Affiches d’Oldboy de Spike Lee

Voici ci-dessus la première affiche d’Oldboy de Spike Lee, avec Josh Brolin, Elizabeth Olsen, Sharlto Copley et Samuel L. Jackson, remake de l’excellent film de Park Chan-wook.

Il y avait déjà un teaser poster mais exceptionnellement nous avons aussi avoir pu accès à différents projets d’affiches dans des styles assez variés.
On remarquera que la piste retenues est assez stylisés type photo de mode, qui contraste avec la violence des autres et certainement du film.
Petit détail qui tue : sur l’affiche est indiqué « A Spike Lee Film » au lieu du traditionnel « A Spike Lee Joint ».

Critique du film L’Agence tous risques et résumé de la conférence de presse

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L’histoire : Quatre hommes, hyper qualifiés et autrefois membres respectés d’une unité d’élite de l’armée, sont chargés d’une mission classée top-secret destinée à les piéger, et qui les conduit en prison pour un crime qu’ils n’ont pas commis. Mais la somme de leurs talents leur permet une évasion sans accroc. Devenus des rebelles, ils décident de blanchir leurs noms et de retrouver les vrais coupables.

Alors, oui, j’avoue : je n’avais pas envie de voir L’Agence tous risques. Pourquoi ?

–       Parce que la série était certes amusante et bien foutue, mais bon, y’en a un peu marre de ces adaptations à tout va. Sex and the City 2 faisant encore du carnage en salle.

–       Parce que la bande-annonce ne m’annonçait rien qui vaille, genre film à la sauce blockbuster estival parfum testostérone et vide comme un cornet de glace. Un peu comme GI Joe l’année dernière.

Finalement, Florian m’a convaincue de me bouger à la projection parce qu’elle était suivie d’une conférence de presse avec les acteurs du film. Et que voir Liam Neeson, ça n’arrive pas tous les jours.

En soupirant et en grognant, je me lance donc dans ce plan supposé être « sans accroc ». Et l’aventure commence. Et me coupe le souffle. Waouh, franchement ça décoiffe, et la (longue) séquence d’intro est simplement exceptionnelle de rythme, d’action, de style, d’humour. Le ton est posé, chaque personnage prenant sa place avec succès, et finalement c’est avec plaisir qu’on retrouve toute cette nouvelle A-team.

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Hannibal est joué par un Liam Neeson toujours aussi simple et efficace, le cigare et la teinte poivre et sel lui allant plutôt bien ; Futé, incarné par Bradley Cooper est à la fois charmant (voire carrément sexy, histoire d’attirer le chaland féminin –oups, encore une réflexion hétéro-normée qui m’échappe –  ^^ ) et étonnant de maturité ; Quinton « Rampage » Jackson, malgré sa carrure de free fighter, est moins impressionnant que Mister T en Barracuda, mais il apporte à l’équipe un souffle naïf et une dynamique emplie de tendresse plutôt intéressante ; et… Looping. Ah, Looping. C’est LE personnage culte et Sharlto Copley, héros déjà génial de District 9 l’occupe avec une énergie et une dévotion irrésistible : éclats de rire assurés, on en redemanderait presque.

The A-Team

Et pour les petits nouveaux, comme Jessica Biel ou Patrick Wilson (qu’on avait déjà rencontré pour The Watchmen), ils arrivent à tenir correctement la route, mention spéciale à la « Biel » (hou jeu de mot trop pourri) qui apporte non seulement une touche gracieuse et féminine dans ce monde viril, mais dont le rôle dépasse cette simple figuration : une implication militaire (la Défense américaine s’en prend plein la tête en passant, on sent qu’on a dépassé et enterré l’ère Bushienne) renforçant la trame narrative et une ancienne implication sentimentale avec ce brave Futé, donnant lieu à des réparties verbales réjouissantes.

The A-Team

On rigole donc beaucoup devant ce film, autant pour le bagou dont fait preuve cette équipe, mais aussi pour la totale démesure des situations dans lesquels ils se retrouvent. Frôlant parfois le grotesque, l’atteignant malheureusement lors d’une des séquences finales, L’Agence tous risques alterne avec grosses explosions, fusillades spectaculaires, et courses poursuites, souvent les 3 à la fois, surtout quand ça a lieu dans les airs (comme par exemple cette séquence -déjà culte- du tank qui vole au dessus d’un lac allemand). Finalement on arrive à se demander où les scénaristes vont chercher tout ça ?  La première fois que j’avais ressenti ça, c’était devant 2012, où cette démesure qui s’étalait devant mes yeux me faisait férocement réfléchir au pourquoi de la chose, alors que je me cachais, très mal à l’aise, au fond de mon fauteuil, priant pour que le film se termine au plus vite. Devant L’Agence tous risques, au contraire, de cette avalanche de pixels et de pyrotechnie surgit dès les premières minutes un 2nd degré euphorisant avec une écriture intelligente et une mise en scène soignée dans le cadre d’une production de la sorte. Un peu comme avec McTiernan à la grande époque.

