Spring Breakers Alternative Posters

A l’occasion de la sortie de Spring Breakers, Mars a demandé à des créas de s’inspirer du film pour réaliser des visuels « fan-arts » qui constituent autant d’affiches alternatives dans l’esprit du trip visuel d’Harmony Korine et de ses filles. Le résultat est à l’image du film : fluo, flashy, psyché, violent et sexy. Vanessa Hudgens, Selena Gomez, Ashley Benson, Rachel Korine et James Franco seront au ciné le 6 mars.

Critique du film Sucker Punch de Zack Snyder


Intro : Bienvenue à Romain, nouveau rédacteur chez FG qui devrait revenir régulièrement nous donner des nouvelles ! 😉 Flo

Synopsis : Fermez les yeux. Libérez-vous l’esprit. Rien ne vous prépare à ce qui va suivre. Bienvenue dans l’imaginaire débordant d’une jeune fille dont les rêves sont la seule échappatoire à sa vie cauchemardesque… S’affranchissant des contraintes de temps et d’espace, elle est libre d’aller là où l’entraîne son imagination, jusqu’à brouiller la frontière entre réalité et fantasme…

Enfermée contre son gré, Babydoll a toujours envie de se battre pour reconquérir sa liberté. Combative, elle pousse quatre autres jeunes filles – la timorée Sweet Pea, Rocket la grande gueule, Blondie la futée, et la loyale Amber – à s’unir pour échapper à leurs redoutables ravisseurs, Blue et Madame Gorski – avant que le mystérieux High Roller ne vienne s’emparer de Babydoll.

Avec Babydoll à leur tête, les filles partent en guerre contre des créatures fantastiques, des samouraïs et des serpents, grâce à un arsenal virtuel et à l’aide d’un Sage. Mais ce n’est qu’à ce prix qu’elles pourront – peut-être – recouvrer la liberté…



Avec une bande annonce qui envoyait du bois on savait que le nouveau film de Zack Snyder, Sucker Punch, n’allait pas faire dans la dentelle et effectivement ce ne fut pas le cas.
Cette fois Snyder nous pond un film quasi d’auteur puisque il co-signe lui même le scénario de ce film. On suit alors ce tout nouvel univers créé de toute pièce où le réalisateur semble s’en donner à coeur joie en nous offrant un visuel toujours aussi éclatant pendant 1h50.
Pas le temps de parler à son voisin, ni de choisir entre des pop-corns et une barre chocolatée, le début du film entre directement dans le vif du sujet avec une sublime scène muette rythmée au son d’un remix de Sweet Dreams.

Le passage entre les 3 réalités du film est bien fichu, passant de l’asile dans lequel les héroïnes sont enfermées à une version plus édulcorée montrant un cabaret/maison de prostitution à des mondes fantasmés arrivant suite aux danses hypnotique de la belle Babydoll (Emily Browling). Danses dont on ne verra que les premiers mouvements.
Ces mondes qu’elle se crée sont évidemment un moyen de s’échapper de toute réalité qui l’entoure, un moyen de s’exprimer pleinement. Du coup on a une certaine opposition entre la fragilité du personnage campé par Emily Browling dans la première réalité et la force de la nature qu’elle devient dans ses univers imaginaires.

Zack Snyder magnifie, comme à son habitude, les scènes de combat avec sa réalisation parfaitement maîtrisée. Même s’il abuse un peu trop des ralentis/accélérés Snyder nous offre, avec une B.O bien choisie qui s’intègre parfaitement aux scènes de combat, des moments assez jouissifs (et pas seulement parce que les héroïnes sont habillées légèrement).
Honnêtement voir des filles habillées comme elle le sont buter des nazis zombie, des robots ou encore des orcs type Seigneur des anneaux sous fond de paysage cataclysmique ça a plutôt de la gueule et on en redemande.

Le casting féminin est plutôt bien choisi et dans l’air du temps (même si Vanessa Hudgens et Jamie Chung sont moins présentes à l’écran). De même pour le casting masculin avec Oscar Isaac crédible en grand méchant du film. Une chose que je déplore c’est la présence très minime de l’excellent Jon Hamm ainsi que l’horrible accent russe de Carla Gugino.

Si le scénario lorgne du coté de Inception ou Matrix pour ses différentes réalités il semble bien plus creux que ces derniers. L’histoire est honnête mais peut être pas assez poussée pour ressentir une quelconque empathie pour les héroïnes, c’est simple on ne connaît rien d’elles et mis à part Babydoll on ne sait pas pourquoi elles se trouvent dans cet asile.

Au final Zack Snyder nous propose une oeuvre personnelle où il s’est amusé à mettre tout ce qu’il aime comme un enfant découvrant son premier jouet à lui. Avec ses multiples références aux jeux vidéo et à la culture Japonaise, il empile les mondes comme des niveaux d’un jeu dans des scènes ultra stylisées. Tout n’est évidemment pas parfait dans le film et si on peut être dubitatif quant au manque de profondeur dans l’histoire on reste tout de même fasciné par la maîtrise technique et des combats esthétiquement séduisants.