (avec un petit mix Queen/Daft Punk pendant un combat Iron Man / War Machine particulièrement réjouissant).

D’ailleurs, ne soyez pas trop déçus, il y a bien du AC/DC, mais nous sommes loin d’une bande son entièrement composée par le groupe, contrairement à ce qu’a pu annoncer la promo.

Et sinon, l’intérêt de la suite me demanderez-vous ? Et bien, tout simplement, est-ce que Tony Stark a gagné en maturité dans Iron Man 2 ? Pour y répondre, l’enjeu de ce deuxième opus repose principalement sur les relations qu’il développe avec les autres personnages :

PepperGwyneth Paltrow qui offre une nouvelle fois un duo de choc (un peu) et de charme (surtout) avec Tony Stark/RD Jr, et une mention particulière pour la scène dans l’avion, touchante dans l’inversion des rôles…

Rhodey – incarné par un Don Cheadle convaincant en remplaçant de Terrence Howard mais plutôt sous exploité, malgré la forte présence de War Machine !

Nathalie « Black Widow » – magnifique Scarlett Johansson qui connaît malheureusement le même sort que Don Cheadle, mais qui permet de renforcer l’intérêt du SHIELD pour Tony… ça annonce subtilement The Avengers 😉

Nick Fury –  à qui Samuel L. Jackson offre un rôle plus développé, tout aussi euphorisant que dans les dernières secondes du premier Iron Man, et apportant enfin du sens dans la vie de Tony.

Justin HammerSam Rockweel – qui s’en sort plutôt bien en concurrent loser de Stark !

Ivan Vanko « Whiplash » – le grand méchant incarné par Mickey Rourke, – qui à défaut de donner le meilleur de lui-même s’imprègne sympathiquement du personnage et semble même parfois s’amuser un peu.

Mais la relation la plus forte est celle que Tony développe avec lui même. Son narcissisme est encore plus exacerbé et agaçant que dans le premier, le rendant aussi plus fragile, plus en retrait avec les autres, se demandant même s’il pourra survivre à Iron Man : il s’empoisonne lentement, de son cœur qui déraille mais aussi de tout ce qu’il a avoué et  surtout de tout ce qu’il n’avoue pas. Il s’empoisonne de sa trop grande confiance en lui et du manque de confiance en les autres. Tony Stark est un grand sensible, rongé par la solitude et le chagrin dû à un père trop peu présent dans son enfance. Solitude et chagrin qu’il noie, soit dans la construction de nouvelles armures, soit dans l’alcool.

L’alcool, son grand vice, qui l’entraine d’ailleurs à chaque fois dans des incidents « WTF », la scène de la soirée d’anniversaire atteignant le sommet du grand n’importe quoi. Car oui, Iron Man 2, reprend forcément ce qui avait fait le succès du premier titre avec du pur divertissement où priment l’action et l’humour et où une certaine conception de l’action « 6ème degré » est appliquée à plusieurs reprises. Certains spectateurs déjà réfractaires au genre s’offriront certainement une petite palmface de temps à autre, d’autres hurleront leur jouissance. De ce fait, le rythme est plutôt irrégulier, alternant majoritairement entre pure action, pure déconnade (voire les deux) ou pure déprime de Tony qui tente de communiquer son mal-être d’une façon ou d’une autre, déprime qui permet cependant d’étoffer finement ce super héros milliardaire, génie adulescent qui ne supporte aucune contrainte de la vie.

De toute façon, Iron Man 2, comme le 1er et à l’image de Tony Stark, ne se prend pas au sérieux. Même si parfois, certains pétages de câble de Tony Stark rappellent Peter Parker dans Spiderman 3 (oui, là je sais, ça fait plutôt mal comme comparaison), il reste une liberté de ton, une vision délirante du mythe du super héros qui permet de hisser cette suite dans la catégorie des (plutôt) bonnes adaptations de comics. Si vous aviez adoré le 1, prenez tout de même en compte que l’effet de surprise ne fonctionne plus ici, il y aura donc des déçus mais le plaisir de retrouver Tony Stark est quand même bien là. L’énergie et la passion devant et derrière la caméra de Jon Favreau et de Robert Downey Jr y sont pour beaucoup, grâce à cette présence de l’humour un peu absurde, mais aussi de respect pour le dandy en armure.

Caro

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S03E33

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Que de rebondissements cette semaine, alors que Caro devait voir Robert Downey Jr., un volcan a tout gaché mais le lendemain j’apprenais que Filmgeek était invité sur le tournage de Largo Winch 2 à Bruxelles.

L’autre grosse sensation fut vendredi soir : lors de l’ouverture du Festival Jules Verne au Grand Rex, j’ai pu serrer la main de Mark Hamill. Voir Luke Skywalker himself, ça colle des frissons pour le fan que je suis.