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Le réalisateur a pris soin de parfaire chaque détail de son film, s’autorisant même pour certains plans une stylisation plastique intéressante. La patte et les points de vue artistique de Joe Carnahan (le réalisateur et scénariste) et Brian Bloom (le scénariste qui joue aussi l’un des méchants Pike, l’homme au sourcil fou) se ressentent, autant dans les choix visuels que dans la narration imposante : une construction scénaristique complètement éclatée, des enjeux politiques où se mêlent conflit irakien et haute finance, les ressentiments des 4 de l’Agence quand ils ont été trahis et mis en prison. Le spectateur se doit de suivre et d’analyser les ressorts dramatiques (bon rassurez-vous quand même, y’en a pas des masses non plus) pour comprendre les choix des héros et éventuellement, tenter d’anticiper les actions à venir. Finalement, le spectateur c’est peut-être le 5ème gars de l’équipe, mais avec un pot de pop-corn dans la main. N’empêche qu’on évite pas certains clichés et que la séquence d’action finale en fait beaucoup trop, malheureusement.

Donc, pour résumer, L’Agence tous risques, c’est un film pop-corn potache, où l’on en prend plein les yeux et où on n’est pas prit pour un con (ah tiens, j’ai d’ailleurs oublié de souligner que les frères Scott – non pas ceux du feuilleton – Tony et Ridley, sont ici producteurs). L’esprit « cartoonesque » est fidèle à la série d’origine et les acteurs semblent s’y être amusés autant que nous à les regarder. Pour les fans de la série originale, attendez bien la fin du générique pour une petite surprise bonus !

Ce qui nous emmène à la deuxième partie de cet article : la rencontre avec les acteurs ! Je vous fais un résumé de ce qui a été dit dans la suite 🙂 Continuer la lecture de « Critique du film L’Agence tous risques et résumé de la conférence de presse »

Critique du film District 9

affiche district 9

L’idée Générale :

Il y a vingt-huit ans, des extraterrestres entrèrent en contact avec la Terre…Ces visiteurs d’au-delà des étoiles étaient des réfugiés et furent installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire…Depuis, la gestion de la situation a été transférée au MNU (Multi-National United), une société privée qui n’a pas grand-chose à faire du sort de ces créatures, mais qui fera d’énormes bénéfices si elle arrive à faire fonctionner leur extraordinaire armement. Jusqu’à présent, toutes les tentatives ont échoué : pour que les armes marchent, il faut de l’ADN extraterrestre. La tension entre extraterrestres et humains atteint son maximum lorsque le MNU commence à évacuer les non-humains du District 9 vers un nouveau camp, en envoyant des agents de terrain s’occuper de leur transfert. L’un de ces agents, Wikus van der Merwe, contracte un virus extraterrestre qui se met à modifier son ADN. Wikus est à présent l’homme le plus recherché de la planète, celui qui vaut plus qu’une fortune : il est la clé qui permettra de percer le secret de la technologie alien.Repoussé, isolé, sans aide ni amis, il ne lui reste qu’un seul endroit où se cacher : le District 9…

Le Bon :

Dans le genre film attendu et D9 se pose là et ce pour plusieurs raisons : premier film de Neill Blomkamp prolongement de son court-métrage très remarqué Alive in Joberg, le tout produit par Peter Jackson et poussé par à une campagne marketing exemplaire, distillant petit à petit des élements de l’univers de Neill.

Alors forcèment y avait de quoi être très déçu et autant le dire tout de suite : il n’en est rien, le film est énorme.

On commence l’aventure dans le registre de la comédie façon The Office, avec un film d’entreprise qui introduit son personnage principal interprété par l’excellent Sharlto Copley. Puis on découvre petit à petit le contexte et les problèmatiques liées. On passe alors au style reportage, l’action se muscle, on arrive dans le coeur du sujet : le District 9. Au fur et à mesure le tableau social s’esquisse, par touches d’extraits d’interviews ou d’archives de la télé sud-africaine, la sauce prend, on y croit.

La base est solidement fixée. On peut donc shooter dans le tas et commencer à s’amuser avec la dernière phase, celle de l’action bourrine, plus classique d’accord, mais diablement efficace car amenée de main de maître.

Le Moins Bon :

On peut se plaindre de la métaphore un peu trop appuyée par moment, du design des crevettes, un peu trop proche des humains ou bien du changement de genre radical du dernier tier du film, mais quand on prend le métrage dans sa globalité il y a une cohérence et c’est le principal.
Alors effectivement ce n’est pas une révolution attendue, mais ça n’en fait pas un mauvais film loin de là.

Le Bilan :

Croisement entre Cloverfield et Redacted (pour simplifier), les émotions sont aussi variées que les genres abordés. Blomkamp jongle tour à tour avec la comédie, le film d’action en passant par le reportage de guerre. Il en resulte un film très riche, visuellement impressionnant pendant le lequel on ne s’ennuie pas une seconde jusqu’à sa dernière demi-heure jouissive.

Le film est ambitieux et spéctaculaire sans jamais nous prendre pour des imbéciles même sur la fin qui laisse la porte grande ouverte pour une suite et je suis très curieux de voir ce que Neill va bien pouvoir en faire ! (et je fantasme sur ce qu’il aurait pu faire d’Halo…)