Ghent Episode V: le pire strikes back (Astroboy)

Ma journée d’hier s’était admirablement terminée avec une projection de My Dearest Enemy, un chouette film sud-coréen goûtu et bien mis en scène. Ce matin, une petite gueule de bois m’empêche d’arriver à l’heure pour  Marching Band de, et en présence de, Claude Miller.
Tant pis, il me reste Astroboy à 11h45.

Astroboy, c’est la version feature film d’Astro le petit Robot qu’une part d’entre-vous a vu étant gamin. A la base, Astroboy est un manga d’Ozamu Tezuka qui date de 1952. La série TV arriva sur les écrans japonais dans les années 60. Après diverses adaptations, Summit Entertainment achète les droits et c’est le studio d’animation Imagi (TMNT Tortues Ninjas) qui développe le film sous la direction de David Bowers. Bowers n’en est pas à son coup d’essai en film d’animation CG puisqu’il a co-dirigé Souris City pour le compte de DreamWorks et Aardaman.

Je ne sais pas si Astroboy est vraiment fidèle au manga, mais apparemment on retrouve les mêmes thèmes.
Le fils du professeur Tenma, Toby, disparaît au cours d’un test qui tourne mal et Tenma décide de créer un humanoïde avec les « souvenirs » de Toby (merci d’ADN) mais tuné avec des fusées, armes etc (sauf les néons sous la caisse). Il est animé par une matière bleue extraterrestre positive. La création de cette matière est contrebalancée par la force rouge, néfaste, que le méchant-militaire-avide-de-pouvoir-veut-piquer. En plus, Toby 2.0 est renié par papa parce qu’il n’est qu’un robot. Astro est dégagé de Metropolis, la cité volante, et tombe sur à la surface (poubelle de Metropolis). Là il va rencontrer des gens nianianiania, considération humaniste, environnementale… Classique.

Bonne adaptation ou pas, Astroboy reste un film à destination exclusive des enfants. Malgré quelques personnages prévisibles mais marrants, le film enfile stéréotypes et situations convenues. Difficile de ne pas bailler durant la dernière demi-heure du film. Après Robots en 2005 et Wall-E en 2008, tous deux jouant dans des registres différents, le challenge était difficile à relever pour les studios impliqués. Le constat d’échec est implacable. Visuellement, le film n’a aucun brio et Robots est toujours plus impressionnant, malgré ses 4 ans d’âge. Ne parlons pas de Wall-E qui frôlait la perfections. Les doubleurs font correctement leur boulot à l’exception de Nicolas Cage qui cabotine plus que de raison.

C’est définitivement l’absence d’émerveillement visuel qui laisse le film de Bowers englué dans son message sans finesse. John Ottoman assure de son côté à la BO sans parvenir à transcender le film. A l’impossible, nul n’est tenu.

Je ne puis donc pas vous conseiller d’aller voir Astroboy, sauf si vos enfants veulent aller le voir, que vous n’avez pas déjà vu Up ou qu’il n’y a rien d’autre sur grand écran. Enfin si vous avez une grosse TV, passez-vous le bluray de Wall-E.

Le wiki d’Astroboy: http://en.wikipedia.org/wiki/Astro_Boy