Critique du film Prometheus de Ridley Scott

Prometheus sort en France ce mercredi 30 mai. Annoncé comme l’un des films les plus attendus de l’année, mais entouré d’un épais voile de mystère, ce grand retour de Ridley Scott a la science-fiction tient-il vraiment toutes ses promesses ?

Mais quelles promesses d’ailleurs ? Celles d’être un préquel de la saga Alien ? Une sorte de « Alien : les origines » ? Et bien, certains seront déçus, mais ce n’est pas le cas. L’histoire de Prometheus, bien que s’inscrivant dans la riche mythologie Alien, peut -et même- devrait être compris de manière totalement indépendante aux autres films.

Il y a bien une équipe de scientifiques et de mercenaires perdue (sur une planète abandonnée) dans l’espace, il y a bien un vaisseau, il y a bien des bestioles pas franchement aimables, il y a bien des déambulations labyrinthes en petite culotte mais… justement, il n’y a pas d’Ellen Ripley. Tout est nouveau, donc.

Cette première constatation posée, intéressons nous au film lui même. En étant exigeant, on peut le considérer comme déséquilibré du point de vue de tout ce que soulève sa diégèse.

D’un côté nous avons une réflexion tout à faite captivante qui s’inscrit dès la superbe et intrigante séquence d’ouverture. La narration soulève rapidement un grand nombre de questions : l’origine de l’Homme, l’âme, la foi et la spiritualité, le pouvoir, l’argent, la quête de la vérité par la science, la vie, la mort, l’immortalité… Ou comment des humains ordinaires et un robot extra-ordinaire sont confrontés au suprême, au sublime et à l’horreur et tentent de dépasser, chacun à leurs façons, leurs conditions. Rien de nouveau sous le soleil, on pense au 2001 de Kubrick bien entendu, un peu à Solaris de Tarkovski, au 8ème Passager (tout de même) et au bien trop sous-estimé Sunshine de Danny Boyle. Mais ces questions sont abordées sous un regard nouveau, nourri par des débats éthiques autant ancestraux qu’actuels et par des technologies ultra-modernes.

Et puis d’un autre côté, il y a le film de genre, celui de la science-fiction horrifique, avec les scènes gores « explosives » et un jeu de suspense bien maîtrisé, sans temps mort. Cette approche là du film demeure tout à fait efficace en terme d’action et permet de faire s’accrocher le spectateur au fauteuil avec ce qu’il faut en rebondissements bien foutus. Mais c’est aussi une approche où la matière à penser se réduit vite en peau de chagrin.

Donc, le film propose beaucoup de questions, suggère une philosophie qu’on aurait aimé voir davantage développée pour apporter une profondeur nouvelle à la (déjà riche) mythologie Alien et on ne peut que regretter qu’il n’aille pas au bout de ce qu’il propose, sans réellement donner aux spectateurs les clés pour combler de lui-même ces lacunes.

Espérons alors que ces « lacunes » aient finalement été prévues et réfléchies par les scénaristes afin d’être développées dans un « Prometheus 2« .

Mais il reste considérablement de belles choses, comme une musique, une photographie, des décors et des CGI remarquables et complètement aboutis dans l’univers créé et la narration elle-même. Des séquences sont en tout point exceptionnelles par leur beauté et la tension à l’intérieur même du cadre est toujours à son comble, offrant aux spectateurs de « belles » surprises. Un dernier point sur la 3D-relief qui a été travaillée toute en subtilité, ajoutant de belles sensations au spectacle sans jamais trop en faire, prolongeant les espaces extérieurs hostiles ou renforçant l’exiguïté oppressante des intérieurs, englobant complètement le spectateur dans le récit. A voir en salle donc et si possible en version 3D, pour en apprécier toutes les nuances.

Les acteurs proposent de très bonnes performances dans un environnement rendu donc parfaitement crédible : Noomi Rapace, incarnant la scientifique Elizabeth Shaw, dégage une énergie et un acharnement vraiment convaincants (ce qui fait d’elle une successeure très honorable à Sigourney Weaver)  et Michael Fassbender est… et bien, c’est Michael Fassbender. Parfait donc, surtout en « David », modèle d’androïde a priori sans défaut humain.

Charlize Theron, Guy Pearce et Idris Elba se débrouillent malheureusement comme ils peuvent avec des personnages un peu « en-dessous » des deux premiers cités, et on aurait apprécié que leurs personnalités gagnent davantage de profondeur (ce qui aurait d’ailleurs évité quelques incohérences scénaristiques regrettables et ces « trous » dans la réflexion métaphysique).

Au final, rien ne sert de chercher davantage la petite bête (ou plutôt ici le facehugger) : bien qu’il soit bourré de défauts plus ou moins agaçants, Prometheus vaut très largement son coup d’oeil et même plus, si affinité !

 

Caro.

Critique d’Avatar de James Cameron

affiche avatar

Dans 10h, Caroline et moi-même allons découvrir en projection de presse, le film évènement de l’année : Avatar de James Cameron. Depuis le début de la promo j’ai réussi à soigneusement éviter le moindre des extraits, films-annonces et autres vidéos du film diffusés sur le net ou ailleurs et il faut bien admettre que c’était très dur de resister à l’envie d’en voir plus, d’en savoir plus.