Pendant que l’on se remettait de toutes ces émotions, c’est Armand qui a tenu la baraque sur le blog et je le remercie ! 🙂

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine S03E22

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Cette semaine est virile, riche en testostérone, avec la romance entre Jim et Ewan, les gladiateurs modernes du Superbowl, des sumos déjantés et le vilain qui unit Robert et Jude, il y a de quoi faire très mâle.

Critique de Sherlock Holmes de Guy Ritchie

affiche sherlock holmes poster

Sherlock Holmes, un film de Guy Ritchie, le 3 février au cinéma.

Exit Bella et Edward, Jack Sully et Neytiri, le plus beau couple de ces derniers mois au cinéma, c’est Holmes et Watson. Ça tombe bien, puisque qu’entre I love you, man (sorti récemment en dvd) et I love you Philip Morris (bientôt au cinéma), les couples masculins ont la vedette. Un peu plus qu’une bromance, un peu moins qu’un amour fou, le film de Guy Ritchie met tout de même le ton : Watson doit « quitter » Holmes pour se marier avec sa fiancée Mary. Le détective ne l’entend pas de cette oreille et tente par tous les moyens de le retenir auprès de lui, dans leur petite routine au 221b Baker Street. Pour cela, quoi de mieux que de se plonger dans une nouvelle enquête, comme celle de la possible « résurrection » du Lord Blackwood, pourtant officiellement constaté mort par Watson lui-même.

En y regardant bien, tout le rythme du film se crée, non pas autour de l’enquête elle-même, mais autour de la relation fusionnelle qui unie Holmes et Watson. Et ça fonctionne plutôt bien, en tout cas dans la première heure, où l’on s’amuse vraiment de ce drôle de couple, des réparties plutôt cinglantes qu’ils s’envoient constamment, et de leurs regards et gestes qui révèlent une profonde affection/dépendance l’un à l’autre. C’est plutôt touchant et joli à voir, à l’image des deux acteurs, Robert Downey Jr et Jude Law exquis et irrésistibles (et sexy) dans les rôles et qui parviennent à inscrire une sincère complicité à l’écran.

Ce qui pêche finalement, c’est qu’en dehors d’eux, plus rien n’a réellement de relief, mis à part le second rôle de l’Inspecteur Lestrade (joué par l’excellent Eddie Marsan), la musique de Hans Zimmer, parfaite et la mise en scène de Guy Ritchie, efficace, qui dépoussière le mythe tout en préservant son état d’esprit original (et certaines séquences sont de véritables leçons de cinéma, retenez notamment la scène de boxe et celle de l’explosion).

Les personnages féminins (Mary Morstan, interprétée par Kelly Reilly et Irene Adler par Rachel Mc Adams) manquent de contrepoids, et Lord Blackwood (Mark Strong) aurait mérité de bénéficier d’avantage de nuances et ne convient pas tellement comme méchant ici. Il n’est pas à la hauteur de Sherlock, il semble être là uniquement comme un entrainement, en attendant le vrai affrontement avec le professeur Moriarty, futur ennemi juré de Holmes. Et ce qui fait le plus défaut, finalement, c’est l’enquête elle-même, trop classique, un peu vaine, qui n’accroche pas véritablement le spectateur. D’où un sentiment d’ennui qui peut quasiment apparaître dans la deuxième partie du récit, sans parler du climax mal ficelé et décevant, tant les enjeux dramatiques peuvent manquer de ressort. Heureusement que l’annonce d’une suite un peu plus excitante dans les dernières minutes, et le générique, très beau, permettent de sortir du film sur une note malgré tout positive.

Sherlock Holmes par Guy Richie est finalement une bonne mise en place des personnages et des lieux (belle reconstitution du Londres victorien, entre misère et révolution industrielle, apportant une ambiance assez noire à l’ensemble), mais voilà, un peu comme Batman Begins annonçait The Dark Knight, on attend à présent d’entrer dans le vif de l’action, avec un vrai méchant et une enquête à la hauteur des capacités de Holmes.

En attendant, ne vous fiez pas à la bande-annonce, plutôt déstabilisante, qui ne vend pas le film tel qu’il est vraiment : Sherlock Holmes est bel et bien un hommage plutôt fidèle au héro de Conan Doyle (je vais d’ailleurs me replonger dans les nouvelles), un divertissement qui manque parfois de souffle certes, mais avec suffisamment de finesse et d’intelligence pour le placer dans la catégorie supérieure des blockbusters.

Caro

Tuesday’s US box office report S01E02

Le dernier report date d’il y a 3 semaines et, entre temps, Avatar est sorti. Box office mojo vient de valider ses chiffres, il est temps d’en parler, à l’occasion de ce deuxième et dernier Report de la saison 1 !

Dans le top 10 après ce week end de Nöel, un mega blockbuster et 3 entrées qui réussissent à exister: Avatar, Sherlock Holmes et Alvin et les Chipmunks 2.

SamWorthingtonAvatar

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