[Analyse] Licences Américaines Billionnaires.

Salut,

Ca faisait un bail.


Le cinéma, c’est de l’art et du business. Enfin dans l’autre sens. Ou pas.

Pour comprendre le succès d’un film, notamment aux USA, on pense à comparer son budget et ses recettes. Quand on n’est pas dans le biz, c’est difficile d’apprécier ce succès quand on ne connaît pas la somme mise en jeu dans le marketing.
C’est encore plus difficile quand certains comparent un film sortant en 2012 et un film sorti 15 ans avant. Pour vraiment comprendre une carrière de film sur le territoire US, il faut prendre en compte l’inflation. In fine, on se retrouve donc à comparer les choses vraiment comparable, à l’instar des sommes du nombre d’entrées sur le territoire français.

Dans cette « analyse », j’aimerais remettre en perspective les séries ou licences qui ont dépassé le billion (ou milliard) de dollars en recettes cumulées sur le territoire américain. Cela permet de comprendre parfois pourquoi les producteurs s’attachent ou s’acharnent à faire (re-)vivre certaines licences malgré des chiffres à priori décevants pour les derniers opus.

Les chiffres qui suivent sont issus de boxofficemojo (dont la mise à jour est un bonheur pour tout fan de dollars), en regardant les recettes cumulées, le nombre de films de la franchise (sans y ajouter les ressorties).
Ces chiffres sont virtuels, ils reflètent le nombre de places vendues pour chaque film, multiplié par le prix d’une place en 2011. Les sommes engrangées ne sont donc pas réelles mais le ratio budget/recettes est sans doute pertinent. Les plus curieux iront voir sur le site pré-cité; il comporte moultes comparaisons et autres informations budgétaires.
Si l’ensemble paraît évident, il y a tout de même quelques surprises, en tout cas je l’espère.

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Critique du film de Transformers 3 : La Face Cachée de la Lune de Michael Bay

Michael Bay est l’un des réalisateurs qui aura marqué ces 5 dernières années, pas tant par la qualité de ses films mais par l’adaptation au cinéma des Transformers, jouets de la marque Hasbro sortis avec la série animée en 1985. Et également par le combat incessant que se livrent les « pro » Bay et « anti » Bay.

Si la franchise est un succès commercial, la critique quant à elle est plutôt divisée et après un Transformers 2 plus ou moins raté suite à un scénario trop fouillis et les excuses de Michael Bay, ce dernier a décidé d’arrêter un temps avec Transformers et a déclaré lors d’une conférence de presse en 2009 qu’il ne voulait pas que le 3 soit son prochain film. Ce n’était, malheureusement pour lui, pas vraiment l’avis du président de la Paramount qui a alors forcé M. Bay à faire ce 3ème opus et nous voilà en 2011 avec Transformers 3 : La Face Cachée de la Lune.

C’est alors une bien jolie réponse qu’il a fournit à ses détracteurs et au président de la Paramount justement, avec ce film.

Dès les bandes annonces le film annonçait du très lourd niveau action et surtout effets spéciaux et notamment son impressionnant serpent Decepticon détruisant un immense bâtiment de Chicago. Et pour tout vous dire, ce n’est qu’une infime partie du spectaculaire du film puisqu’on a le droit à une heure d’action pure et dure, avec explosions dans tous les sens, affrontements entre Autobots et Decepticons, intervention de l’armée menée par Tyrese Gibson et Josh Duhamel qui sont de retour et bien sûr notre cher Sam Witwicky qui tente pour la 3ème fois de sauver le monde.

Parlons du casting tout d’abord, Megan Fox qui a quitté la franchise, pour les raisons que l’on connaît, a été remplacée par la mannequin anglaise Rosie Huntington-Whiteley qui rempli plus ou moins le même rôle, une Megan Fox 2.0 blonde en gros. Le reste du casting d’origine est présent dans ce troisième volet et si certains s’en sortent convenablement ce n’est pas le cas pour d’autres. D’abord Shia LaBeouf qui, même si plus hystérique encore que les précédents films, est pour ma part bien ancré dans un rôle qui lui va plutôt bien. C’est, par contre, moins bon pour John Turturro et les parents de Sam qui sont tout trois plus insupportables que jamais, le premier se permet même d’entrer dans une auto-parodie assez ridicule.

