Gamer et Daybreaker

On avait déjà parlé de Gamer, le nouveau film de Brian Taylor et Mark Neveldine, à qui l’on doit Hyper Tension (2006) et sa suite sortie plus tôt dans l’année (et passée inaperçue). Gamer et porté par Gerard Butler (300) et s’insipire à la fois de Death Race et Avalon. 

De qui avoir un bon flux d’adrénaline, qui fait cruellement défaut à Transformers 2 (non j’ai pas trop aimé, contrairement à Flo ;))

La deuxième vidéo concerne Daybreakers. On n’en avais pas vraiment parlé jusque ici et pourtant le trailer devrait faire pétiller vos yeux ébahis.

Tout comme Gamer, il s’agit d’un film LionsGate. Dans Daybreakers, une bonne partie de l’humanité a été transformée en vampire. Le problème, c’est qu’un vampire ça boit du sang. Du coup, les vampires chassent les humains sains pour les élever et les « traire ». Bien sûr, une saloperie s’incruste et la source de sang pourrait se tarir. Afin de contrecarrer cette maladie et en même temps sauver l’espèce humaine d’extinction, les héros vont se battre blablabla…, on rentre à nouveau dans le classique. Le casting est particulièrement intéressant avec le trop rare Ethan Hawke, Willem Dafoe ou encore Sam Neill. Les frères Spierig, à qui l’on doit le fauché mais jouissif Undead, suivent une logique de film de zombie : les vampires ont « gagné » la partie. Le film fleure bon Blade et le pitch a un certain potentiel. Les vampires qui sauvent l’humanité c’est cool.

Critique du film Dead Snow

Comme la scène hispanique depuis dix ans, la scène scandinave du film fantastique commence à s’agiter et fait parler d’elle. Si l’on pense d’abord à la Suède avec l’excellent Morse qui a cartonné au dernier Fantastic’Arts de Gerardmer, il ne faut pas oublier la Norvège qui provoque quelques remous avec Dead Snow de Tommy Wirkola. Wirkola est un trublion dans le paysage norvégien : en 2007 il s’éclate avec des potes à réaliser une parodie de Kill Bill, version norvégienne du Nord. Le film, qui avait coûté que dalle remporte un succès suffisant pour que l’édition DVD inclue des sous-titres en Anglais. Avec cette réussite, Wirkola dispose de plus de moyens pour réaliser le premier film d’horreur/gore de Norvège avec Dead Snow. Le garçon est gavé de références du genre notamment des vieux films de Peter Jackson (Bad Taste et Braindead) et Sam Raimi (Evil Dead). Le film est sorti en début d’année au pays des Vikings et son nombre d’entrée est comparable à un score supérieur 1 millions d’entrées en France. Depuis, Dead Snow tourne en festivals et devrait faire parler de lui pour la prochaine édition de Gerardmer.

Comme dans tous les bons films de ce genre, la cible des méchantes bêtes est un groupe de jeunes hédonistes et stupides. Leurs attaquants sont des Nazis zombies, à la recherche d’un trésor de guerre.

Sans plus attendre, la Bande Annonce en Norvégien, pour se mettre dans l’ambiance :

Le film est sorti en DVD il y a quelques semaines en Norvège.

Sans se livrer à une critique approfondie, on peut citer les points positifs et négatifs du film de Tommy Wirkola (vu en norvégien du finnmark, sous-titré norvégien dans une salle norvégienne) :

+ des références assumées et détournées : le film ne se prend pas au sérieux
+ un thème un poil plus original que d’habitude avec des nazis zombifiés bien bad-ass
+ du gore original et sans complexes
+ des acteurs assez convaincants : Dead Snow est norvégien et la situation (pré-zombies) est vraiment typique de sports « d’hiver »
+ du bon humour bien gras digne de ses pairs

– un peu de mal à se lancer
– son originalité n’empêche pas un certain sentiment de déjà vu.

Qu’on ne se leurre pas, Dead Snow est à mettre dans la partie haute des comédies gores de ces dernières années, notamment grâce à une image très belle et des paysages nord-scandinaves de toute beauté. Avec une réelle ambition visuelle, Wirkola livre une pelloche nettement moins amateur que les productions océaniennes qui arrivent chez nous (Black Sheep ou undead).

Dead Snow (dont la date de sortie en France ne semble pas encore annoncée) est donc une bonne comédie gore à ne pas rater pour qui aime voir des jeunes cons se faire charcuter la tronche, avec moultes références que les plus cinéphiles s’amuseront à détecter.

Ach !