5 bonnes raisons d’attendre Source Code

La bande-annonce du film Source Code vient de sortir. Cela fait plusieurs mois que l’on surveille ce film et voici 5 raisons pour lesquelles nous en attendons beaucoup :

  1. Le scénario de Ben Ripley qui circule sur le net depuis deux ans et qui traîne avec lui une très très bonne réputation ! Vous pouvez le lire ici pour les plus curieux d’entre-vous, c’est assez impressionnant dans le genre et le mélange de genre SF/Action/Thriller.
  2. Le réalisateur : Duncan Jones, qui n’est pas seulement le fils à son papa Bowie mais aussi l’auteur de Moon, le film de SF qui a fait le tour des festivals et scotché les amateurs l’année dernière.
  3. Le casting : Jake Gyllenhaal, Michelle Monaghan, Vera Farmiga et Jeffrey Wright. Mention spéciale pour le dernier que l’on ne voit pas assez souvent malgré son talent. Jake a prouvé qu’il pouvait être un action star convaincant dans Prince of Persia, ça devrait donc bien le faire avec un (bon) scénario.
  4. La bande-annonce qui en révèle beaucoup mais qui reste très intrigante : on ne sait pas où ça va aller, mais ça va aller très vite et très fort !
  5. Alors bien-sûr, y a un air de déjà-vu avec Déjà-vu mélé à Groundhog Day. Y aussi une pointe de séries comme Code Quantum et Seven Days. Avec 1 bonne référénce sur 2, le film penchera sans doute du bon côté ! Le pitch :
    Un soldat fait un voyage dans le temps hors du commun. Il se retrouve passager d’un train inconnu à devoir revivre sans cesse, comme une journée sans fin, un attentat visant ce convoi. Il décide de mener l’enquête pour découvrir le ou les responsables. Cela lui permettra-t-il de s’échapper de ce cercle vicieux dans le temps ?

Critique du film Esther

Une projection privée organisée par la Warner, qui plus est pour voir le prochain film d’horreur de Jaume Collet-Serra (La Maison de Cire), Esther (sortie le 30 décembre 2009), ça ne se refuse pas.
Et lorsqu’on apprend qu’on aura face à nous Peter Sarsgaard (Garden State, Jarhead, Dans la brume électrique), Vera Farmiga (Un Automne à New York, Les Infiltrés) et CCH Pounder (The Shield, NY Unité Spéciale, le prochain James Cameron Avatar), on en devient forcément plutôt impatient.

L’idée générale :
Après la perte du troisième enfant qu’elle attendait, et pour conjurer les cauchemars qui s’en sont suivis, Kate (Vera Farmiga) et son mari John (Peter Sarsgaards) décident d’adopter une jeune fille de 9 ans vivant dans un orphelinat et qui les attire étrangement: Esther (Isabelle Fuhrman, dans son premier rôle). Très élégante et bien éduquée, cette fillette prend alors tout son temps pour dévoiler à sa nouvelle famille sa côté pas si doux que ça.

"Tune vas pas me dénoncer, hein ?"
"Tu ne vas pas me dénoncer, hein ?"

Le bon

Ce que je retiens avant tout, c’est l’absence de fantastique. Jaume Collet Serra réalise ici une histoire certes à base d’hémoglobine et de chat noir qui fait sursauter, mais pas que ça, loin de là. Ici, donc, pas de bébête monstrueuse ou de présence de démons. Les secrets de chacun sont bien ancrés dans le réel (même si un peu tirés par les cheveux). L’intérêt d’un film d’horreur restant aussi « crédible » (d’ailleurs j’ai beau en chercher d’autres, je n’en vois pas vraiment), c’est d’insinuer une peur plus profonde, plus proche des angoisses concrètes que de peur primales, c’est de se dire en sortant « Dieu merci, ce n’est pas à moi que cela arrive! » (Vera Farmiga). Et dans ce sens, Esther se débrouille plutôt pas mal. La pression, pas tant visuelle que mentale, grimpe tout au long du scénario, tout doucement, jusqu’au final, méritant bien les applaudissement d’une salle sous haute tension qui ne souhaitait que la relâche finale.

Une des autres choses qui m’a frappé, dans la réalisation et la mise en scène, ce sont les association entre les angles et les zones lumineuses, en particulier en intérieur: on ne sait jamais trop si la gamine se planque dans le coin ou pas, à espionner la famille. On se sent à l’étroit dans cette grande maison, coincé aux côté d’Esther…

Enfin, la performance de la fillette (Isabelle Fuhrman) est excellente et de très bon augure, on la suivra avec plaisir dans ses prochains pas !

Le moins bon

Fan du genre, j’ai tendance à ne pas vraiment voir les défauts. S’il faut cependant en citer un, ce serait une certaine lenteur générale: on a plus que largement le temps de rentrer dansm’histoire, au point de parfois s’y ennuyer un peu. Cela ne gâche cependant pas l’ambiance générale, heureusement.

Le bilan

Esther est avant tout un film d’atmosphère, qui joue sur des codes simples mais efficaces: une bonne mise en scène, des pics de tension bien placés, une ambiance sonore comme il faut. Un bon film de genre, ne tombant pas dans la relative facilité du fantastique, comme j’aimerais en voir plus souvent.