Les nouveaux venus maintenant, John Malkovich et Ken Jeong apportent la grosse touche comédie du film dans un humour encore plus hystérique (à l’image de Sam) que les précédents films et permettent de passer un bon moment lors de la première partie du film. Après Red je suis définitivement conquis par un Malkovich à l’humour absurde. Même si son rôle est trop lisse et pas assez exploité j’ai apprécié la performance de Patrick Dempsey, je n’attendais rien de lui, c’est une bonne surprise. Autre rôle assez creux, celui de Frances McDormand (Les frères Coen ont fait un lâché d’acteurs !).

Le film compte donc bien 1h finale d’action et d’effets numériques à n’en plus finir mais le début du film n’a pas vraiment à rougir avec une introduction aussi renversante que belle techniquement. Le scénario mélange également habilement l’Histoire avec sa propre histoire.

Les astronautes Neil Armstrong et Buzz Aldrin sont envoyés sur la lune pour une mission bien spéciale dont les américains n’en verront que les premiers pas et la célèbre phrase «C’est un petit pas pour l’homme, mais un bond de géant pour l’humanité ». Va alors commencer une guerre, sur Terre, sans précédent entre les Autobots et les Decepticon qui démolira une bonne partie de Chicago. Les robots sont évidemment les véritables protagonistes du film et nous découvrons celui qui était le mentor d’Optimus Prime, Sentinel Prime. Doublé par Leonard Nimoy c’est un tout vieux robot à la psychologie plutôt travaillée qui en fait un des grands personnages du film (au sens propre comme au figuré ^^), du coté des Decepticons c’est Shockwave qui impressionne par son charisme, là où seul Megatron impressionnait dans les précédents films.

Un petit mot sur la 3D qui – et je ne pensais jamais dire ça – est une réussite. Elle n’assombrit pas l’image, elle permet à Michael Bay d’être moins nerveux dans sa réalisation et permet une meilleure visibilité des affrontements.

Il est évident qu’on ne va voir ce film seulement que par pur divertissement, pour ses scènes d’actions (et parce qu’honnêtement il bombarde) et non pour son scénario ou son histoire. Le film est très loin d’être parfait, à l’image de la saga, mais il redonne un coup de boost après un 2 raté et s’imposera sans problème comme LE blockbuster de l’année.

images Paramount ©

Romain

 

Meilleure scène d’action 2010

Cette année, comme tous les ans d’ailleurs, on a eu un lot de blockbusters et autres films d’action. En bon fan des films des années 85-95, j’aime quand ça pète. Mais pas quand ça pète en full CGI surtout quand c’est mal fait (Star Wars Ep I). Force est de constater qu’on n’a de moins en moins de mécanique et de plus en plus d’effets digitaux dont la qualité moyenne est, justement, moyenne. C’est d’autant plus impardonnable quand le film en lui même a coûté 200 millions de dollars. Mais faire péter des bidons d’essence n’est pas forcément trivial. Une explosion peut être charismatique comme inutile. Un mur de flamme peut être tout autant un élément narratif/comique (Tonerre sous les Tropiques) qu’un moyen stupide de gâcher 5 millions de dollars (ridicule napalm de Terminator 4). Chez Michael Bay, l’explosion est un personnage principal et c’est sans doute chez lui que la combustion se trouve magnifiée. Si l’on oublie un Transformers 2 ridicule, on peut se rappeler avec plaisir un tramway volant dans The Rock, une série de bombardements efficaces dans Pearl Harbor, un rundown destructeur dans Bad Boys 2 (sans doute la seule chose regardable du film d’ailleurs) ou une très chouette poursuite sur autoroute feat. découpage de bus dans Transformers.

2010 a eu son lot de pyrotechnie mais la qualité moyenne du « Boum » fut sommes toutes peu satisfaisante. Heureusement Sly est là pour nous rappeler que de l’action badass, ça existe, et c’est donc The Expendables qui reporte ma médaille d’or de la scène d’action 2010. Peu de concurrents rivalisent, sauf peut-être la scène du dragon de l’Apprenti Sorcier (film horripilant et dispensable).

Expendables, unité spéciale sort en vidéo dans 3 semaines.

Pour le plaisir des yeux:

Allez, en bonus parce que vous êtes cools, un peu de footage de Transformers 3 à Chicago avec quelques scènes bien impressionnantes.

Et vous, c’est quoi vos hobbies ?