Il y a déjà plusieurs projection cette semaine, mais l’embargo de la Fox s’arrête à l’instant et je rageais de ne pas vous dire comment c’était. Comme vous êtes certainement au moins aussi accro ou impatient que moi, j’ai donc trouvé un moyen de vous faire la primeur d’un premier retour, grâce à un contact privilégié (que je remercie encore) qui a pu voir le film plus tôt cette semaine et qui partage ici ses premières impressions et voici donc notre première critique d’Avatar :

Tout le monde autour de moi ne parle que d’AVATAR, « the film » de cette fin d’année.
N’étant pas fan de science fiction et n’ayant pas du tout accrocher à la bande-annonce je suis allé le voir sans grande conviction, juste parce que j’avais l’opportunité de le voir en avant-première.

Et bien je ne vais pas vous faire languir plus longtemps : c’était grandiose !!! L’image est tout simplement magnifique et ce mélange de personnages réels et de fiction m’a captivé : tout s’entremêle pour ne créer qu’un seul et même univers dans lequel on se laisse emporter au gré d’une merveilleuse musique. Bref, on ne voit absolument pas le temps passé !

On s’attache à la communauté des Na’vi, qui n’est pas sans rappeler le peuple des indiens d’Amérique. Les humains veulent aussi leur prendre leur richesse en essayant de les soudoyer, avant de s’apercevoir qu’ils ne sont pas corruptibles, et de décider d’employer la force pour les déloger.

En sortant de la projection on n’a qu’une seule envie s’endormir comme Jake et rejoindre les Na’vi qui vivent en totale harmonie avec la nature et les animaux : la communion est parfaite. Sur Pandora tout est possible et il n’y a pas d’actes gratuits. Par exemple, si on tue un animal on lui explique pourquoi : la communication est essentielle. Chacun peut faire entendre sa voix dans la communauté ; et le passé, les racines occupent une place importante au quotidien.
Tout ceci peut paraître utopique mais cela fait un bien fou de se dire qu’un tel monde peut exister. Ce film fait aussi écho aux problèmes d’environnement auxquels nous allons être confrontés et ils nous forcent à nous interroger sur notre comportement.

Bref, pour résumer j’ai adoré AVATAR et j’ai hâte d’aller le voir à nouveau !

Voilà, dans 10h nous allons donc découvrir Pandora, en VO et en 3D, et je vous ferai part de nos impressions plus en détails, en attendant, vous pouvez retrouver la retranscription de la conférence de presse du film chez nos amis de Cloneweb/ qui ont fait du bon boulot et qui devrait déjà aussi avoir leur petite opinion sur le film 😉

Top 25 des héroïnes de SF

ripley-sigourney-weaver-alien

Nos confrères de chez Total Sci-Fi ont fait un petit top 25 des héroïnes qui ont marqué la Science-Fiction, on ne parle donc pas d’un classement de la plus sexy mais bien des filles les plus importantes dans l’histoire de la SF.

Comme tous les tops, on n’est rarement 100% d’accord et c’est encore le cas ici car sans parler de l’ordre ou des filles qui ne méritent pas leurs places, j’aurai bien ajouté RIVER TAM, Summer Glau de Firefly/Serenity, TRINITY, Carrie Ann-Moss de la trilogie Matrix, MARIA dans Metropolis, KATE AUSTEN, Evangeline Lilly dans Lost, le major KUSANAGI dans Ghost in The Shell et pour continuer dans le manga : REI et ASUKA d’Evangelion.

Par contre je suis on ne peut plus d’accord avec la première, qui les crame toutes ! 🙂

  • 1) ELLEN RIPLEY (Sigourney Weaver, Alien, Aliens, Alien 3, Alien Resurrection)
  • 2) BUFFY SUMMERS (Sarah Michelle Gellar, Buffy the Vampire Slayer)
  • 3) STARBUCK (Katee Sackhoff, Battlestar Galactica)
  • 4) DANA SCULLY (Gillian Anderson, The X-Files)
  • 5) SARAH CONNOR (Linda Hamilton, Terminator, T2)
  • 6) PRINCESSE LEIA ORGANA (Carrie Fisher, Star Wars)
  • 7) ROSE TYLER (Billie Piper, Doctor Who)
  • 8 ) SAM CARTER (Amanda Tapping, Stargate SG-1)
  • 9) NYOTA UHURA (Nichelle Nichols, Star Trek)
  • 10) LEELOO (Milla Jovovich, Le Cinquième Element)
  • 11) CLAIRE BENNET (Hayden Panettiere, Heroes)
  • 12) TORNADE/STORM (Halle Berry, X-Men 1-2-3)
  • 13) PRIS (Daryl Hannah, Blade Runner)
  • 14) CATWOMAN (Michelle Pfeiffer, Batman Returns)
  • 15) BARBARELLA (Jane Fonda, Barbarella)
  • 16) SARAH-JANE SMITH (Elisabeth Sladen, The Sarah-Jane Adventures / Doctor Who)
  • 17) MIKAELA BANES (Megan Fox, Transformers)
  • 18) SUSAN IVANOVA (Claudia Christian, Babylon 5)
  • 19) NUMERO 6/NUMBER SIX (Tricia Helfer, Battlestar Galactica)
  • 20) KATHRYN JANEWAY (Kate Mulgrew, Star Trek: Voyager)
  • 21) WILLOW ROSENBERG (Alyson Hannigan, Buffy the Vampire Slayer)
  • 22) WONDER WOMAN (Lynda Carter, Wonder Woman)
  • 23) XENA (Lucy Lawless, Xena: Warrior Princess)
  • 24) SYDNEY BRISTOW (Jennifer Garner, Alias)
  • 25) MARINA (Stingray)

Voilà donc une belle brochette de femmes fortes qui ont fait fantasmer plusieurs générations de cinéphiles et de geeks sans avoir à se retrouver nue mais souvent à devoir s’armer jusqu’aux dents !

Et vous qui voyez-vous dans ce top des Sci-Fi girls ?