Armand

Critique de Tranformers 2 La Revanche

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Cette critique est Spoiler Free.

L’Idée Générale :

Deux ans après les événements qui ont vu la défaite de Megatron, un grand nombre d’Autobots ont répondus à l’appel d’Optimus Prime et se sont réfugiés sur Terre. Ils participent à une force de frappe internationale qui se déplace dans le monde entier pour faire face à d’autres Decepticons, qui ont eux aussi rejoint la Terre.

Le Bon :

Ce qui m’avait plu dans le premier Transformers c’était le coté gros blockbuster decomplexé assumé à fond : un scénario minimaliste, de l’action à gogo et des effets spéciaux hallucinants de réalisme. C’était, depuis 2007, la référence en terme d’action brute.

Transformers 2 La Revanche c’est la même chose, résumé en trois points : Action, Montage et Robots.

  • Action : il serait intéressant d’avoir la proportion des scènes d’actions : 50-70% du film ? Je m’emporte peut-être mais c’est l’ordre de grandeur. Le film d’ailleurs se termine par environ 50 minutes (sur 2h31!) d’actions quasi no- stop. On dépasse clairement le final dantesque qu’on peut attendre de ce genre de film.
  • Montage : Là, Michael Bay a du écouter les critiques qui lui étaient faites depuis bien longtemps. Avec un montage moins chaotique, l’action semble plus fluide et plus simple à suivre : on peut distinguer plus clairement les robots en train de se battre par exemple.
  • Robots : De 14 robots dans le premier film, on passe à 46. Ce “bestiaire” très étoffé ne pourra que ravir les fans originels. Un détail qui a son importance, pour ceux qui auront l’occasion de le voir en IMAX : il y a une scène de combat dans une forêt et vous y verrez alors un Optimus Prime en grandeur nature ;).

Le Moins Bon :

Ce genre de film n’est clairement jamais parfait et chacun y trouvera des points qui les auront dérangés. J’en retiendrais deux.

Premièrement je trouve que la surabondance de robots entraine logiquement qu’un très grand nombre sont très peu exploités. Au final, combien de robots resteront dans les mémoires à la sortie du film ? (Je ne suis pas certains de pouvoir citer plus de 25 robots, alors que ça ne fait que 5 jours que j’ai vu le film). Certes en le revoyant au ciné/DVD/Blu-Ray, cela va changer.

Deuxièmement, il y a un coté humour que je trouve plus présent que dans le premier volet. En soit, ce n’est pas forcément un mal, mais ce qui me dérange est que cet humour est transcrit principalement par deux robots appelé “Les Jumeaux”, qui ont un rôle dans le film on ne peut plus inutile. On dirait que Michael Bay à voulu se la jouer George Lucas dans Le Retour du Jedi avec les Ewoks, ou dans la deuxième trilogie avec Jar Jar Binks.

Le Bilan : Filmgeek Approved !

Personnellement, un chose est simple (et sûre ?) pour moi : si on a aimé le premier opus, on aimera ce nouveau Transformers.

Michael Bay semble avoir fait un film plus abouti, plus mature (cette fois-ci les morts ne sont plus oubliés) qui met encore plus avant l’action pour le plaisir des yeux et des oreilles.

C’est clair, j’y retourne et ça sera en IMAX cette fois-ci!

Mission accomplie.

PS : Retrouvez notre compte-rendu et les photos de la conférence de presse française du film ici-même.

Max

Conférence de presse et photocall de Transformers 2 La Revanche

Conf. Presse Transformers 6

Hier, le 12 juin n’était pas seulement le jour où AC/DC a enflammé le Stade de France. C’était aussi le jour de la conférence de presse de Transformers 2 : La Revanche en présence de Megan Fox et Shia LaBoeuf, précédée du traditionnel photocall de quelques minutes.

Comme vous pouvez le voir sur les photos, Megan Fox est aussi belle en chair et os que dans le film, alors que certains sont sûr qu’elle n’est faite que d’images de synthèses et d’animatronix :).

Conf. Presse Transformers 7

Plus sérieusement, il y a eu des questions intéressantes, d’autre beaucoup moins (comme celle sur l’origine de son nom, qui doit lui être posée trois fois par jour…). Voici donc pour moi les points à retenir :

  • Le fait de tourner le film alors qu’il était blessé à la main était très difficile, mais surtout il est passé à deux doigts d’être aveugle lorsqu’il a reçu un morceau de métal dans l’œil, durant une scène d’action.
  • La scène la plus difficile pour Shia fût la scène où il perd les pédales (dans la classe d’astronomie). Pour Megan, ce fût de tourner une scène (en talons !) avec Ramon Rodriguez où ils devaient courir à un rythme donné entre les bombonnes de gaz qui explosaient.
  • Shia indique que pour certaines scènes, comme celle de l’oscultation avec le docteur Decepticon, il devait apprendre par cœur la chorégraphie mise en place par les gens des effets spéciaux, pour pouvoir faire les mouvements au bon moment.
  • Concernant Y The Last Man, Shia confirme bien qu’il ne compte pas jouer le personnage pour le moment, mais pourquoi pas dans le futur.
  • Et pour finir, la question qui tue…”Y a t–il un rapport politique avec le fait que l’action du film se passe une partie en Egypte, et la visite d’Obama  en Egypte dernièrement”. Et Shia qui répond parfaitement : « Ce n’est pas un film sur la politique, c’est Tranformers, un film sur des jouets ! » Nuff said…

Voilà donc un conférence assez classique je pense, mais en tant que fan de Transformers, je suis ressorti de l’hôtel George V après avoir passé un très bon moment :).

Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’interview en vidéo ou en audio chez nos potes de CloneWeb.

Dans la suite, d’autres photos du photocall :

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Trailer #3 G.I. Joe

L’un des derniers blockbusters de la saison sera sans nul doute G.I Joe. Après le succès de Transformers, Paramount tente le doublé en s’attaquant aux jouets Hasbro. On en a déjà parlé ici, mais on remet une couche : c’est Stephen Sommers qui s’y colle. Après s’être occupé de la résurrection du bestiaire d’Universal (La Momie 1&2, Van Helsing), le sieur Sommers se « Michael Bayise » (difficile de ne pas penser à Transformers pour certaines scènes) dans le visuel. Son film semble cependant avoir une couleur bien particulière. Ca m’a fait penser aux films d’aventures des années 80, pas trop sombres, les images font rêver si les CGI sont finalisés proprement (e.g.la ville sous-marine) et un petit goût de James-Bondisme pré-Craig se distille avec moults gadgets.

G.I Joe arrive en Août, en fin de saison des blockbusters et pourrait tirer son épingle du jeu en sortant un mois après Harry Potter et 2 mois après Transformers 2. Peut-être un coup gagnant pour Spyglass et Paramount qui ont déjà remporté une victoire avec le succès de Star Trek dans les salles américaines.

Si les affiches de films étaient honnêtes

indyjonesfinal

Après L’étrange histoire de Forrest Gump, je continue mon odyssée des trucs à la con avec cette fois-ci une compilation d’affiches intitulée : « If Movie Posters Were Honest« .

Le principe est simple et ravageur : photoshoper les affiches de films afin de les rendre plus proche de la réalité.

La suite chez Holy Taco.

Photos du casting du film G.I. Joe

Voici les photos des principaux personnages du film G.I. Joe réalisé par Stephen Sommers et qui s’annonce très noir et très moulant :

General Hawk
Dennis Quaid – Général Hawk

Duke
Channing Tatum – Duke

Scarlett
Rachel Nichols – Scarlett

Snake Eyes
Ray Park – Snake Eyes

Storm Shadow - Baroness
Byung-hun Lee – Storm Shadow et Sienna Miller – The Baroness

cover girl

ripcord

Karolina Korkova dans le rôle de Cover Girl et Marlon Wayans dans celui de Ripcord complètent le casting de GI Joe.

Alors pour ceux qui se demandent pourquoi je m’intéresse tant à ce film alors que cela sent plutôt très mauvais, surtout à cause du réalisateur ?
Mais c’est plus fort que moi, je suis nostalgique, après Transformers, j’ai hâte de voir les GI Joe envahirent les écrans et les rayons jouets des magasins pour pouvoir refaire des batailles sur la moquette à coup de missiles en plastique sur des bases géantes.

Alors voir tout ça sur grand écran, même si c’est navrant, ça relève du trip de gamin et j’espère qu’ils se lâcheront en allant au bout du délire.

Mmmmh… plaisir coupable…

Que celui qui n’a jamais eu de GI Joe me lance le premier missile !

Via